Archives du mois de décembre 2009

Savoir-faire et savoir-vivre

30déc

Hedi KaddourWaltenberg avait été un choc lors de sa parution en 2005 et nous ne cacherons pas avoir guetté avec fébrilité le retour sur la scène romanesque de son auteur, Hedi Kaddour. Ce mois de janvier sera peut-être le sien puisqu’en plus de son nouveau roman, il nous convie également à le suivre durant une année, 2008, à travers les notes, les fulgurances, les impressions glanées tout au long des jours : Les pierres qui montent, notes et croquis de l’année 2008.

Mais pour l’heure c’est son bref roman, loin de l’ambition affichée avec le polyphonique Waltenberg, qui a retenu notre attention. On y retrouve l’intelligence narrative de Kaddour qui a un don manifeste et confirmé pour l’entrecroisement de la petite et de la grande Histoire. Les scènes d’exposition ne nous renseignent pas exactement sur le sujet du livre, elles nous confrontent aux conséquences de la tourmente de 14-18 avec un défilé d’anciens combattants porteurs d’une allégorie dont le sens ne nous est pas tout de suite accessible. Nous sommes en 1930, le temps de nouveaux périls approche. Le mystère et le charme puissants de l’oeuvre de Kaddour tiennent précisément dans cette manière de susciter notre curiosité en repoussant le moment de l’explication. Nous attendons avec les protagonistes d’être en face de la réalité pour en mesurer toutes les nuances. Deux personnages attirent l’attention. Et ils sont tous deux observés par deux autres personnages. Les histoires qui cheminent, ce que nous apprenons d’un homme d’une part, héros de la Grande Guerre devenu membre actif d’un parti fasciste anglais, et d’une femme de l’autre qui fait la difficile expérience de la condition féminine où indépendance rime souvent avec misère, semblent ne jamais devoir se croiser au fil de rapides chapitres (cent-vingt huit chapitres pour onze parties). Un coup de théâtre nous attend pourtant qu’il faut bien entendu éviter de laisser entrevoir, d’où une certaine difficulté à aborder ce livre… Car outre la fine analyse d’une époque troublée où des certitudes insupportables (et qui deviendront dangereuses) émergent tandis qu’un certain cynisme se répand, Savoir-vivre est avant tout un tableau, dyptique mystérieux sur les faux semblants, sur cet art de tromper qui devient du grand art. Confirmation à peine nécessaire tant Waltenberg démontrait une maîtrise achevée de la pratique romanesque (un vrai savoir-faire), ce roman, à lire d’une traite, sera sans aucun doute un des événements de cette rentrée d’hiver : ambitieux, surprenant, élégant, que demander de mieux pour entamer l’année en beauté ?

Dash lave plus noir

28déc

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L’intégrale des romans de Dashiell Hammett paraît dans une nouvelle traduction, enfin complète – merci, Quarto !

Il a suffi d’une poignée de romans Moisson rouge, Sang maudit, Le Faucon maltais, La Clé de Verre, L’Introuvable, écrits en quelques années entre 1929 et 1933, pour que l’Américain Hammett (1894-1961) renouvelle le genre du roman policier. Avec lui, le détective privé se dote des caractéristiques « whisky, cigarettes et revolver », le réalisme dépoussière les enquêtes à la Sherlock Holmes et introduit pour la première fois dans l’univers du noir les ingrédients de la violence, du fait divers, de l’immoralité, privilégiant l’action sur la psychologie. En France, les titres de Hammett ont paru à la Série Noire, à l’époque dans des versions tronquées – Gallimard nous les redonne à lire dans sa belle collection Quarto – où l’on trouve déjà Chester Himes et Jean-Patrick Manchette – dans une nouvelle traduction, enfin intégrale !,  que l’on doit à Pierre Bondil et Natalie Beunat, un must en cette fin d’année, nous l’avons conseillé sans modération à Noël à nos clients en quête d’une idée cadeau… Une des dernières vitrines de l’année fut ainsi l’occasion de rendre hommage à Hammett, comme le montre la photo ci-dessus. On ne présente plus son héros, Sam Spade, immortalisé à l’écran par Humphrey Bogart, choisi pour illustrer la couverture du volume Quarto avec, en toile de fond, l’ombre d’un faucon, clin d’oeil au Faucon Maltais. Avec lui, le détective privé devient « un type dur et rusé, capable de se tirer de toutes les situations, capable de l’emporter sur quiconque, criminel, témoin ou client » – exit donc la morale, ce qui n’exclut pas le sens de l’honneur : dans les polars de Hammett, on tue pour venger son partenaire – fût-il lui-même une crapule… Son oeuvre se lit comme une dénonciation de la corruption, il met dans le même sac de linge sale représentants de la loi, hommes politiques, autorités officielles et malfrats – qui dirait que ce n’est plus d’actualité ? Hammett est devenu ce que l’on appelle un classique : indémodable.

