Archives de la catégorie “Prix Lavinal”

Lavinal An IV : c’est parti!

13mar

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La fébrilité était palpable dans le groupe réuni ce vendredi soir, au coeur d’un café qu’on avait vidé de son assistance pour nous, dans le dessein d’élire les six finalistes du Prix Lavinal-Printemps des lecteurs organisé par votre librairie en partenariat avec France 3 et le Café Lavinal de Lynch Bages pour la quatrième année… Chacun des membres de l’équipe de sélectionneurs, plus compacte que les années précédentes, était bien décidé à ne pas se laisser faire pour donner toutes ses chances à son ou ses favoris : des tractations serrées étaient à prévoir, chacun fourbissant les arguments les plus justes et les plus fallacieux, l’une accrochée à sa tasse de thé qui semblait dans ses doigts se transformer en dangereux objet contondant, l’autre se cachant derrière une casquette pour sauvegarder un anonymat imaginaire, un autre encore décidé à faire rendre gorge à ceux qui l’an passé n’avaient pas retenu son candidat, une autre enfin attendant son moment pour dégainer l’argument imparable… Au bout du compte et contre toute attente, la diplomatie l’a emporté, une huitaine de noms s’imposant parmi les dizaines de livres lus depuis le début de l’année (imagine-t-on la besogne, mélange d’exaltation et d’ennui ?). C’est là qu’il fallut trancher et notre souci de nous concentrer plus volontiers sur des auteurs peu connus ou encore en instance de le devenir, afin de jouer notre rôle de découvreurs, l’emporta au moment du choix final. Le voici donc, dans le désordre, et avant que nous vous en disions plus sur chacun d’entre eux.

Kéthévane DAVRICHEWY   La mer noire   Sabine Wespieser Editeur

Elisabeth FILHOL   La Centrale    P.O.L

Pascale GAUTIER   Les vieilles   Joelle Losfeld

Gérard HALLER   Deux dans la nuit  Galilée

Christophe PRADEAU   La Grande Sauvagerie   Verdier

Fabio VISCOGLIOSI   Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit   Stock

Pour tout vous dire et sans vouloir faire dans l’auto-satisfaction, cette liste nous semble à la fois éclectique et cohérente, exigeante mais riche de surprises, et reflète l’excellente santé d’un roman contemporain français qu’on a trop souvent tendance à dénigrer.

Cela va être bientôt au tour des jurés, choisis parmi les clients de la librairie, d’entrer en piste avec mission pour eux de lire les six livres et de préparer leurs arguments en vue du débat final prévu en mai. Mais cela c’est pour plus tard…

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Lu du campus au soleil – L’Exposition

29juin

Les vacances proches ne désarment néanmoins pas les étudiants de Dominique Rabaté avec lesquels nous avions lancé il y a quelques semaines une collaboration sur ce blog, leur donnant la parole pour une semaine. Le succès aidant nous renouvelons  l’expérience en leur ouvrant de nouveau ces pages afin qu’il y expriment leurs critiques et leurs regards sur différents livres. Nous commençons cette semaine avec Thomas Colombera qui a choisi d’évoquer le livre de Nathalie Léger, L’Exposition, dernière lauréate de notre Prix Littéraire Printemps des lecteurs-Lavinal.

Nathalie LégerC’est cloué au lit, une journée durant et fiévreux que j’ai découvert L’Exposition. Le rythme effréné, enfiévré, goulu mais strict, entrainant le lecteur mais le perdant, hachuré, dans des fins de phrases radicales, correspondait particulièrement à mon état m’empêchant toute autre activité.
Voir. Tout voir. Tout classer, tout citer, tout apercevoir pour mieux expliquer. Exhiber. Car il y a une part d’exhibition dans l’Exposition. Non négligeable : d’Isabelle Huppert « mise à nu » à Yves Klein « montreur de nu », on fait le tour de la question, de cette question : comment faire montre de soi avec sincérité ? Avec art ? Pour répondre à la question de l’art, Nathalie Léger nous emmène dans sa quête.
Cette quête rejoint celle de Patrick Modiano avec Dora Bruder, à la différence que la quête est ici exclusivement photographique, et réservée à la réflexion sur l’art. L’on croise Roland Barthes, en pleine écriture de La chambre claire, lui-même photographié. A surtout été suivie la comtesse de Castiglione, dont Montesquiou conservait les innombrables clichés, essences de l’être ou plutôt : donnant de l’essence à l’être.
Nathalie Léger ne nous raconte pas l’histoire de la comtesse. Nadar l’a très bien fait, et elle nous le montre. Nathalie Léger s’en approche par la seule observation, s’approchant en cercles concentriques irréguliers, touchant parfois, furtivement, Virginia Oldoïni de Castiglione.

