Marie NDiaye en images

— Ecrit le Mercredi 2 septembre 2009 dans la rubriqueBonheur du jour..., Choses vues, En vidéo MollaTV”.

C’est un étrange spectacle pour nous d’assister à l’impressionnant parcours du dernier roman de Marie NDiaye : Trois femmes puissantes fait l’unanimité dans la presse et les médias, et cet élan s’est très vite transformé en succès, nos prévisions les plus optimistes étant vite balayées par les demandes répétées (et le spectre terrible de la rupture de stock…) On emploie souvent le terme amusant de « caracoler » pour parler du galop victorieux d’un livre en tête des ventes, eh bien nous y sommes et c’est un vrai plaisir car il ne fait aucun doute que ce roman est un des deux, trois grands de cette rentrée. On a dit beaucoup sur Marie NDiaye, on a raconté qu’elle vivait désormais à Berlin, on a évoqué et commenté le souffle génial son livre bâti en trois mouvements, il est donc bien difficile de faire dans l’originalité à son sujet. Insister sur l’immense qualité de son oeuvre tissée avec intelligence depuis longtemps et qui n’a jamais cédé à la facilité, qui n’a pas fait de concessions pour plaire au plus grand nombre, voilà une mission qui nous incombe. Mais pour pousser un peu plus loin et fort (ou faible) de nos compétences balbutiantes dans le domaine de l’image, nous avons demandé à Marie NDiaye qui nous rend parfois visite dans la librairie, de bien vouloir se prêter à une petite interview, filmée d’une main tremblante,  que nous pourrions placer sur notre blog. Voici donc quelques minutes en sa compagnie et ses réponses à des questions sur la « puissance » de ses trois héroïnes, sur l’effacement progressif du merveilleux dans son oeuvre et, enfin, sur l’adieu à la Gironde dans sa géographie littéraire. Qu’il nous soit permis ici de la remercier sincèrement pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa patience…

 

Commentaires récents

Posté par Eric
Le 2 septembre 2009

Merci pour cette étonnante et très inattendue vidéo de quelqu’un dont on entend si peu la voix et dont on voit encore moins le visage. Quel instant étrange cette douceur assurée ponctuée par quelques notes de piano. Belle initiative !

Posté par Gisela Fr.
Le 11 septembre 2009

Quelle bonne idee cette vision de Marie Ndiaye que nous aimons beaucoup et qui a l’air si proche, joli film touchant qui donne envie de la connaitre et de la lire.surtout.merci.

Posté par Manuel Desvarieux
Le 13 septembre 2009

Je viens de finir trois femmes puissantes. Je suis halluciné. Moi qui aime pleurer. Je peux être très bon public, je parle de films, de télé, de cinéma….

Mais j’ai lu ce livre et parfois même en voyant le visage de l’auteure flotter derrière mes flashs, tellement j’étais frappé de cette finesse impitoyable lucide. Je le jure j’ai vu flotter comme un visage aimé qui ressemblait à celui de Marie et des trois autres, le visage rond ou oval, les méplats hauts, Aby ou Naïma. Les méplats hauts, oui. Et la finesse…

Et je n’ai versé qu’une larme, à la toute fin et cette larme m’a étée volée et je suis fier je ne sais pas. MarieN’Diaye aurait sû dire ce que j’ai ressenti. Une larme de puissance je ne sais pas.

IL LUI FAUT UN GONCOURT…

Je suis halluciné… C’est la première fois que je la lis.

Posté par Jack Yes
Le 14 septembre 2009

ELLE AURA SON GONCOURT! ELLE L’AURA! Si elle l’a pas, je me fais muezzin au minaret de Sabres.

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