
Voila un premier roman construit comme une petite bombe : le texte est court, dense, presque explosif.
L’histoire a pour toile de fond le Liban. On suit une jeune fille de 15 ans effrontée, qui n’a peur de rien, ni de la guerre, ni des bombes, ni de ses tantes qui veulent la marier. Sa mère, une Française, les a quittés pour suivre son amant en France. Coincée entre ses tantes traditionalistes et cette France lointaine rêvée, tiraillée entre deux cultures, l’héroïne a choisi comme échappatoire de foncer tête la première, de porter un pantalon militaire sous sa robe et de braver les interdits.
C’est ainsi qu’elle fait la rencontre d’un homme, pseudo reporter, avec qui elle fait l’amour, avec qui, aussi, elle apprend le maniement des armes. Grand amour ou manipulation? Qu’importe, la jeune fille souhaite vivre tout et jusqu’au bout.
Roman de la guerre, mais aussi de l’enfance et du premier amour – il y a quelque chose de Duras et de l’Amant dans ce texte -, La main de Dieu dérange autant qu’il fascine, et ne pourra laisser aucun lecteur indemne.




2 commentaires
Dolly
21 juin 2010 à 3:08 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
Voilà un article bien attirant, lui aussi. Merci. D.
EstelleHaney
10 octobre 2010 à 4:26 (UTC 2) Lier vers ce commentaire
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