Archives de la catégorie “En vitrine”

Rendez-vous ce soir avec Paco Ignacio Taibo II

19mar


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Afin de fêter le Mexique, deux jours après la venue de Jorge Volpi dans notre librairie, nous avons la joie de recevoir aujourd’hui  Paco Ignacio Taibo II, pour sa biographie sur  Pancho Villa. Nous avouons (humblement) que nous connaissons mieux le bonhomme par ses polars – la découverte de son univers singulier nous a soudain fait considérer Mexico comme l’une des grandes métropoles du crime littéraire. Rapide et partiel (partial ?) tour d’horizon :

Commençons par le claudiquant privé Hector Belascoaran Shayne, anarchiste et borgne de surcroît, grand consommateur de coca et fin connaisseur des bas-fonds de la capitale mexicaine. Armé d’un sens de l’humour et d’un cynisme à toute épreuve, Belascoaran dénoue les fils d’intrigues subtiles et littéraires, finalement tendre avec les coupables et dur avec le système qui les a enfantés.

Pendant semi-autobigraphique de l’auteur, José Daniel Fierro, découvert dans La Vie même, nous livre les marottes d’un écrivain multicarte et imprévisible : à la fois chef de la police d’une petite ville, fasciné par Léonard de Vinci (dans l’excellent La Bicyclette de Léonard) comme par l’histoire de Barcelone durant les années 20, capable des inventions les plus loufoques et des rencontres les plus dangereuses. Ces deux titres sont peut-être les plus représentatifs de l’impossibilité de décrire Paco Taibo, donc les plus à même de plonger directement dans l’univers de cet auteur inclassable…

… qui parmi ses nombreux autres romans a commis l’excellent diptyque Ombre de l’ombre et Nous revenons comme des ombres, tableau des années 20 puis 40 du Mexique et de l’Amérique du Sud, entre parties de dominos, instants révolutionnaires et guerre en Europe ! Inénarrable, vous-dit-on, mais tellement jubilatoire…

 

PS : nous apprenons que le prix Grand Public du Salon du livre de Paris 2009 vient de lui être décerné pour un de ses derniers livres, écrit à quatre mains avec le Commandant Marcos :  Des morts qui dérangent, paru dans la collection de poche Rivages/Noir.

 

 Ci-dessous, notre vitrine aux couleurs du Mexique en hommage à Paco Ignacio Taibo  – rendez-vous donc ce soir à 18 heures dans les salons Mollat !

 

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Octavio Paz, l’incandescent

17mar

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 Consacrer une vitrine « Poésie » dédiée à l’année du Mexique semblait un défi réalisable, tant le choix d’Octavio Paz relevait de l’évidence ! Ce premier choix allant (presque trop) de soi, cette gageure comporta heureusement quelques trouvailles qui nous ravirent : découvrir et faire partager, à côté d’un des Maîtres des lettres mexicaines, d’autres expressions plus contemporaines et/ou moins connues, comme sur ce blog hier le poète Homero Aridjis.

 Le mariage de ce double évènement (le Printemps de la poésie et le Mexique comme invité du Salon du Livre de Paris) nous donne l’heureuse occasion de retraverser les écrits de ce premier (et pour l’instant seul) Mexicain à obtenir le fameux Nobel en 1990 puis à recevoir en novembre dernier sa consécration dans la collection de la Pléiade, ce afin de commémorer les dix ans de sa disparition.

