juil 24

La tribu Lire en short

murailIls étaient là tous les trois pour nous parler de leur rapport à l’écriture entre liberté et contraintes. Lorris Murail, Natalie Zimmermann et leur fille Naïma se sont prêtés au jeu de l’interview dans la bonne humeur !
Si vous voulez vivre un nouvel événement « Lire en short » spécial ados, rendez-vous le 29 juillet pour une rencontre avec Gilles Abier. Même heure, même endroit, on vous attend !

 

juil 20

Lire en short

11755693_10153338234936131_6111232210145558077_nPour tous ceux qui étaient à la plage, en terrasse, ou en train de choisir leurs livres de vacances, pour tous ceux qui distraits, ce sont trompés de jour ou d’heure, Lire en short c’est aussi en podcast !

Retrouvez ici l’enregistrement de la très belle rencontre avec Philippe Arnaud du vendredi 17 juillet.

Vendredi 24 juillet à 15 h, c’est avec une brochette d’écrivains que nous avons rendez-vous. Dans la famille Murail je demande le père (Lorris), la mère (Natalie Zimmermann, auteure et traductrice) et leur fille (Naïma Zimmermann, romancière).

Ils viendront tous les trois à la rencontre leurs lecteurs pour parler de leurs romans et de leur rapport à l’écriture. Le goût de l’écriture est-il héréditaire ? Venez leur poser la question (et bien d’autres !) au 91, rue Porte-Dijeaux. Des surprises vous y attendent   !

juil 15

Un seul mot d’ordre : Lire en short !

couv-indomptablesPeau-dun-autre

Cet été, on lit en short ! Bien sûr la chaleur s’y prête mais c’est surtout le nom choisi pour désigner la première Grande fête de la littérature jeunesse qui va se dérouler du 17 au 29 juillet sur tout le territoire français. Lire en short, c’est partout donc, et bien sûr chez Mollat !

Philippe Arnaud ouvre le bal le 17 juillet à 15h ! Nul ne sait s’il viendra en short (et rien ne l’y oblige) ! La rencontre sera placée sous le signe de l’Afrique et de la musique (le rock et le swing inimitable d’Al Jarreau), deux thèmes récurrents dans les deux romans déjà parus. La peau d’un autre et Indomptables ont aussi pour point commun de nous parler du monde d’aujourd’hui, de violence et de fanatisme, mais aussi d’amour et d’amitié, de comment les mots peuvent sauver, aider à dire sa colère et aider à vivre avec elle…

Que vous soyez adolescent ou adulte cette rencontre est pour vous ! Venez une heure à l’ombre des pages des romans de Philippe Arnaud. Frissons garantis, ceux que créent les émotions et la découverte de destins singuliers, mis en lumière par la grâce de la littérature…

 

juin 30

Mécanique secrète

9782747039369_1_75Angleterre, 1852. Katharine vit sous la tutelle de sa tante qui la considère comme sa domestique. Quel avenir pour une jeune fille orpheline, sans fortune, tributaires des sautes d’humeurs et des exigences d’une vieille tante acariâtre et pingre ? Rien de bien brillant ne devrait se profiler à moins bien sûr d’être une héroïne de roman !

L’occasion de sortir de son quotidien va être offerte à la jeune fille qui se voit confier une mission aussi singulière que déplaisante : se rendre au manoir de Darkwind où vit son oncle paternel afin d’y trouver la preuve qui permettra de faire interner le pauvre homme pour démence. Celui-ci en effet, aux dires de la tante de Katharine, dilapiderait la fortune familiale au delà de toute raison, faisant craindre qu’à sa mort, le cousin de la jeune fille, héritier direct, se retrouve sans le sou.

Subjuguée par la magnificence du manoir qu’elle découvre, aussi gigantesque qu’effrayant avec son nombre incalculable de pièces, couloirs et portes (dérobées ou non), la jeune fille découvre surtout en la personne de l’ oncle Tulman un excentrique doublé d’un fabuleux inventeur, créateur d’automates aux mécaniques complexes et subtiles. Tout aussi surprenant, cet homme (dont la vie est par ailleurs rythmée de rituels peu banals auxquels il soumet tout son entourage comme le ferait un enfant tyrannique) fait travailler sur sa propriété plusieurs centaines de personnes, toutes arrachées aux tristement célèbres workhouses où végètent les indigents.

