Archives du mois de février 2011

Les lycéens écrivent aussi (2ème édition – billets n°22 et 23)

25fév

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Billet de critique littéraire sur Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb

Dans ce roman, rien ne nous est épargné.
Amélie Nothomb nous livre sa version de la petite boutique des horreurs : le sort de la Nipponne et celui du Nippon, sachant qu’ « au Japon, l’existence, c’est l’entreprise ».
nothomb.jpgEmbauchée par la compagnie Yumimoto, Amélie espère bien pouvoir faire ses preuves dans ce pays qui la fascine tant depuis qu’elle y a vécu enfant. Quelle joie de retrouver le pays de sa naissance ! Joie de courte durée pour une belge revenue au Japon.
A travers son roman, Amélie Nothomb nous montre comment l’entreprise dévore ses employés.
En respectant la voie hiérarchique, Amélie éprouve rapidement la férocité de ses chefs et en particulier de sa supérieure, Mademoiselle Mori, une splendide créature.
Elle échoue à plusieurs postes en commettant gaffe sur gaffe, elle subit les humiliations et les vexations finissant par se retrouver « Dame Pipi » de l’entreprise.
Le titre de ce roman vient de l’ancien protocole impérial stipulant qu’on s’adressera à l’Empereur avec « stupeur et tremblements ».
En débutant le livre, on s’attend à des horreurs et de la tristesse alors que loin de là.
Peu de livres d’horreurs suscitent à ce point l’hilarité. Amélie Nothomb a souvent le sens du bizarre, mais le texte est parfaitement écrit. Son expérience traumatisante se transforme en en fascinant récit, irrésistible de drôlerie.
Ce roman nous montre comment il est dur de s’intégrer dans une entreprise au Japon.
Du début à la fin, c’est un mélange de rire et de tristesse qui nous envahit.
Nous pouvons ressentir de la peine pour Amélie Nothomb qui se fait traiter comme « une moins que rien » par ses supérieurs, mais avec ses mots et ses expressions bien à elle remplis d’humour où l’on ne peut s’empêcher de rire.

Julie Gottin, élève de Seconde 4

 

 

Billet de critique littéraire sur Une bouteille dans la mer de Gaza de Valérie Zenatti

Dans ce roman épistolaire on nous raconte l’histoire de Tal, une adolescente israélienne de dix sept ans qui vit à Jérusalem. Elle accorde beaucoup d’importance à son pays car elle ne supporte plus toutes ces explosions et attentats qui sont devenus banals au cours des gaza300.jpgjours qui passent…Ce roman m’a beaucoup plu car on voit une amitié assez spéciale entre elle et un palestinien de nom Naïm. Une amitié entre une juive et un palestinien est-elle possible? La plupart des personnes de votre entourage vous diront que non mais ce livre va vous prouver que oui! Tal et Naïm ont un énorme point commun qui est de Lutter contre cette terrible guerre qu’ils endurent depuis nourrisson. Mais cette étrange amitié est pleine de surprise et de suspense donc si vous aimez les évènements qui sont imprévus, ce livre est fait pour vous! Ce roman m’a beaucoup touché car ces pauvres gens vivent dans la crainte de mourir n’importe quand, ou s’endormir le soir en ayant un espoir d’être vivant le lendemain à l’aube. L’auteur Valérie Zenatti trouve les mots, et les phrases exactes pour nous faire ressentir une émotion forte. La fin de ce roman est extrêmement surprenante car il y a comme une sorte de flash-back qui nous redonne le sourire aux lèvres… Des apparitions de personnes déjà connues au début refont surface à la fin et cela explique toutes ces questions posées au cours de ce récit…

Cérine Lebguiret, élève de Seconde 4

Les lycéens écrivent aussi (2ème édition – billets n°20 et 21)

24fév

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Billet de critique littéraire sur Je me souviens de Boris Cyrulnik

 

