août 29

Un enfer en famille

Un hiver en enferQui n’a pas constaté un jour que vivre en famille avec un ou plusieurs ados pouvait ressembler (parfois) au parcours du combattant ? Quel ado n’a pas douté de l’amour qu’on lui portait (ne serait-ce qu’une minute !) et quel parent ne s’est pas trouvé démuni voire habité par la fugace idée qu’il vivait …l’enfer ? Un hiver en enfer est sans doute le roman le plus anxiogène de Jo Witek, un roman construit comme une partie de bras de fer entre une mère et son fils. Un face à face fascinant, terrible, acharné. Un grand combat pour la vérité…

Edward est un adolescent plutôt réservé et secret, de ceux que l’on utilise comme souffre-douleur dans les établissements scolaires. Il trouve son épanouissement dans sa passion pour les jeux vidéos en réseau où son avatar rivalise d’adresse et d’audace avec les meilleurs. Dans la réalité, le tableau est moins brillant : s’il est très attaché à son père, architecte de renom, le jeune homme n’a guère connu l’affection maternelle, passant de nourrice en nourrice toute son enfance tandis que sa mère, de santé fragile, enchaîne les séjours en hôpital psychiatrique. Quand Rose revient au domicile familial soi disant guérie et désireuse de donner des signes de tendresse à son fils, Edward se replie sur lui même. Pas question d’ouvrir son cœur à cette femme qui s’est donné si peu de mal pour lui et dont la main sur son front lorsqu’il était malade lui a tant manqué ! Ce serait trop facile… Le destin va pourtant les rapprocher plus vite qu’ils ne l’auraient voulu : dans la nuit suivant le retour de Rose, le couple se rend en voiture chez une amie pour dîner. Quand la police téléphone en pleine nuit, c’est pour annoncer à Edward que son père est mort dans un accident de la route et que sa mère est gravement blessée…

Tout est en place pour que le bras de fer commence. Sortie de l’hôpital, Rose emmène son fils à la montagne dans leur résidence secondaire, se montre prévenante comme jamais, tendre et attentive. Mais la parenthèse enchantée devient troublante puis inquiétante quand Edward se met à suspecter sa mère de vouloir l’isoler. Et si Rose n’était pas guérie et fomentait dans son esprit malade un plan pour éliminer son fils sans que personne ne s’en doute ? Dans cette histoire, l’un dit blanc, l’autre noir. L’un dit vrai, l’autre ment. Mais pourquoi ?

Après Peur Express et Rêves en noir, Jo Witek revient nous mettre les nerfs à vifs avec un roman parfaitement construit, oppressant à souhait et ose au passage bousculer quelques idées reçues sur l’amour maternel et la relation parents-enfants. On ne vous fera pas l’affront d’enchaîner les poncifs (« un livre qu’on ne peut pas lâcher » etc etc) mais croyez nous sur parole, cette atmosphère délétère va emmener les personnages à affronter leurs pires démons et le lecteur ne sera guère épargné par un épilogue d’une tension insoutenable…

août 16

Alerte aux macchabs !

eveil_macchabs_drago_bayard_1Regardez autour de vous. Tout vous semble normal ? C’est donc que vous n’êtes pas un Clairvoyant, sinon, comme William Ritter, le héros (malgré lui) de L’éveil des macchabs, vous les verriez…

C’était pourtant une matinée comme les autres : Will se préparait pour le collège, essayant en vain de domestiquer sa tignasse rousse tandis que sa mère s’agitait pour qu’il prenne au moins une tartine et que sa petite sœur s’extasiait devant Dora l’exploratrice. Sous le doux soleil d’octobre, la vie de Will ressembla soudain à un cauchemar quand il le vit, juste à côté de chez lui : un macchab (ou si vous préférez un mort vivant, un zombie, un être humain en cours de putréfaction…). En vérité, pas question de prendre le temps de mettre un mot sur « la chose » la priorité étant de prendre ses jambes à son cou vers le collège, histoire de trouver un refuge sauf que…stupeur, ses professeurs semblaient tout droit sortis d’un film d’épouvante !

Sauvé des zombies par Helen, une camarade de classe, Will va découvrir qu’il fait partie des Clairvoyants, seuls habilités à voir quels êtres se cachent sous les apparences les plus ordinaires. Qui sont ces créatures, d’où viennent-elles, quels sont leurs buts ? Autant de questions qui vont trouver réponse au fil du roman et s’ajouter à une question essentielle : comment faire face ?