Né en 1914 à Mexico, le destin de Paz est déjà marqué par l’Histoire : son père embrasse la cause révolutionnaire auprès de Zapata en 1910 et auprès de son grand-père, écrivain, le jeune Octavio va puiser la matière de son premier recueil de poèmes rédigé et publié à 19 ans (l’influence de Mallarmé et de Gongora, notamment, y est grande). La conscience de ses racines à la fois espagnoles et indiennes va définitivement nourrir et décider pour une grande part de sa vie et de sa création : sa carrière de diplomate dans le monde entier (en tant qu’ambassadeur du Mexique) va creuser ce syncrétisme de cultures, de philosophies et de spiritualités multiples qui imprègnent tant son oeuvre, à l’image de son frère argentin Borges. Par exemple, comme les titres l’indiquent, Versant Est (1962) regroupe son oeuvre écrite en Inde, L’Arc et la lyre révèle ce pont entre Orient et Occident,  tandis que son indémodable et magnifique chef d’oeuvre Le labyrinthe de la solitude (1957) tente de traduire la complexité de la nature humaine à travers l’identité mexicaine elle-même plurielle, composée d’héritages antiques tout autant que mythiques et mythologiques. Sa filiation se situe également du côté du surréalisme d’André Breton qu’il rencontra seulement en 1945 mais dont il reconnut l’influence décisive qui se retrouve dans Aigle ou soleil (1951) ou Pierre de soleil (1957) (repris dans le recueil Liberté sur paroles, 1935-1957). De ses voyages en Orient, il sera durablement marqué par la philosophie bouddhiste et traduira le poète japonais Bashô . Ses liens avec l’art s’étendent à la peinture : citons Pierre Alechinsky, Adami, Miro et Tapies qui ont illustré ses poèmes.

Cette synthèse de contradictions (le poète Claude Roy a parlé de la richesse de sa « pensée-carrefour » ) forment le coeur (l’essence ?) de l’homme et de l’écrivain. Son engagement initial aux côtés des républicains pendant la guerre d’Espagne (il se lie d’amitié avec Neruda), puis sa critique du castrisme l’amène à s’éloigner plus tard du communisme : il est rejoint en cela par un ancien marxiste, le Péruvien Mario Vargas Llosa qui saluera, à la mort de Paz en 1998, la disparition d’ « une des plus grandes figures de la culture contemporaine en tant que poète, essayiste, penseur et conscience critique [qui] a laissé une trace profonde, des admirateurs et des adversaires [...]  » .

Dans L’Autre voix, Octavio Paz nous donne à entendre une  juste défense et définition de la poésie qui ne souffre d’aucune protestation : « La poésie est l’antidote de la technique et du marché. Dans les temps à venir, voilà quelle pourrait être sa fonction. Rien de plus ? Rien de moins.  » (page 172)

 En France, il fut notamment traduit par Benjamin Péret, Roger Munier, Roger Caillois, Jacques Roubaud et Claude Esteban qui signe notamment une très belle préface de Versant Est (Poésie/Gallimard), idéale introduction à la poésie pazienne… C’est dire que l’héritage de sa plume flamboyante n’a pas fini de perdurer et de rayonner. Car on voit combien l’élément feu/flammes et ses corollaires inspiration (feu sacré) /éros sont effectivement un des leitmotive de son imaginaire.

Mais laissons bien entendu le dernier mot, en guise d’ouverture, au poète dans ce poème éponyme  »Le feu de chaque jour »  :

 

« Comme l’air

                    dresse et dissout

sur les plages de la géologie,

sur les terrasses planétaires,

ses édifices invisibles :

                                      l’homme

Son langage est à peine un grain,

mais brûlant

                     contre la paume de l’espace.

Syllables qui sont incandescences.

Qui sont plantes, aussi :

                                        leurs racines

fracturent le silence,

                                      leurs branches

bâtissent des abris de sons.

                                               Syllabes :

elles se nouent et se dénouent,

                                                     jouant

aux ressemblances et aux dissemblances.

Syllabes :

                mûrissant aux fronts,

fleurissant aux bouches.

                                          leurs racines

boivent la nuit, mangent l’éclat.

                                                      Langages :

arbres incandescents

aux feuillages de pluie.

 

Végétations d’éclairs,

géométries d’échos :

sur la feuille de papier

le poème se lève

                           comme le jour

sur la paume de l’espace.

(extrait du recueil Le feu de chaque jour, page 144 ; Poésie/Gallimard)

 

 

Un cactus en vitrine

12mar

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Puisque décidément le Mexique envahit jusqu’à l’actualité politique, c’est le moment où jamais de nous immerger dans sa littérature. Invité du Salon du Livre de Paris qui ouvre ses portes jeudi soir, ce pays a mis les moyens sur la table – de très généreuses subventions ont été allouées, permettant une prise de risque minimale… – pour que les Français découvrent enfin la variété de ses écrivains et sa richesse éditoriale, d’où une profusion de publications qui va falloir se dépêcher de regarder avant que le reflux, inévitable, éloigne les éditeurs de ce pôle temporairement attractif.  Nous avons donc avec tout le sérieux qui nous caractérise feuilleté, emprunté et lu une partie de ce trésor pour en retenir au moins ceci.