C’est ce digne héritier du genre autobiographique, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre dont les idées scientifiques, mais aussi humanistes, nous sont livrées dans une autobiographie fragmentaire, qui décide de braver la cage qui emprisonnait la mémoire de son cyrulnik200.jpgenfance. Illustrant le principe de résilience, formé par son enfance difficile, il vous délivrera ses souvenirs, pour la plupart banals dans les expressions – à l’instar de Pérec, qui lui inspira le titre de son livre, mais aussi ce style neutre, objectif, qui semble propre à ceux dont la vie a fauché les souvenirs, leur infligeant ses tourments- mais pleins de sincérité.
Exit les aventuriers littéraires en quête de sensations et d’actions instantanées! Je me souviens exige que le lecteur sache lire entre les lignes, avec la même sensibilité que l’auteur, qui suit le fil rouge de ses souvenirs et tente de nous expliquer leur mécanisme. Simplement, sincèrement, mais non sans peine, Cyrulnik part à la rencontre de Boris, dit «Pitchoun», nous apportant au passage une lueur d’espoir: oui, on peut s’en sortir, même dans les cas les plus extrêmes, comme nous le révèle la sainte parole de L’Alchimiste, «Quand on veut une chose, tout l’univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve.»
Ainsi, d’après Boris Cyrulnik, notre cerveau serait programmé à ce que l’on s’en sorte après un trauma.
Héritier, mais pas novateur, partez à la rencontre d’un Homme, de son traumatisme, de ses souvenirs, de ses peines et de ses joies, jusqu’à la réussite de son talent, que vous découvrirez dans ce livre.

Billet de Charlène Saboulard, élève de 1ère Littéraire

 

 

Billet de critique littéraire sur Les larmes de l’assassin d’Anne-Laure Bondoux

Les larmes de l’assassin, écrit par Anne-Laure Bondoux relate l’histoire d’un enfant, devenu orphelin juste après avoir assisté larmes-assassin300.jpgà l’assassinat de ses parents commis par un assassin qui tue pour le plaisir depuis toujours, et qui va épargner la vie de cet enfant pour une rédemption mais il y a quand même un obstacle, un homme venu de très loin pour empêcher l’assassin d’être comme un père pour l’enfant. De chapitre en chapitre, une jalousie va s’installer entre les deux adultes ce qui fait que même en n’étant pas bon lecteur, les sentiments des personnages nous donnent envie de lire, lire, lire et lire afin d’arriver jusqu’au dernier mot. Les deux adultes se disputent l’affection du petit jusqu’à vouloir s’entretuer. L’enfant doit choisir entre les deux, l’assassin de ses parents? Ou le riche venu de loin ? Un choix très difficile pour ce petit garçon qui a à peine commencé son enfance. A son âge, il ne voit pas encore la différence entre le Bien et le Mal.

Billet de Tommy-Lee Aguerre, élève de Seconde 4

Les lycéens écrivent aussi (2ème édition – billets n°18 et 19)

24fév

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Critique littéraire sur Le dossier H d’Ismaïl Kadaré

Ami lecteur, si tu aimes les histoires d’action et de polar sur fond de faits historiques, réjouis-toi, le livre que tu cherches est enfin arrivé ; il s’agit du Dossier H d’Ismaïl Kadaré.

dossierh.jpgDans ce voyage merveilleux qu’est la lecture, tu découvriras l’Albanie profonde, où les superstitions sont encore présentes, où le machiavélisme n’est jamais bien loin, et où la suspicion, les espions et les personnages louches rôdent…

Car arrivés sur place, Max Roth et Willy Norton, deux brillants diplômés new-yorkais, venus élucider le mystère homérique (Homère a-t-il crée de toutes pièces L’Odyssée ou n’est-ce qu’une compilation de légendes albanaises ?), ne peuvent que se rendre compte de la froideur de leur accueil et du scepticisme concernant leur profession…

Pour le sous préfet de N…, petite ville albanaise anonyme, leur venue n’a rien à voir avec les derniers rhapsodes, seuls et rares détenteurs des épopées, qui sillonnent l’Albanie d’auberges en auberges…Et pourquoi avoir choisi un motif aussi absurde pour venir en Albanie ? Les prenant pour tout autre chose que de simples chercheurs, il envoie Dul Lassoupente, son espion préféré sur leurs traces afin d’en savoir plus sur leurs réelles motivations…

Willy Norton et Max Roth vont-ils survivre ? Se rendent-ils compte de la menace qui pèse sur eux ? Autant de questions auxquelles vous pourrez répondre après avoir lu Le dossier H d’Ismaïl Kadaré, décidemment un excellent livre, indispensable de par sa riche fresque historique et épique.