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Des livres sous le sapin

25déc

sapinou.jpgC’est Noël ! Vos libraires en profitent pour se reposer et vous souhaiter de trouver de belles lectures dans vos petits souliers !

Un monde sensible

24déc

L’offenseLes petits livres ne sont pas toujours les moins forts et on est souvent plus disponible à la brièveté de leur chant, surtout lorsque celui-ci fait vibrer en nous une corde inquiète. Il aurait été dommage de finir l’année en manquant un petit diamant noir découvert par Actes Sud, une pierre ciselée par un jeune auteur espagnol qui s’est transporté dans l’Allemagne nazie pour nous conter la troublante histoire d’un petit tailleur dont la vaillance va subir de plein fouet l’expérience du réel. Crüwell se préparait à une vie sans histoire comme bien des petites gens destinées à prolonger l’oeuvre des parents, mais la folie guerrière croise son chemin et il se retrouve incorporé dans une unité de la Wehrmacht où sa finesse et son art de la conduite (de motocyclette) lui valent vite les faveurs de son officier et une place légèrement décalée dans l’orchestre sinistre qui joue sa sarabande dans toute l’Europe. On est cependant jamais à l’abri quand on a mis ses doigts dans l’engrenage meurtrier et arrive le matin où, par mesure de représailles contre la résistance française qui a décapité trois soldats, sa division investit un petit village. Le carnage ahurissant auquel se livrent les soldats sous la conduite de leur chef transfiguré par la haine et la vengeance va avoir une conséquence inattendue pour le jeune Crüwel dont le corps va littéralement démissionner du réel en perdant toute sensibilité. Cet effondrement soudain face à l’horreur, cet écart du monde sensible va transformer notre anti-héros en sujet d’observation pour un médecin français fasciné par ce mal étrange qu’aucun remède ne peut soigner. Hors du monde et face à lui, le jeune homme devient étranger à lui-même et à son histoire. C’est le récit de ce choc et de ses conséquences, de l’amour qui va naître comme un miracle pour le tirer de ses propres griffes que Ricardo Menendez Salmon va analyser dans ce brillant et envoûtant petit roman qu’on est contraint de lire avec lenteur pour en bien saisir les fines nuances. La chute du récit n’est pas le moins étonnant aspect de cette oeuvre qui interroge notre résistance à la douleur avec un détachement stylistique qui laisse pantois, loin des romans donneurs de leçons ou des mises en scène fades. Fable noire ? Cauchemar sans solution ? Essai travesti en roman ?

Avec L’offense Salmon frappe bref et fort, très fort. Et il ne nous épargne aucun des échos que le spectacle du mal doit encore engendrer en nous. Car évoquer le Mal en un temps où l’on nous ferait volontiers croire qu’une trêve est possible n’est-il pas d’une véritable nécessité ?