Bourré d’humour et de rebondissements, L’éveil des macchabs est le roman qui va ravir les amateurs de sensations fortes ! L’intrigue est rondement menée, toujours crédible grâce d’une part à la construction du roman qui dévoile habilement les faits à connaître et d’autre part à l’attention portée à la psychologie des personnages. On a le sentiment que Ty Drago nous réserve encore pas mal de rebondissements pour le tome à venir et on s’en réjouit d’avance ! A suivre …

août 09

Hester Day

9782843377204,0-2078640Ras le bol des adolescents lambda ? Ceux qui se préoccupent un peu trop de leur image ou ceux qui ne sont que révolte conventionnelle. Parfait, très bien. Voici Hester Louise Day. Hester ne ressemble à aucun autre adolescent et ça c’est bien.

Hester a 17 ans, bientôt 18 et elle s’ennuie. Le lycée l’ennuie et, plus encore, les festivités traditionnelles de la fin du lycée (bal de promo et remise des diplômes) la plongent dans une profonde léthargie. Sans opposer de résistance particulière à des parents pourtant bourrés de clichés américains, le moins qu’on puisse dire c’est qu’ Hester sort des sentiers battus. La seule chose dont elle soit certaine, c’est qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut. Enfin pas tout à fait… Depuis qu’elle a vu un panneau publicitaire sur le sujet, Hester rêve d’adopter un enfant. Mais un obstacle se dresse sur son chemin : elle n’est ni majeure ni mariée. Qu’à cela ne tienne, dans quelques mois c’est son anniversaire et un mari elle s’en dégottera un en la personne de Philosophie-Man, un ado asocial qui passe son temps à la bibliothèque et qui est déjà exaspéré par l’exubérance irrationnelle d’Hester. Malgré tout, la réalité sociale s’interpose momentanément entre la jeune fille et son projet ; jusqu’au jour où elle rencontre un vague petit cousin obèse de dix ans…

Hester, j’aurais adoré la rencontrer pendant mon adolescence, car elle peut devenir la meilleure amie de toutes celles et ceux qui ne cherchent ni l’originalité ni la conformité mais dont la marginalité est sans équivoque et sans retour possible à la raison. Un livre savoureux grâce à la voix d’une héroïne qui pourrait être la digne héritière d’ Enid, le personnage mythique du génial Ghost World, BD de Daniel Clowes.

La ballade d’Hester Day, de Mercedes Helnwein.

août 02

No stress

9782012042308,0-2026857Dans la petite ville de Carp, au fin fond de L’Amérique, la jeunesse locale s’ennuie à mourir. Le seul remède à cet ennui est un jeu inventé par quelques adolescents il y a plusieurs années. Ce jeu, c’est PANIC !

Depuis son invention, Panic est devenu une institution à Carp : dès le début de l’année chaque lycéen doit verser une petite somme d’argent quotidiennement et ceux qui s’y refuse sont méchamment réprimandés…A la fin de l’année scolaire la totalité de cette somme constitue une cagnotte de 50 000 dollars qui sera entièrement versée au vainqueur de Panic. Mais pour remporter l’argent  les participants doivent subir toute une série d’épreuves où ils devront surmonter leurs pires angoisses. Heather et Dodge, deux lycéens venant de terminer leurs études, ont chacun décidé de participer à Panic.

Dodge est un garçon renfermé, surtout depuis que sa grande soeur adorée a perdu l’usage de ses jambes en participant à Panic, quelques années auparavant… Heather, elle, vient de se faire larguer et, en désespoir de cause, tente de trouver un échappatoire à sa triste vie à Carp. Grâce à Nat, la meilleure amie d’Heather pour qui Dodge a un faible, les trois adolescents vont nouer des liens et se soutenir durant les épreuves. Mais l’appât du gain et l’espoir d’une vie meilleure vont très rapidement s’imposer entre les trois joueurs…

Comme toujours, dans ses romans désormais cultes, Lauren Oliver sait utiliser tous les éléments d’un bon roman pour les adolescents tout en tirant le meilleur des ses personnages et des rebondissements de l’intrigue. Avec Panic, Oliver surfe sur la vague de Hunger Games mais apporte sa propre touche d’originalité en y ôtant toute notion de fantastique. C’est toujours un plaisir de lire un Lauren Oliver !

août 01

Grand Concours John Green à la librairie !

greenQui n’a pas encore été atteint par la folie « Nos étoiles contraires » de John Green? Ceux qui sont passés entre les mailles du filet ne pourront plus échapper aux aventures de Hazel et Augustus à partir du 20 août puisque « Nos étoiles contraires » sortira au cinéma !

Pour célébrer l’événement, le rayon ados de la librairie, en partenariat avec les éditions Nathan, vous a préparé un grand concours. Du 1er au 31 août, venez jouer en librairie ou directement sur notre site :

http://blogs.mollat.com/mollatbouge/2014/07/10/concours-john-green-etes-vous-green-adict/

A gagner : des livres et des affiches du film.

Bonne chance à tous!!!

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