Billet de Lisa Lucquiaud,élève de seconde 4

Critique Littéraire de Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb.

Stupeurs et tremblements, écrit par Amélie Nothomb, relate une partie de la vie de cette même personne, lorsqu’elle emménagea au Japon, et qu’elle travaillait pour l’une des plus grandes entreprises de ce pays, Yumimoto. Très vite, Amélie se fait haïr par son patron, monsieur nothomb.jpgSaito, et par la directrice de la section qu’Amélie occupe, Fubuki. C’est l’ennemi juré d’Amélie, alors qu’elles étaient parties sur de bonnes bases, lors de la première semaine de travail d’Amélie. Fubuki fait tout pour faire partir Amélie, en la forçant à faire des travaux épuisants, de façon à ce qu’elle quitte l’entreprise. Mais Amélie est tenace, et a plus d’un tour dans son sac!
J’ai été agréablement surpris par la façon d’écrire de cet auteur, par l’humour assez décalé que nous offre ce livre. En effet, dès les premières pages, j’ai eu un bon fou rire, et j’ai mis un bon moment avant de m’arrêter ! J’ai aussi été content par la simplicité à lire cet ouvrage, car ce livre n’est pas difficile à comprendre. Je recommande donc ce livre à toute personne voulant se détendre, car c’est un livre pour tout public. Je vous souhaite à tous une bonne lecture !

Billet de Sacha Lucquiaud, élève de seconde 4

Les lycéens écrivent aussi (2ème édition – billets n°16 et 17)

22fév

logocondorcet.jpgBillet à propos de Stupeur et tremblements d’Amélie Nothomb.

J’ai particulièrement apprécié dans le merveilleux livre d’Amélie Nothomb Stupeur et Tremblements la manière avec laquelle elle provoque à la fois le rire, la compassion et la pitié.

L’auteur y raconte une partie de vie et ses péripéties au sein de l’entreprise Yumimoto : certaines sont drôles, d’autres sont pathétiques, voire carrément tristes.

nothomb.jpgNous assistons tout au long du livre aux malheurs d’Amélie au travail qui doit assumer tout un tas de rôles différents dans l’entreprise japonaise dans laquelle elle se trouve, sans compter qu’elle est obligée de subir la dérision ou encore les humiliations répétées de sa supérieure hiérarchique.

La pauvre Amélie doit exercer plus de métiers en un an que beaucoup d’employés en une vie.
Elle se trouve obligée en effet de distribuer le courrier aux autres, d’être «avanceuse-tourneuse » de calendrier ou encore de nettoyer les toilettes de l’étage, entre autres missions qui lui sont confiées.

Dans ce récit, Amélie Nothomb nous propose aussi une intéressante critique de la culture japonaise, où l’éducation très sévère semble néanmoins efficace. En revanche, le sexisme japonais à l’égard des femmes rend la vie de ces dernières très difficile et notamment au travail.

La leçon que je retiens de la lecture de Stupeur et tremblements est de rester positif et de ne jamais abandonner ce que l’on a commencé.

François VILLETTE, élève de seconde 4

Billet de critique littéraire à partir du livre Je me souviens de Boris Cyrulnik

Qui ne rêve pas de s’enrichir en lisant un livre de seulement 84 pages?
En effet, l’œuvre de Boris Cyrulnik est une étude de son enfance. A première vue cela peut vous paraître banal, détrompez-vous ! Boris cyrulnik200.jpgCyrulnik évoque son enfance en s’analysant, il découvre par conséquent que les souvenirs se modifient après un trauma. Il nous fait part du principe de résilience, selon lequel un enfant ayant subi un grave choc émotionnel, oublie, car son cerveau se protège de ses souvenirs douloureux et dangereux. Ainsi, les émotions ne sont plus ressenties, le souvenir est effacé de la mémoire car sa réapparition pourrait être fatale. Cette œuvre écrite par un psychanalyste et écrivain ne pouvait qu’apporter un savoir. Je me souviens est destiné aux lecteurs curieux de comprendre l’être humain, sa complexité, sa façon d’agir, de penser, pour ainsi connaître les autres mais avant tout se connaître soi-même. C’est un livre qui émeut malgré l’écriture neutre et simple. Le lecteur y apprend comment la mémoire fonctionne et surtout comment l’être humain réagit lorsqu’il est en état de survie. La rébellion ou l’insoumission est un principe de survie émancipateur. Comment passer à côté d’une œuvre pareille?!