Servi bien corsé

18déc

quelques corsetsLes éditions Finitude, souvent à l’honneur sur ce blog dont ils ne sont pourtant pas sponsor, n’éditent pas que des fonds de tiroir d’auteurs vaguement prestigieux (mais dans ce vaguement il y a toutes les beautés de l’océan), il leur arrive aussi de sortir de leur tiroir coquin des histoires à malices d’auteurs inconnus auxquels ils croient. Emmanuelle Pol a eu la chance d’être retenue par leur impitoyable comité de lecture et elle fait désormais tapisserie dans leur catalogue avec ses six nouvelles anti-féministes au possible (irait-on jusqu’à soupçonner l’éditeur de machisme ? ce serait un bien vilain procès d’autant que l’auteur est une dame dont nous ne savons rien)  car parcourues par cette vision de l’amour comme une soumission. Une soumission oui, mais dont il faut se déprendre après avoir goûté aux plaisirs de la servitude, la liberté ayant alors meilleur goût, intensité plus forte. Ou une soumission qu’il faut imposer. Mais pas de demi-mesure, pas de grands sentiments filandreux avec cette Mlle POL  qui aime le corsé, qui dit « j’aime » comme on dit « je veux », pour qui l’homme est un ennemi, parfois, mais un ennemi intime que l’on désire et que l’on déchire (les « sorcières », ces femmes qui vivent l’autre sexe comme un ennemi héréditaire, la hérissent) mais dont on ne peut se passer. La douceur du corset n’est pas de tout repos mais on s’y amuse beaucoup, le sourire un peu suspendu entre deux épines. Un auteur que vous n’aurez peut-être pas « dans la peau » cette Emmanuelle-là, mais qui saura vous titiller l’épiderme et vous comprimer le plexus, ce qui n’est pas donné à grand monde…

Jammin’ in the vitrines

16déc

deux musiciens devant la vitrine LittératureLe froid n’ayant ni refroidi ni les ardeurs de nos clients qui viennent en nombre acquérir de quoi réchauffer leurs âmes avides ni fait renoncer la musique à s’élever dans l’air glacé, nous avons pu profiter des rifs très reggae cet après-midi d’un duo dont les volutes de vapeur venaient se cogner doucement à notre grande vitrine. Alors, petit clin d’oeil à nos animateurs jamaïcanophiles, voici la photo de ces deux musiciens ardents et courageux : Olivier Philippe et Frédéric Moussy interprétant un succès du grand Bob Marley. Jah !

Ritournelles littéraires

15déc

 Pourquoi lire les classiques, demandait sérieusement Italo Calvino il y a quinze ans.

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? , nous proposait un brin ironique Pierre Bayard en 2007.

Deux questions fondamentales pour le lecteur devant la perplexité des bibliothèques qui s’offrent à lui, si bien que tout choix est un renoncement. Face à cet abîme, bien des auteurs s’instituent guides, relais de  ces textes qui leur ont préexisté, les font exister et qui grâce à eux en appelleront d’autres tout aussi infinis. Car parier faire oeuvre de création originale n’est pas chose aisée quand il s’agit de s’attaquer à des incontournables, c’est-à-dire « payer sa dette » comme aime le rappeler Liliane Giraudon qui avait déjà rendu hommage à certains grands classiques (Robert Walser, Tsvetaïeva, Sappho, Pouchkine, par exemple) ou contemporains (Danielle Collobert) dans Mes bien-aimé(e)s (Inventaire/Invention éditions) et qui réitère aujourd’hui la démarche envers ceux qui l’ont gardé vivante dans Biogres. Ce texte, commande du festival contemporain Ritournelles (la manifestation s’est déroulée du 10 au 20 novembre 2009) qui vient de fêter ses dix ans et en coédition le Centre François Mauriac de Malagar, se compose des portraits successifs des trois fantô »M« es familiers qui habitent le patrimoine bordelais, tout en revisitant le genre biographique ici compressé (d’où le curieux titre de ce recueil, Biogres) .