Résolument, nous sommes face à un texte. Et sans fil d’Ariane. Perdus. Emportés. Nathalie Léger, sous le couvert de l’anonymat et de la banalité, a tout emporté.
« Ce que je cherche, c’est l’inconséquence d’un souvenir, sa trace un peu titubante à travers les objets », nous dit-elle au détour d’une description photographique. Et le lecteur, entrainé, est transformé : c’est une expérience de lecture, cette exposition. Expérience dans laquelle le lecteur « est comme les murs, plein de componction et d’indifférence. » En somme, il a fait partie de l’exposition, il a participé à la mise en valeur des objets du texte.

Nathalie Léger à la lumière du Médoc

12juin

Nathalie LégerNathalie LégerNon, nous ne nous sommes pas couchés si tard que ça, mais la soirée fut intense et voyageuse à l’occasion de la remise du Prix Lavinal – Printemps des Lecteurs au troisième lauréat, Nathalie Léger, au Café Lavinal  du village de Bages. Voyageuse, parce qu’il faut traverser une partie de cette large presqu’île médoquine pour atteindre les faubourgs de Pauillac et les immenses rangs de vigne du prestigieux Château qui dote notre prix. Intense parce que l’auteur élu doit se plier à un exercice auquel il n’est a priori pas préparé : la réception au sein de la Commanderie du Bontemps Médoc Graves Sauternes et Barsac conclue par ces fameux douze coups de maillet sur barrique. Pour l’accompagner dans ce rite, Nathalie Léger était accompagnée par le directeur commercial des éditions P.O.L , Jean-Paul Hirsch, qui revêtit lui aussi avec beaucoup de dignité l’habit de circonstance, conscient mieux que nul autre du fameux privilège qu’il y a à se voir offrir une bouteille de ce grand cru. Après une séance de dédicaces  près de la fontaine, un cocktail permit de faire plus ample connaissance avec l’auteur de L’exposition, ce livre qui avait emballé nombre de jurés. Ceux-ci purent donc s’approcher de son auteur, très accueillante et pour tout dire franchement charmante avec laquelle ils échangèrent sans que nous osions nous mêler à l’entretien. La soirée se prolongea dans le soleil déclinant et s’acheva pour certains autour d’une table fournie, rappelant s’il en était besoin de quelle façon notre Prix tente de marier les différents plaisirs et non seulement les littéraires qui restent néanmoins les plus intenses…

Et le lauréat est…

27mai

Nathalie LégerLa CastiglioneMisère de la technique…ou du technicien… En rentrant cette nuit du fameux repas qui devait nous révéler le nom du nouveau lauréat du 3° Prix Lavinal, votre serviteur ouvrit son ordinateur nocturne pour y coucher les premières impressions et annoncer à la planète littéraire stupéfaite (au mieux) que c’était Nathalie Léger qui, à l’issue d’un second tour très serré, venait de l’emporter avec son petit livre hors norme intitulé L’exposition  paru chez P.O.L à l’automne dernier, couronnant ainsi une soirée passée à discuter littérature en compagnie de convives à la fois joyeux et incroyablement concernés par la mission que nous leur avions confiée, jurés convaincus et prêts à défendre leurs favoris sans couper la parole aux autres, ce qui n’est pas une moindre vertu, et faisant dans le même temps honneur aux mets excellents servis par Le Chapon Fin accompagnés de vins qu’on peut donc, sans vergogne aucune, accuser du lamentable fiasco informatique qui suivit puisqu’au matin le compte-rendu avait simplement disparu, ce que j’aurais dû avouer en commençant cette interminable phrase, car il est connu qu’un abstème à qui l’on sert des grands crus perd assez rapidement toute compétence technique et efface sans s’en rendre compte un texte avant de gagner un sommeil pour le coup plus du tout mérité : on m’autorisera donc, non pas à fouiller en vain au cœur de mon disque dur pour retrouver la trace de cette chronique perdue mais à procrastiner un compte-rendu qui y gagnera en sobriété…