David Toscana le premier nous a emballé avec ce premier roman traduit par François-Michel Durazzo (que vous pouvez retrouver en podcast), El ultimo lector édité par Zulma (cf notre blog).

Mario Bellatin quant à lui nous aune nouvelle fois étonné : d’abord en quitant la maison qui s’était acharnée avec beaucoup de courage à la faire connaître, Passage du Nord-Ouest, puis en signant un énigmatique petit roman, Jeu de dames,  dont nous ne sommes pas sûrs d’avoir tout saisi….(cf notre blog).

Avec Boue, Guillermo Fadanelli a confirmé tout le bien que nous en pensions après Un scorpion en février : quand vieillir rime avec désir, la douce, amère et parfois violente aventure d’un cinquantenaire surpris par le démon de l’amour.

Le roman le plus violent est à mettre à l’actif d’un autodidacte; J.M.Servin, ancien sans-papier en France, routard revenu au pays pour nous infliger sa dureté avec Chambres pour personnes seules, aux Allusifs, où les combats de chiens ne sont pas les aspects les plus sombres de cette plongée au coeur d’un Mexique sordide (cf notre blog).

Un chef-d’oeuvre, dont nous n’avons pas encore eu l’occasion de parler, que ce fantastique roman de Alvaro Enrigue né en 1969, qui était venu l’an dernier dans le sillage du grand Sergio Pitol à la librairie (mais nous ignorions tout de lui alors et il ne communiqua guère…), Vies perpendiculaires chez Gallimard, odyssée temporelle d’une garçon qui découvre en lui toutes ses vies antérieures, ses crimes et ses châtiments, le poids de l’éternité et l’insurmontable douleur de survivre à ses tourments, un livre d’une étourdissante construction dont on revient sonné.

Grande figure des Lettres Mexicaines dont aucun éditeur français ne veut néanmoins traduire l’opus principal, Juan Villoro passe pour la voix la plus écoutée de son pays, influent, brillant dans tous les registres mais manquant peut-être de cette authenticité qui lui vaudrait une plus grande reconnaissance internationale. Son recueil de nouvelles édité chez Denoël nous paraît au mieux mal traduit au pire sans grand intérêt dans son ambition de donner voix aux mille et une bassesses de dix hommes modernes. Mariachi a tout du produit d’importation.

Désormais grande vedette chez lui et aux Etats-Unis, donc très jalousé par ses contemporains, Guillermo Arriaga se devait de figurer dans cette liste. Scénariste pour de grands noms, romancier, nouvelliste et aussi réalisateur, ce touche-à-tout a réussi le pari de sublimer la violence de son pays pour en exprimer le plus tragique. Chacune des nouvelles de Mexico, quartier sud est un coup de poing qui demande un peu de temps pour s’en remettre.

Jorge Volpi, qui est venu plusieurs fois à notre rencontre, a marqué ses lecteurs avec l’ambitieux Le temps des cendres. Le jardin dévasté au Seuil frappe par sa recherche formelle, fait de très courts chapitres qui tentent par leur aspect fragmenté de rendre compte du drame atroce d’une jeune irakienne confronté aux petites misères d’un homme qui pourrait beaucoup ressembler à l’auteur. Plus contenu, moins ample, ce court livre nous permet de découvrir un autre aspect du talent de Volpi.

Nous n’avons pas renoncé à continuer la lecture des Mots croisés de Fabio Morabito édité par Corti mais, avouons-le, c’est pour l’heure d’un minimalisme qui peine à provoquer l’adhésion. Et la réflexion sur le travail de l’écriture paraît tellement peu originale que cet auteur d’origine italienne qui a choisi plus tard la langue espagnole ne nous convainct qu’à moitié.

