James ELLROY J+2 !
L’événement faisait date depuis quelques semaines : l’annonce de la venue de James Ellroy dans notre librairie. Fans, libraires et curieux attendaient le 18 janvier avec impatience ! Ce « monstre sacré » de la littérature policière achevait ces jours-ci sa tournée française avant de sillonner l’Europe, pour accompagner la parution très attendue du dernier tome de sa trilogie du même nom, Underworld USA, disponible en France aux éditions Rivages depuis le 6 janvier. L’auteur, décontracté et souriant - il a chaud, enlève illico son pull noir, place à la fameuse chemise hawaïenne, arbore l’écharpe fétiche confectionnée par sa compagne – s’est tout d’abord prêté au jeu des dédicaces, debout, serrant avec le sourire les mains de ses lecteurs, ponctuant chaque échange de quelques paroles… Il jubile en paraphant ses livres de son écriture majuscule pour un public venu en nombre (la file d’attente ne tarira pas pendant une heure et demie). Impressionnant Ellroy, tant par sa taille, son regard aigu, que sa personnalité, mégalomane et fascinante, qui le pousse à parler, non sans malice, confinant (peut-être ?) à la provocation, mais avec un sérieux aplomb, de « chef-d’oeuvre » pour cette incursion complexe, torturée et tonitruante dans les années 1968-1972, date limite pour l’écrivain qui ne consent pas à écrire ou vivre dans son temps, ni à s’exprimer sur l’actualité brûlante.
Pour ceux qui auraient raté la conférence qui a suivi à 18 heures dans les salons Albert Mollat – la salle s’est remplie comme un raz-de-marée si bien que tout le monde n’a pas pu entrer, et nous en sommes désolés – voici de larges extraits de ce rendez-vous qui fut à la hauteur de nos attentes. C’est Christophe Dupuis, grand connaisseur devant l’éternel du polar américain qui a eu le courage de mener cet entretien, c’est Yves-Charles Granjeat, éminent spécialiste universitaire de littérature américaine qui a traduit à la volée la langue très verte du grand homme, secondé efficacement par Stéphanie Benson elle-même, l’auteur bien connu de polar. Bref du beau monde sur cette estrade et au final un spectacle dont nous vous avons gardé les meilleurs moments.
PS : Pour retrouver l’intégralité de la rencontre , rendez-vous sur le podcast à l’aide du lien que voici : podcast Ellroy