L’important pour aujourd’hui reste que le troisième lauréat du Prix Lavinal – Printemps des lecteurs revient à Nathalie Léger dont des jurés enthousiastes ont vanté la subtilité, l’économie et la richesse (économie dans l’écriture et richesse dans les références) pour ce récit, aux frontières de l’essai et l’autofiction, autour de la figure inoubliable de la Castiglione, cette femme que ses contemporains jugeaient comme la plus belle de son siècle et qui se fit photographier tout au long de son existence, laissant à ceux qui observeraient plus tard ces images un intense sujet de réflexion et d’incompréhension : un livre assez bref pour mériter comme certains l’ont souligné une nouvelle lecture voire une seconde chance pour ceux qui n’auraient pas su y entrer la première fois.

Pour mémoire, on indiquera, après enquête que Nathalie Léger, née en 1960,travaille à l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine) dont elle est directrice adjointe. Elle a derrière elle un parcours de  commissaire d’expositions parmi lesquelles  Le Jeu et la Raison, consacrée à Antoine Vitez (Festival d’Avignon 1994), L’Auteur et son éditeur en 1998 ou l’exposition sur Roland Barthes organisée par le Centre Georges Pompidou en 2002 où elle revint d’ailleurs pour une exposition sur Samuel Beckett : elle lui consacra un livre que nous avions particulièrement apprécié, Les vies silencieuses de S.Beckett chez Allia (2006). Editorialement, elle a dirigé l’édition des Ecrits sur le théâtre d’Antoine Vitez (POL 1994-98) et établi, annoté et présenté celle des deux derniers cours de Roland Barthes au Collège de France, La Préparation du roman (Seuil-IMEC, 2002). C’est à elle aussi que l’on doit l’établissement de l’inédit de Barthes paru cet hiver. Sans être, pour l’heure, romancière, il s’agit comme le montre ce rapide panorama d’un auteur qui réfléchit intensément sur la place de l’écrivain.

Il nous reste à espérer qu’elle acceptera de venir nous rencontrer pour recevoir, au milieu des vignes de Lynch Bages, son Prix. A suivre…

 

Ce soir le jury…

26mai

Jury 2008 du prix Lavinal au Chapon finC’est ce soir que se réunira le jury du Prix Lavinal composé de clients lecteurs choisis avec soin pour ce que nous supposons leur appétit de lecture et leur envie de défendre un candidat. Ils se retrouveront au célèbre restaurant Le Chapon Fin, histoire d’ajouter au plaisir de la discussion celui de la bonne chère. Rappelons que ce prix qui en est à sa troisième édition est organisé par la Librairie Mollat en partenariat avec le Café Lavinal de Lynch Bages qui lui donne son nom, le journal Sud-Ouest et France 3 Aquitaine. Neuf jurés auront donc la responsabilité de se mettre d’accord autour d’un seul nom (nous ne sommes pas à Cannes, donc pas d’ex-aequo…). Petite nouveauté cette année, une bibliothécaire se joint au groupe (la directrice de la Médiathèque de Mérignac) qui comprend aussi une journaliste de France 3, Francine Faure, et un journaliste de Sud-Ouest, Yves Harté. Pour mémoire et sans qu’aucun indice nous permette de faire le moindre pronostic rappelons le nom des heureux candidats à cette couronne (une couronne qui aura plutôt la forme d’une bouteille de vin d’ailleurs…) :

Tatiana Arfel  pour L’attente du soir chez José Corti,

Stéphane Audeguy pour Nous autres chez Gallimard,

Nathalie Léger pour L’Exposition chez P.O.L ,

Dominique Périchon pour Samedi soir et des poussières,

Grégoire Polet pour Chucho chez Gallimard et enfin

Marc Villemain pour Et que morts s’ensuivent au Seuil.