On terminera ce modeste et subjectif coup de projecteur par la très intelligente anthologie préparée par François Gaudry -qui a aussi traduit le dernier Enrique Serna dont nous reparlerons, Quand je serai roi -  aux Editions Métailié, Des nouvelles du Mexique, avec une introduction enlevée qui résume en peu de phrases la richesse de cette littérature. On y croise des auteurs incontournables et des inconnus très prometteurs et on en ressort étourdi par une telle accumulation de talents…

Le polar coule à flot…

05mar

 

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Entendu, parfois : ils boivent vraiment beaucoup, dans le polar… Certes, certes, le roman noir classique est empreint (imbibé, allez savoir), d’alcool (parfois de contrebande !), et, pour fêter ça, la gueule de bois des libations de décembre définitivement oubliées (on ne m’y reprendra plus, vraiment…), nous accompagnons les galettes et les crêpes, avant les giboulées, d’une vitrine thématique pour nous rappeler nos malheurs hépatiques de l’année passée, nommée Alcool blues

Plaisir d’exhumer de notre fonds quelques alcools forts de derrière les fagots, accompagnés par des appellations prestigieuses ou des crus prometteurs. Pour l’affiche, nous avons choisi de reproduire la superbe couverture Des clopes et de la binouze, titre de l’anglais Charlie Williams paru à la Série Noire (voir photo ci-dessus), une aventure de Royston Blake, dur à cuire (par intermittence) et videur, gros buveur de bière. A ne pas confondre avec son presque homonyme Charles Williams, américain celui-là, né au Texas en 1909, avec son grand classique Fantasia chez les ploucs, suivi de Aux urnes, les ploucs ! ou l’histoire d’une campagne électorale, où l’on carbure à la magouille et à la bibine. En vedette, les polars de l’irlandais Ken Bruen, série bien imbibée mettant en scène Jack Taylor, ancien flic de Galway, qui connaît les pubs comme sa poche ! Les titres donnent le ton : Delirium Tremens, Toxic Blues…  Jack Taylor a un cousin gallois en la personne de Robin Llywleyn, sombre héros de Robert Lewis, on se souvient de ses descentes aux enfers dans les bas-fonds de l’alcoolisme dans Dernier train pour Llanelli et Swansea terminal  parus à l’Esprit des Péninsules. A Londres, le Club de Bill James voit passer toutes sortes de drôles d’oiseaux, dont certains sortent passablement éméchés, alors que d’autres y fomentent des casses ou des enlèvements.

Pubs et blues font bon ménage dans les polars de Ace Atkins sur fond de Nouvelle-Orléans, citons Blues bar qui vient de paraître en format poche dans la belle collection Rivages/noir. On boit pas mal aussi dans les polars de James Crumley, sans parler d’autres substances plus illicites – l’occasion de ressortir du rayon nos petits préférés : Fausse piste,  la première enquête du privé Milo Milodragovitch et Le dernier baiser, livre culte avec C.W. Sughrue, où même le bouledogue, Fireball Roberts, est totalement alcoolique. Dans la même tradition, les « Aussie » ne sont pas en reste, le meilleur exemple en serait Derniers Verres, du talentueux Andrew McGahan, où George Verney, journaliste de son état, replonge dans ses travers passés avec un certain bonheur…

Sans oublier les grands classiques du roman noir, où l’on trouve du cognac consommé directement sur le zinc (Léo Malet, Simenon…), du whisky à même la flasque (ah, le grand Marlowe, créé par Raymond Chandler), voire dans des bouges à la limite de villes anonymes ( Une poire pour la soif, de James Ross, est inoubliable dans ce registre).

Pour conclure, Je suis un roman noir, par A.D.G., est un excellent exemple de mufflée monumentale « à la française », le soir de Noël de surcroit ! A vos gueules de bois…

 

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Deux inédits de Barthes

26fév

barthesjournaldeuil3.jpgLe Journal de deuil  trône en bonne place dans la vitrine critique que nous venons de consacrer à Roland Barthes. Un événement que cet inédit, paru à titre posthume – des notes de la main de Barthes, écrites après la mort de sa mère. Pour l’occasion, nous avons ressorti La Chambre claire, ouvrage sur la photographie, qui tourne justement autour de  la figure centrale de la mère – écrire sur elle pourrait se lire comme une tentative de sortir du deuil… En même temps que le poignant Journal de deuil  paraissent chez Christian Bourgois les Carnets du voyage en Chineune curiosité datant de 1974 et jamais publiée. Pour l’occasion, les nouveautés pullulent : un beau récit de Jean Esponde Roland Barthes, un été (Urt 1978), dans la collection de poches Titre reparaît le Pourquoi j’aime Barthes de Alain Robbe-Grillet, ainsi qu’une jolie petite anthologie de Questions aux Editions Manucius dans un format tout blanc,  sans oublier Le Magazine Littéraire qui consacre ce mois-ci tout un dossier à Barthes.