Roxane Wagnies, élève de Première Littéraire

Les lycéens écrivent aussi (2ème édition – billets n°14 et 15)

21fév

logocondorcet.jpgLes lycéens écrivent aussi. Deuxième édition. Troisième salve de billets.

Critique Littéraire de Le liseur de Bernard Schlink : L’amour à fleur de peau

J’ai beaucoup aimé le liseur de Bernhard Schlink. très bien écrit on accroche tout de suite et ce roman est très émouvant et rempli de suspense.
Ce livre est très facile à lire, il est composé de phrases et de chapitres courts malgré certains passages très longs et difficiles à comprendre notamment «Le procès d’Hanna».
schlink.jpgMICHAËL est très amoureux d’HANNA mais je me suis demandée quels étaient ses sentiments à elle car elle parait assez froide notamment dans sa façon de s’adresser à lui «garçon » on se demande si elle ne profite pas de ce jeune garçon car elle se montre très autoritaire.
C’est une femme mystérieuse et très secrète, la différence d’âge m’a dérangée mais je n’ai pas tenu compte de cette différence d’âge parce que c’est un roman.
En fait, je m’attendais à être plus touchée par l’histoire. J’aurais bien aimé avoir le point de vue d’HANNA pour connaître ses sentiments ce quelle ressent pour le jeune garçon mais hélas toute l’histoire est racontée par MICHAËL.
MICHAËL est marqué à vie par sa relation avec cette femme, il se demande même s’il ne doit pas s’en vouloir d’avoir aimé une Criminelle et pour mieux comprendre ce premier amour dont il ne s’est jamais remis, il décide d’écrire leur Histoire.
Magnifique Roman sur la culpabilité, la trahison, le secret, le pouvoir des livres et de la littérature.
L’auteur nous livre une période de l’histoire Allemande (1939- 1945) sur un fond d’histoire d’amour, des réflexions sur ce qui a été fait, tout cela désoriente un peu car on éprouve de la peine, de la compassion pour HANNA malgré ce qui est révélé sur son passé qu’elle avait si bien gardé.
Avait-elle des remords? Avait-elle honte?
Comment peut-on ressentir de la pitié pour une femme qui a conduit d’autres à la mort ? Au contraire, nous devons plus tôt ressentir de la haine, du mépris par rapport à ce qu’elle a fait subir aux autres
C’est tout ce jeu de contre sentiments que l’auteur nous rend par écrit malgré tout ce qui s’est passé.
Je conseille sans aucun doute aux gens de lire ce livre.

Mouendieme Ombiogno Céline Livia, élève de Seconde 4

Billet de critique littéraire à partir du livre Je me souviens de Boris Cyrulnik

Boris Cyrulnik a dit : « Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur ». Un mot permet d’organiser une autre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis : la Résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité ». Tout cela me pousse à me demander si à travers son livre Je me souviens Boris Cyrulnik voulait nous faire comprendre que l’écriture de soi est une arme qui permet de reprendre son destin en main ?