Le vote se fera à au moins deux tours et à bulletins secrets, ce qui nous offre chaque année son lot de surprises et de revirements : le premier tour servant à choisir les deux finalistes, le suivant le vainqueur. Pour l’heure, pris d’une soudaine inquiétude, nous passons des coups de téléphone fébriles aux jurés pour bien leur rappeler le rendez-vous de ce soir (l’an dernier, l’un d’entre eux, en pleine préparation d’examens, avait mis près d’une heure à rallier le groupe qui, n’en pouvant mais, avait entamé les débats…). Encore une journée de suspens et demain, dans ces mêmes colonnes vous découvrirez le nom du vainqueur.

Gens de Lettres et Gens de Prix

07mai

sgdl.jpgMarc Villemain, notre candidat nouvelliste au Prix Lavinal 2009, vient de se voir attribuer un prix littéraire très convoité dans un domaine où les récompenses ne sont pas si nombreuses. Il vient en effet de recevoir le Grand Prix 2009  de la Nouvelle de la Société des Gens De Lettres (autrement appelée SGDL) qui vient donc saluer un recueil dont nous avions vite repéré les évidentes qualités et qui a donc toutes ses chances lors des débats qui auront lieu à la fin du mois de mai. On remarquera d’ailleurs l’étonnante vitalité du genre de la nouvelle au sein du catalogue Seuil avec la sortie du recueil de Mark Greene, Les plaisirs difficiles et celui, tout juste arrivé du grand Paul Fournel, Courbatures, dont nous vous reparlerons volontiers très bientôt. Pour l’heure toutes nos félicitations à l’heureux lauréat !

Un autre blog

24avr

Marc Villemain  (photo John Foley, Agence Opale)On signalera en passant mais sans se presser que l’un des concurrents du prochain Prix Lavinal, dont les délibérations auront lieu le 26 mai au soir, tient lui aussi un blog, vif et sans cet égotisme débordant qui plombe certains, avec comme on peut s’y attendre pour un écrivain, des articles de presse et des informations sur la carrière de son dernier livre, Et que morts s’ensuivent, pour lequel d’ailleurs le bouche-à-oreille semble se mettre en branle si l’on juge par les ventes très régulières du rayon. Nous vous invitons donc à y faire un petit tour en suivant ce lien : blog.Et tant qu’on y est on pourra tout aussi bien aller sur son site où l’on pourra découvrir ses goûts littéraires (pas moins de six livres de Finitude, des Richard Millet, des Blanchard et des Dilettante)  de quoi se faire une opinion sur ses lectures.

Tatiana Arfel dans Télérama

30mar

tatiana-arfel.jpgParce que nous traquons dans la presse les articles recensant les livres que nous avons sélectionnés, nous nous permettons de renvoyer ici à celui que Télérama consacre cette semaine à l’étrange et beau premier roman de Tatiana Arfel, quelques lignes qui en soulignent la singularité, évoquant un « roman blanc » là ou d’autres ont cru y discerner du noir…Voilà en tout cas un bel encouragement : http://www.telerama.fr/livres/l-attente-du-soir,40829.php

Et nous rappelons que l’urne de vote attend tous vos bulletins pour que vous puissiez, vous aussi, participer au choix du troisième Prix Lavinal, sachant que lors des délibérations une voix du public sera prise en compte.

Prix Lavinal An III

20mar

C’est donc reparti pour une nouvelle année ! Après des semaines de lectures acharnées, débridées et inquiètes, les libraires des rayons Littérature & Poches ont réussi à s’entendre autour d’un verre et après d’âpres négociations sur les noms des six candidats au prochain Prix Lavinal, le troisième déjà qui récompense un auteur en devenir ayant fait publier un livre depuis le début de l’année (ou la toute fin de la précédente). Enfin d’accord nous avons pu contacter les jurés qui auront deux mois pour tout découvrir, des jurés sélectionnés eux aussi après d’intenses agitations autour du chapeau qui contenait leurs noms et en respectant autant que possible un équilibre. Rappelons aussi qu’à ces jurés s’adjoindra pour la première fois une bibliothécaire et reviendront nos partenaires du Café Lavinal qui dote le Prix, France 3 Aquitaine et Sud Ouest. Tous ces lecteurs se retrouveront au Chapon Fin pour une longue soirée culminant par un vote.