Sur la table où nous lui rendons hommage, nous prenons plaisir à (re)feuilleter les grands classiques barthésiens : l’indémodable et merveilleux  Fragments d’un discours amoureux à lire et à relire, les cinq tomes des oeuvres complètes au Seuil qui se déroulent chronologiquement, et de nombreux livres de poches accessibles à toutes les bourses : Le degré zéro de l’écriture,     Mythologies, Système de la mode, le Plaisir du texte, L’Empire des signes, Roland Barthes par Roland BarthesDans les coulisses universitaires, les publications des cours et séminaires au Collège de France intéresseront les plus curieux : Comment vivre ensemble, Le Neutre, La préparation du roman I et IIces deux derniers existent en Cédérom mp3, où l’on entend la voix de Barthes…

Sur Barthes enfin, l’indispensable colloque de Cerisy Prétexte : Roland Barthes Cerisy 1977 , l’essai que lui a consacré Eric Marty Roland Barthes le métier d’écrireLes derniers jours de Roland B. par Hervé Algalarrondo, le collectif Vivre le sens avec la participation de Carlo Ginzburg, Marie-José Mondzain, Michel Deguy, Antoine Culioli et Georges Didi-Huberman, ou encore les pages que lui consacre Susan Sontag dans L’écriture même : à propos de Barthes, à qui nous laisserons le mot de la fin : « Pédagogue, homme de lettres, moraliste, philosophe de la culture, connaisseur des idées fortes, mémorialiste protéen de sa propre vie… parmi toutes les notabilités intellectuelles qui sont apparues en France depuis la Deuxième Guerre mondiale, Roland Barthes est celui dont l’oeuvre est, j’en suis persuadée, la plus sûre de durer ».

 

 Pour en savoir plus, cliquez ici pour retrouver notre dossier consacré à Barthes.

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Découvrez Le Masque !

10fév

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Une des premières vitrines polar de l’année met à l’honneur dans notre librairie la collection Le Masque, bien connue des lecteurs de romans policiers.

Qui n’a jamais lu, sous la jaquette noire et jaune, sur laquelle est imprimé le logo d’un masque transpercé d’une plume, un classique d’Agatha Christie : Les Dix petits nègresLe crime de l’Orient-Express, ou Le meurtre de Roger Ackroyd ? En clin d’oeil aux débuts de la collection, l’éditeur a eu la plaisante initiative de réimprimer quelques titres avec les couvertures de l’époque – une vraie curiosité !

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Propos de l’éditeur en introduction d’un fascicule qui vient de paraître, présentant la collection des grands formats du Masque : « Dans l’esprit de nombreux lecteurs, Le Masque évoque un petit livre jaune, un logo mythique et le nom d’Agatha Christie. Cela reste vrai, mais les livres publiés en grand format répondent à une autre logique : le monde a changé, le roman policier aussi » – Le Masque aussi a changé. A la parution de Méfiez-vous des morts de Boston Teran, Bruno Corty écrivait dans Le Figaro littéraire : « On ressort de cette intrigue heureux de constater que les éditions du Masque, que l’on croyait abonnées aux meurtres façon Cluedo, entre deux tasses de thé posées sur une nappe en dentelle, peuvent aussi nous régaler avec des boissons plus brutales ».

Et, en effet, au détour d’un Masque, on peut croiser des auteurs aussi divers et variés que Ian Rankin, Val McDermid, Reggie Nadelson, Philip Kerr, Chuck Logan, Mark Billingham, Ace Atkins, Graham Hurley, Gene Kerrigan, Don Winslow, Chris Haslam, Charles Cumming -  les anglo-saxons, qu’ils soient anglais, écossais, américains, ou irlandais se taillent la part du lion. Ces nouvelles plumes nous offrent des polars modernes et contemporains, à l’image du plus connu d’entre eux : l’écossais Ian Rankin et sa série mettant en scène l’inspecteur John Rebus, qu’on ne saurait que trop vous recommander… Le Masque fait peau neuve, nous lui tirons notre chapeau !

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