cyrulnik200.jpg Le livre de l’écrivain Boris Cyrulnik: neuropsychiatre, psychologue, psychiatre et éthologue m’a permis de mieux comprendre la thèse de la résilience qui était pour moi jusqu’à maintenant totalement inconnue.
Ce livre est abordable malgré la complexité et la gravité du thème. Cyrulnik arrive à nous faire sourire malgré la dureté des épreuves qu’il traverse : pour cela, il utilise le détour par l’humour et l’autodérision. Il s’interroge sur le travail de la mémoire, plus particulièrement la sienne dont il repousse les limites grâce aux résurgences de ses souvenirs d’enfance. Son écriture est guidée par un destinataire privilégié et suit les remontées spontanées de sa mémoire : ses souvenirs sont fragmentaires, éparpillés, décousus. Semblables à ceux de Georges Pérec son « Mentor », voilà comment il l’a présenté pendant notre rencontre du 06/10/10.
Boris Cyrulnik suit les traces de son enfance guidé par les mots de sa mémoire et fait une autoanalyse en s’efforçant de déchiffrer ses souvenirs. Il nous délivre ses sentiments personnels comme lorsqu’il évoque ‘Pitchoun » le surnom que lui avait donné le jeune homme avec lequel il vivait à la ferme de Pondorat. Il nous éclaire sur un épisode intense de sa vie : son arrestation à cinq ans par la milice et le bouleversement intérieur que celle ci a suscité.
Contrairement au précurseur du genre, Jean-Jacques Rousseau, Cyrulnik ne cherche pas à comprendre la complexité de son être ni la formation de sa personnalité.
Il nous dévoile une confession très personnelle car c’est la première fois qu’il dévoile ses souvenirs d’enfance en intégralité: «Ça fait soixante-quatre ans que je n’ai rien pu dire, c’est la première fois que je le fais ». L’écriture de soi est un facteur existentiel de résilience alors que les rencontres faites par Boris Cyrulnik au cours du livre ont été vitales, si ces personnes n’avaient pas été là, il serait mort. Je retiens donc de ce livre que l’écriture de soi n’est pas une arme qui permet de prendre en main son destin mais que pour s’en sortir il faut rencontrer quelqu’un à son écoute, trouver une main tendue.

Aude Balou, élève de Première Littéraire

De l’inconvénient d’être populaire…

19fév

hantise.jpegElle est belle, ses copines sont les reines du lycée, elle a un amoureux et beaucoup de prétendants, mais elle est aujourd’hui en soins intensifs à l’hôpital… Et la thèse de l’assassinat n’est pas à exclure.

Le principal problème est que Jane, notre héroïne et victime, n’a aucun souvenir de ce qui a pu se passer. Tout le monde l’aime au lycée, qui pourrait en avoir après elle?

Jane va pourtant réaliser qu’elle court un grave danger; et les appels téléphoniques qu’elle semble être la seule à entendre et que le médecin considère comme fruit de son imagination suite au traumatisme en sont les premières preuves: on lui veut sa peau!

Petit à petit, l’accumulation de bouquets de fleurs et autres petits présents disposés  tout autour d’elle commence à avoir quelque chose d’un peu angoissant. Et en même temps que Jane ne va cesser de dérouler le fil de la soirée de la veille pour comprendre, elle va aussi apprendre à se méfier de tout le monde.

Voila donc un thriller haletant évidemment que vous ne lacherez pas avant d’avoir trouvé la clé. Et si Hantise procure une monté d’adrénaline assurée, il est aussi une fine réflexion sur le rêve américain. Que c’est bon de lire parfois!

 

soif de liberté

16fév

inch’allah que mon pere meureAlger. 1960. Enfermée à double tour dans la touffeur de l’appartement familial alors que ses parents et sa grand-mère sont au cinéma, une jeune fille révise son programme d’histoire pour le baccalauréat. Fille de colons, elle peste sur sa famille et notamment sur son père qui non seulement ne comprend pas sa soif de liberté mais a parfois envers elle un comportement déplacé et des attitudes graveleuses. Les souvenirs affleurent laissant percevoir à la fois la solitude de la narratrice, son désir d’émancipation, l’incommunicabilité flagrante qui régit les rapports avec sa mère, le conflit des générations, le regret d’être une fille à la liberté entravée. De l’appartement chauffé au delà du supportable par le sirroco, la jeune fille entend des clameurs, voit depuis le balcon une foule envahir la rue : le peuple algérien revendique autonomie et liberté…

Inch’alla je voudrais que mon père crève est un texte moins violent que le laisserait entendre le titre mais dit clairement l’étouffement d’un être mis en miroir avec celui d’un peuple. Bien que mettant en scène l’Algérie de 1960, ce texte d’une troublante actualité est universel, porteur d’espoirs et de révolte, portrait d’une adolescente qui s’interroge, souffre et cherche sa voie en même tant que son pays s’émancipe et conquiert son indépendance.