 

Il était tout aussi risqué de mettre en scène une obsession livresque telle que La Recherche afin d’ en restituer une matière vivante la plus innovante qui dépasse l’impossibilité apparente attachée à ce monument sacré. C’est pourtant le coeur de la formidable entreprise  lancée il y a quinze ans par la réalisatrice Véronique Aubouy en filmant la lecture intégrale de Proust par des lecteurs du monde entier. Cette expérience inédite fut visionnable tout au long du festival Ritournelles et peut toujours se consulter sur le site de V. Aubouy ainsi que sa version Internet (auquel peut s’inscrire tout un chacun qui en dispose librement) joliment intitulé Le Baiser de la matrice.

Par delà l’ambition de tels  projets puisque Véronique Aubouy pense en avoir fini vers 2033, soit une ampleur de 40 années de lectures filmées et Liliane Giraudon  qui peut redonner vie à d’autres auteurs phares de son panthéon personnel, ces textes (un film étant aussi entendu comme un texte qui s’écrit sur pellicule) sont des autoportraits éclatés, démultipliés dont le nombre (infini, donc) ne signale que l’impossible réel à capturer, une manière toujours de rejouer le vieux mythe personnel de l’écrivain faisant écho à ses propres spectres familiaux tels qu’évoqués par Liliane Giraudon dans l’interview. Chez Véronique Aubouy, la caméra devient l’objet-miroir qui permet la mise en abyme de chaque lecteur, révélant son lien intime et singulier au texte, soit la (re)mise en jeu (je) perpétuelle d’une manie, sa recherche de la Recherche … ou comment s’en débarasser !

Au final, ces deux objets insolites qui dépoussièrent les clichés afférents à ces hommes et textes illustres peuvent plaire aux  amateurs de curiosités littéraires. Liliane Giraudon donne à son travail  la jolie formule « vivrelireécrire » mais nous sommes sûrs que Véronique Aubouy ne désavouerait pas ce néologisme, ni le nombre de lecteurs  qui n’en auront jamais fini avec ces Oeuvres qui nous hantent durant toutes nos vies démultipliées grâce aux livres.

Cradeaux de Noël

13déc

un pudding…Aucune période ne se prête mieux à l’humour noir que ce temps de l’avent, compte à rebours terrible qui nous mène impitoyablement vers Noël et ses torrents de bons sentiments et de guimauve (sans parler des crises de foie). C’est plus atroce encore aux Etats-Unis où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil jusqu’à la nausée (et après la Saint-Sylvestre on ressort les couteaux). Les anglais font dans le feutré, c’est bien leur genre : les puddings entament en haut du placard leur longue agonie et s’enflammeront à l’heure H dans les vapeurs d’un alcool qui n’enivre pas. Où la trouver cette fameuse ivresse dont on a tant besoin pour supporter l’hiver ? Dans la méchanceté bien sûr, au coeur de la famille, ce lieu de toutes les monstruosités et de tous les drames. Willa Marsh, qui vit dans le Devon, ce qui ne constitue en rien une excuse, l’a bien compris et elle nous régale cet hiver d’un charmant petit roman plein de piquants et d’épines sur les joies amères de la fraternité sororale (la pire sans doute car apparemment la moins violente…). Les deux soeurs qui en sont les héroïnes jouissaient des privilèges de la dualité quand leurs parents, issus d’un remariage (elles sont demi-soeurs en effet), décident la passe de trois et mettent au monde la mignonne petite Rosie, un ange, un amour, un délice, bref : un monstre. Nous sommes dans les années 50 et en ce temps-là on n’avait pas l’insulte comme exutoire à la colère, il fallait ruser pour se venger et nos deux protagonistes vont faire preuve d’une imagination sans borne pour faire payer à la cadette, une peste phénoménale, ses manigances exaspérantes et ses airs de sainte. Il y aurait beaucoup à perdre à raconter les méandres de cette histoire parfaitement conduite et qui réjouit en nous le sadique qui sommeille. Jusqu’où iront-elles ? se demande-t-on. Vous êtes condamné à les suivre et à noircir votre sourire pour le savoir car leur appétit de vengeance est sans retenue. Ah, que ça fait du bien de laisser un auteur se lâcher. Et après, le miracle de Noël, eh bien on s’en moque un peu, non ?