Intriguée, fascinée, la jeune Katharine décide alors de se donner trente jours de réflexion avant de décider de remplir sa mission selon les vœux de sa tante ou de  s’y opposer, quoique cela puisse lui coûter…

Librement inspiré de la vie du cinquième duc de Portland qui au XIXème siècle se retira dans sa propriété de Welbeck Abbey transformée en camp retranché par la création d’un tunnel qui en contrôlait l’accès, Darkwind reprend quelques unes des fantasques mais véritables créations du duc que la postérité décrit tantôt comme un mégalomane farfelu, tantôt comme un bienfaiteur avisé. Dans ce tome 1, tous les éléments d’un fabuleux roman « à l’anglaise » sont réunis : le décor, l’époque, l’héroïne désargentée mais valeureuse, le mystère, les secrets et…le troublant et ténébreux jeune homme d’origine française (ce qui aura son importance, ô combien, dans l’histoire).

Si l’aventure est au cœur de Darkwind, le roman de Sharon Cameron fait aussi la part belle à toute une galerie de personnages que l’histoire va faire évoluer ou modeler différemment au fur et à mesure qu’ils se fréquentent les uns les autres et abandonnent de leurs préjugés. Regard sur la société victorienne original, ce premier tome donne envie de lire la suite des aventures de Katharine qui ne pourront que rebondir au regard de la chute du tome 1. Mais chut, ceci est une autre histoire…

NB : à lire pour les plus grands et les adultes, un fabuleux roman inspiré lui aussi de la vie de cet excentrique anglais à l’existence pour le moins romanesque : L’homme souterrain de Jackson Mick

juin 22

Back home ?

9782221145098,0-2579801Dans le jardin d’une jolie maison cossue, Laurel, 6 ans est enlevée sous les yeux de sa petite soeur, Faith, alors âgée de 4 ans. Treize ans plus tard, la famille de Laurel, déchirée, tente tant bien que mal de continuer à survivre. Les parents ont fini par divorcer, le père se mettant en ménage avec un homme français, la mère ne devenant que le pâle reflet d’elle-même. Faith a vécu dans l’ombre de cette grande soeur disparue, subissant l’immense douleur de ses parents et affrontant les hordes de journalistes et curieux malsains.

Alors que Faith et sa mère ont déménagé et vivent seules dorénavant, le téléphone sonne annonçant la réapparition de Laurel… Sous le choc, la famille se demande si c’est un nouveau coup du sort ou bien un miracle. La père et la mère sont les premiers à aller identifier la jeune fille au commissariat. Puis finalement, Faith « rencontre » sa soeur après treize ans de séparation. Une semaine après sa libération Laurel réintègre le foyer familial.

Traité du point de vue de Faith, Perdue et retrouvée trace le quotidien d’une famille post fait divers. Que se passe t’il lorsque qu’une jeune fille kidnappée, avec tous les sévices et toute l’horreur que cela suggère, revient parmi les siens? Quelle réinsertion dans la vie normale est possible pour elle? Et surtout, comment le vivent les personnes dans l’ombre de ce « miracle » ? Car Faith est indéniablement un personnage de l’ombre, quasiment un personnage secondaire dans l’histoire de sa propre vie. Vie uniquement définie par la disparition de sa soeur. Toute l’intelligence du roman de Cat Clarke est d’avoir donné corps à un personnage aussi intéressant que Faith, à la fois par la position qu’elle occupe dans le récit ainsi que par la façon dont elle est traitée par l’auteur. Cat Clarke en a, malgré tout, fait une adolescente normale. Le personnage gagne en consistance alors qu’on est témoin de ce qu’elle vit en tant que soeur de Laurel, la miraculée, et de ce qu’elle traverse de façon plus banale dans son existence adolescente quotidienne. Perdue et retrouvée est un bon thriller psychologique avec une mention toute particulière pour un excellent personnage principal. Encore un succès pour Cat Clarke après Revanche, A kiss in the dark

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