Devenir flic et puis changer le monde

12fév

flicAttention, parce que l’histoire commence sur les chapeaux de roues: Alors qu’Alice découvre  un lieu fabuleux dénommé le Muffin Palace -lieu où elle s’apprête à la fois à déguster un dessert délicieux et aussi à révéler à sa mère son désir de devenir flic plus tard- quelque chose de très louche se trame aux abords de la pâtisserie: deux types à bord d’une très grosse voiture et un policier en planque semblent en avoir après un russe dévoreur de muffins…

On embarque donc dans une histoire haletante où au récit de l’échauffourée s’entremêlent pas mal de flash-back. Parce qu’il faut savoir que la mère de notre policière en herbe n’est autre qu’une grande militante pour la cause des sans-papier. Inutile donc de vous dire que des anecdotes sur les réfugiés et sur la police, il y en pas mal à la maison…

Humour, action et réflexion font ici très bon ménage, et ce pour notre plus grand plaisir!

Dans la forêt lointaine…

09fév

alabama moonAlabama Moon est de ces livres qui vous emportent doucement mais sûrement. Nous sommes à la fin des années 80 aux Etats-Unis, Moon est un jeune garçon de dix ans et vit dans la forêt avec son père. Tous deux se nourrissent à la manière des pionniers du début du siècle chassant du gibier et cueillant des baies. Moon s’en accommode fort bien étant donné qu’il n’a jamais connu d’autres modes de fonctionnement. Pap’ et son fils sont des marginaux reclus et le seul être humain qu’ils fréquentent est un épicier à qui ils vendent des peaux de bêtes. Leur quotidien est rodé depuis dix ans et rien ne semble devoir changer. Mais pourtant, après s’être blessé à la jambe, Pap’ décède.

Le roman s’ouvre sur cette tragédie ; Moon vient d’enterrer lui-même son père et se retrouve seul pour la première fois de sa vie, entièrement seul. Mais les autorités du comté ne peuvent accepter de le laisser vivre dans la forêt et Moon va être envoyé à l’orphelinat. C’est une toute nouvelle vie qui commence alors pour lui.

S’enchaîne pour le jeune garçon toute une suite de péripéties folles et spectaculaires qui lui apprendront ce à quoi ressemble le reste du monde. Cette découverte pousse Moon à remettre en question les préceptes de son père et donc toute son existence. La confrontation avec ce monde dont il ne connait pas les règles va donner à Moon la possibilité de prendre ses propres décisions et de faire des choix dont lui seul sera le responsable.

A la fois descendant de Tom Sawyer et adolescent en herbe, Moon est le très beau héros d’un roman qui illustre parfaitement le moment bref mais si particulier de la transition entre l’enfance et la pré-adolescence. Un récit frais et poétique.

100% suspense !

05fév

shiftVous avez adoré Cherub, vous aimez les romans trépidants, qui vous laissent pantelant , à bout de souffle et vous mettent les nerfs en vrille ? Alors lisez Shift, la nouvelle série (française !) d’Ange et Loevenbruck, vous allez être comblés !

Michaël et Laura, jumeaux de quatre ans, sont réveillés en pleine nuit par leurs parents visiblement affolés et hâtivement préparés pour partir en voyage. Alors que la voiture file à vive allure, s’approchant du Kentucky, c’est l’accident : seuls les enfants en réchappent.

10 ans plus tard, dans un orphelinat français, deux jumeaux frères et soeurs de 14 ans font le même cauchemar, la même nuit. Au matin, alors qu’ils évoquent les corbeaux menaçants de leur rêve, trois hommes en noir forcent l’entrée de l’orphelinat en tuant le concierge. Leur cauchemar devient limpide : on en veut à leurs vies, il faut fuir… Au fil des jours. les deux jumeaux vont découvrir qu’ils sont au coeur d’une machination et détenteurs de bien étranges pouvoirs. Mais chut…plus que jamais il serait bien cruel de trop en dévoiler sur cette intrigue diaboliquement construite, au rythme effréné, au suspense sans cesse renouvelé.

Quant à la toute dernière phrase, elle vous laissera littéralement pantois ! Un dernier conseil : n’allez pas la lire avant !…

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