Ont donc été retenus cinq romans et un recueil de nouvelles (c’est une première !). En avant-première, voici une petite présentation de ces six livres de qualité pour lesquels vous aurez possibilité de voter dans une urne placée dans la librairie, avec à la clef, pour le plus chanceux des votants un lot à lire et à déguster. Mais le mieux reste bien sûr de trouver moyen de les lire car nous trouvons à tous de grandes qualités et si chacun ici a son favori, tout le monde sera enchanté du résultat. Remercions Blandine, Martine, Véronique, Sylvie, Corinne, Emilie, Gwaenael, Olivier et David pour leur intense motivation.

tatiana-arfel.jpg- L’attente du soir, de Tatiana ARFEL (Ed. Corti)

Trois êtres marginaux en souffrance vont, au fil des pages, confier leur rapport au monde. Se succèdent ainsi la voix d’une jeune femme sans nom, élevée dans l’indifférence de ses parents, puis celle d’un vieux clown blanc dresseur de caniches et compositeur de parfums et celle enfin d’un enfant sauvage qui grandit seul au milieu d’un terrain vague. Entre roman d’apprentissage et fable, fantaisie et réalisme, ce récit triangulaire signe l’entrée en littérature d’une jeune romancière.

gregoire-polet.jpg- Chucho, de Grégoire POLET (Ed. Gallimard)

Gamin rêveur et astucieux, Chucho évolue dans les bas quartiers de Barcelone. Lorsqu’il rencontre un médecin allemand pour qui il va jouer les entremetteurs, fuir loin de Belito, ce violent souteneur qui lui mène la vie dure, devient désormais possible. Récit poétique et désespéré, Chucho est le quatrième et court roman d’un auteur de 29 ans lui-même installé dans la ville de Gaudi.

marc-villemain.jpg- Et que morts s’ensuivent, de Marc VILLEMAIN (Ed. du Seuil)

Troisième ouvrage de ce jeune auteur, ce recueil de nouvelles se lit comme une grande variation autour du thème de la mort. Chacun des onze textes se clôt en effet sur le décès de l’un des protagonistes. En fil rouge, une certaine Géraldine Bouvier, tour à tour infirmière, épouse, cousine, et célèbre cantatrice, fait figure de « femme faucheuse ». Certes, le ton verse dans le funeste et le tragique, mais il est souvent aussi satirique, drôle et audacieux.

stephane-audeguy.jpg- Nous autres, de Stéphane AUDEGUY (Ed. Gallimard)
Quand Pierre apprend le décès au Kenya d’un père qu’il n’a jamais connu, il se met en quête d’une sépulture digne de lui, accompagné par la voix de ceux qui sont à l’origine de ce pays. A travers leurs récits se dessine bel et bien l’histoire de cette terre pillée et maltraitée de la colonisation à nos jours. Entre lyrisme et ironie, burlesque et gravité, Stéphane Audeguy signe ici son troisième roman.

dominique-perichon.jpg- Samedi soir et des poussières, de Dominique PERICHON (Ed. du Dilettante)

Night club ou boîte de nuit, pour Lydie et Chatte, seul importe l’évasion du samedi soir sous les lumières factices du dance-floor. Le soir où Lydie vole la vedette à la brûlante Chatte et repart enfin avec le charmant jeune homme en costume blanc, elle ignore encore que son destin se noue sur une sinueuse route de campagne, par le truchement d’un chien écrasé. Il s’agit du second roman de Dominique Perichon, après Motus, paru en 2004.

nathalie-leger.jpg- L’exposition, de Nathalie LEGER (Ed. P.O.L)

A l’occasion d’un projet d’exposition, la narratrice évoque sa découverte de la Castiglione, une beauté du Second Empire célèbre pour sa vanité et la série de portraits photographiques qui ont jalonné sa vie. A travers le rapport de celle-ci à son apparence, elle est amenée à s’interroger sur l’image de la femme, cruelle ou désirable, qui a marqué son enfance et son histoire personnelle. Directrice adjointe de l’IMEC, Nathalie LEGER nous livre ici son premier roman.

 

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