 

Willa March Meurtres entre soeurs  Autrement

Trois flammes savantes

10déc

Marie NDiaye interrogée par Dominique RabatéMarie NDiaye est une coureuse de fond. On le soupçonne tout au moins à la lecture du programme de sa semaine qui va la voir traverser la France de part en part pour rencontrer son public, auréolée de ce Goncourt qui astreint ses lauréats à la rude épreuve des conférences-signatures. Elle nous a fait la joie de revenir nous voir pour s’entretenir avec Dominique Rabaté qui connaît particulièrement bien son oeuvre (qu’on se souvienne de son livre chez Textuel) avant de signer pour les aficionados de toujours et ceux qui le découvrent depuis quelques mois stupéfaits. Vous pourrez écouter le podcast de cette rencontre et moins regretter d’avoir loupé le tram, vous être trompé de jour ou avoir renoncé devant l’affluence. Et puis il vous reste la chance de lire ou relire ce magnifique Trois femmes puissantes qui confirme sa place éminente dans notre littérature.

Merde à qui ?

08déc

Marcel PaquetA Jésus ?! Oui mais c’est José qui le dit… José de Nazareth, le frère malheureux et méconnu de J.-C. qui s’est enfin décidé à prendre la plume pour rétablir la vérité. Cela n’a jamais été une sinécure pour lui d’être l’ainé de ce Dieu en puissance et maintenant qu’il a vieilli et que ses enfants sont en âge de comprendre il leur délivre un court message, un rien colère, « pour leur demander pardon de les avoir engendrés sans savoir ce qu’était cette existence ». Un rien repentant, un brin remonté, José déballe tout sur son cadet et tente d’expliquer ainsi le ratage de sa vie. On se doute bien que Jésus ne va pas sortir grandi de ce règlement de compte familial car la méchanceté et la vengeance ne s’exercent jamais aussi bien qu’à l’intérieur de ce cercle peu sacré. Il faut dire que le garçon a de quoi susciter l’agacement et l’inquiétude et malgré des côtés profondément attachants sa passion pour la Bible qu’il pratique littéralement est de mauvais augure : très tôt il se pense démiurge, très vite il découvre ses qualités de manipulateur, très rapidement il s’enivre de ce pouvoir sur les autres que sa ferveur engendre. Cette radiographie de la naissance d’un fanatique est d’autant plus troublante qu’elle reste pondérée et que malgré le titre très provocateur, ce bon gros José reste modéré, plus effaré que violent. Car c’est bien le propos de Marcel Paquet, ce belge philosophe (ou ce philosophe belge), que de nous inviter, par cette satire, à peser l’importance du délire dans la naissance des religions, cette part de folie qui transforme des images en rituels et des simagrées en révélations. Paquet nous invite à en sourire de peur d’avoir à en frémir, nous laissant entendre que chaque inventeur de religion dissimule un « criminel », Jésus quant à lui coupable d’avoir voulu « faire épouser aux hommes une cause utopique en voulant leur faire endosser une faute imaginaire et, dès lors, impossible à expier. » Avec ce malentendu terrible, José sent poindre le début d’une longue nuit. En est-on sorti ? Et par quelle autre obscurité la remplacera-t-on ?

Une demi-heure de lecture tonifiante, voilà qui ne doit pas être boudé en cet avent où un autre genre de sacré a pris le dessus.
Et pour renfort de potage, Marcel Paquet vient de sortir une « suite » : Marie et les Jean qui ne manque pas de piquant ou plutôt d’épines.

 

Merde à Jésus, Marcel Paquet, La différence, collection Minos.

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