Fuck you New York
31oct
Titre coup de poing pour un livre choc ! Fuck you New-York, premier roman de Kamel Hajaji prend à la gorge, secoue, émeut, bouleverse et vous laisse pantelant, étonné d’avoir avalé 200 pages comme dans ces page-turners efficaces, emporté par le rythme irrésistible de l’écriture de ce jeune auteur très prometteur.
L’histoire ? Malek, 21 ans est sur le point de réaliser son rêve américain. Partir étudier à New-York avec son copain Ben, dévorer « la grosse pomme » et s’y faire les dents. L’amérique d’après les twins towers, l’Amérique rêvée du cinéma que Malek connaît sur le bout des doigts. D‘Il était une fois en Amérique en passant par Taxi driver, ils sont tous convoqués, les géants du grand écran qui lui ont bourré la tête des images de la ville avant même d’y avoir mis les pieds. Et justement… Le beau rêve est enrayé, la faute à la tête de Malek, à son nom, à celui de ses parents. La faute à la peur.
Suspecté de terrorisme, catalogué Arabe, lui qui est d’origine tunisienne né en France, Malek vole en morceaux. Ne sait plus. Ni qui il est, ni ce qu’il doit faire, dire, penser.
Fuck you New-York est le récit envoûtant d’une désillusion puis d’une désintégration. Comment remettre en question l’identité d’un être le détruit, le ravage. Le roman rythmé par les références au cinéma et à la musique fait froid dans le dos, dénonce une société engluée dans la peur, celle de l’étranger, de l’autre, pratiquant l’amalgame par facilité et ignorance.
Kamel Hajaji a du style, du « bit » comme disent les rappeurs, violence et poésie se télescopent dans des séquences hallucinatoires fascinantes. Et on se retrouve là, au mot fin, triste et en colère de la bêtise du monde.
A lire à partir de 15 ans.
Vestine Mugakataré, « celle qui vient de la terre » est alsacienne. Alsacienne d’adoption après avoir survécu à la nuit du génécide rwandais. Par la voix de Virginie Jouannet Roussel, elle se raconte dans un vibrant monologue empli d’ombres et de lumières, de terreur et de rires.
En rentrant de l’école, Emile, bientôt 12 ans, ne déroge jamais aux rituels qu’il a mis en place. Le chemin est semé d’embûches et de périls imaginaires, d’aventures extravagantes avec, pour point de mire, la charette de la vendeuse de pommes. Il s’arrête, choisit sa pomme avec les plus grandes attentions, et va la manger sur un banc du jardin public, sous les fenêtres de l’appartement familial.
Enfin ! La saison 2 des
1313. Date magique s’il en est.
Décidément, la collection Dodado Noir porte bien son nom et tient une ligne de conduite irréprochable depuis que
Encore un de ces livres un peu trop « filles » à la couverture un peu trop rose ? Attention, attention…Sous cette couverture anodine se cache un roman qui devrait faire parler dans les chaumières ou plutôt dans les cours de lycée.
Imaginez. Tel est le maître mot qui guide ce roman pas comme les autres. Une société où boire de l’alcool, être tros gros ou encore développer son esprit critique ou être cultivé peut conduire à la déchéance. Une société où le jeu est tout puissant, générateur d’énergie, où chacun est « traçable » à tout moment grâce à la puce insérée dans son crâne à l’adolescence…Ça vous rappelle quelque chose ? 
A Vron, petit village de Bourgogne où tout le monde se connaît, où toute rumeur se propage avec le vent (ou le facteur), la tranquillité ordinaire est perturbée par l’arrivée de Tobias Grüber. Ce jeune allemand taciturne éveille quelques curiosités qui s’éteignent faute de grain à moudre et va hériter d’un surnom peu inventif : pour tout le village ou presque, il n’est autre que « l’allemand ». Il embauche pour l’été la jeune Ariane, 15 ans, pour s’occuper des six chevaux qu’il élève dans l’idée de créer un centre équestre. Au fil des jours, les intentions de Tobias se font plus précises : il réclame l’aide de la jeune fille dans l’enquête qu’il mène sur la disparition de sa jeune soeur, Lotte, violée et assassinée au village dix ans auparavant.