Un ange passe
31août
La guerre de l’eau fait rage sur toute la planète. Le ciel laiteux n’a pas versé une goutte de pluie depuis des lustres. En recherchant dans le vieux puits les quelques gouttes qui pourraient sauver les rosiers bien-aimés de sa mère, Colin voit apparaître une créature nimbée de lumière et qui plus est pourvue d’une superbe paire d’ailes. Dès lors, le jeune garçon est poursuivi par les voix des anges qui le chargent d’un incompréhensible message. Emmené chez le curé pour y être désenvoûté, Colin va être confié aux bons soins de Kantor, personnage aussi trouble que savant et proche du redoutable Murphy, mégalomane richissime à la tête d’un puissant empire. Alors que l’enfant est considéré comme fou par son entourage, Murphy voit en lui celui qui va lui permettre de réaliser son rêve insensé : retrouver le Paradis Terrestre.
Voilà un roman fou, un roman fleuve, un beau roman à l’imagination débridée. Passé un court prologue -certes utile mais un peu obscur à mon goût-, Lorris Murail plonge son lecteur dans un univers inventif, empreint de magie, de poésie et d’humour. Il mêle sans retenue aucune l’écologie (avec le thème de la guerre de l’eau et de l’épuisement des richesses), des thèmes philosophiques comme le hasard, la liberté, le libre arbitre, le choix ou encore l’engagement et les grands thèmes bibliques. Le Bien, le Mal, les anges et les démons, le Paradis terrestre sont au coeur de ce roman envoûtant d’un bout à l’autre, plein de surprises et de péripéties. Un ton enlevé, sans temps mort, un propos malin voire intelligent sont les atouts de cet excellent roman dont l’épaisseur raviera les mateurs de gros pavés délectables.
A lire donc, à partir de 13 ans.
Voilà une couverture qui donne le ton ! Un lapin à la gorge tranchée par un titre à double sens : d’un côté l’idée d’un ennui profond (tuer le temps), de l’autre évidemment celle du sang versé. Efficace résumé en somme de la situation…
Quand la pétulante 
1913. La filature de M. Parfait fait vivre toute la région. Fleuron de l’industrie textile du Nord, l’usine tourne à plein régime, rémunérant ses employés au rendement. Alors qu’il vérifie le bon fonctionnement des machines, Justin, jeune ouvrier idéaliste aperçoit des gendarmes à cheval entrer discrètement dans l’usine, suivis d’une voiture noire. Après un court séjour dans le bâtiment, ils repartent chargés d’une civière où repose un corps recouvert d’un drap.
Edgar ne viendra pas ! La nouvelle a l’effet d’une douche écossaise sur les six adolescents de bonne famille qui attendaient sa venue dans une vaste propriété en bord de mer à Paillac. Il faut dire qu’Edgar est devenu avec une seule chanson la nouvelle idole des jeunes, même s’il a dû, pour décrocher la gloire, s’asseoir sur la haute conception qu’il avait de son art…
Pour Manon, 15 ans, les traditionnelles vacances en famille dans l’idyllique 

le piège, c’est la ten-ta-tion ! Les commerçants sont des êtres diaboliques qui mettent à hauteur de vos yeux tout ce qui peut les attirer et attirer du même coup votre main, comme un aimant. Positif, négatif, l’attraction fatale !
Bon, que les choses soient bien claires, la lecture, moi, j’aime pas trop ça. J’estime qu’il y a beaucoup plus intéressant à faire que de s’abimer les yeux pendant deux heures à déchiffrer des pages noires et blanches. C’est vrai quoi, autant fixer un échiquier en attendant que la Reine vous tape la causette ! La lecture et les échecs, même combat : c’est naze de chez naze ! Mais bon, il serait idiot de ne pas rentabiliser mes années d’apprentissage de la lecture, cette terrible période où ma mère m’obligeait à lire Oui-Oui tond la pelouse, alors que j’aurais préféré aller torturer des vers de terre. J’ai alors essayé