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	<title>Ces mots-là, c\'est Mollat</title>
	<link>http://blogs.mollat.com/litterature</link>
	<description>Le blog des littératures</description>
	<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 09:15:42 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>L&#8217;incroyable talent de Joyce Carol Oates</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Oct 2008 09:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>

		<category><![CDATA[Fille du fossoyeur]]></category>

		<category><![CDATA[Joyce Carol Oates]]></category>

		<category><![CDATA[Philippe Rey]]></category>

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		<description><![CDATA[Au sommet de son art, la romancière américaine Joyce Carol Oates nous raconte dans La fille du fossoyeur (Ed. P. Rey) l&#8217;histoire tourmentée de Rebecca Schwart et de sa famille d&#8217;immigrants débarquée à Milburn (Etat de New-York) pour fuir l&#8217;Allemagne nazie. Pour la petite Rebecca, la vie s&#8217;articule entre sa mère et ses deux frères [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/oates.jpg" title="oates.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/oates.jpg" alt="oates.jpg" /></a>Au sommet de son art, la romancière américaine <a href="http://www.mollat.com/search/RapidSearch.aspx" title="Joyce Carol Oates"><strong>Joyce Carol Oates</strong></a> nous raconte dans <a href="http://www.mollat.com/livres/joyce-carol-oates-fille-fossoyeur-roman-9782848761213.aspx" title="La fille du fossoyeur"><strong><em>La fille du fossoyeur</em></strong></a> (Ed. P. Rey) l&#8217;histoire tourmentée de Rebecca Schwart et de sa famille d&#8217;immigrants débarquée à Milburn (Etat de New-York) pour fuir l&#8217;Allemagne nazie. Pour la petite Rebecca, la vie s&#8217;articule entre sa mère et ses deux frères aînés jusqu&#8217;au jour tragique où le père, un homme rendu violent et imprévisible par l&#8217;histoire de son pays et qui travaille désormais comme fossoyeur, commettra un acte qui fera basculer la vie de la fillette dans l&#8217;horreur. Pupille de la nation, recueillie par son institutrice, elle quittera l&#8217;école pour travailler comme femme de chambre. Croisant pour son malheur le chemin de Nile Tignor, elle partira vivre avec lui à Chatauqua Falls. Au fil des années, après la naissance du petit Niley, son compagnon souvent absent révélera son vrai visage d&#8217;homme alcoolique et instable. Battue, malmenée, elle parviendra à s&#8217;échapper pour sauver sa propre vie et celle de son petit garçon. Fuyant de ville en ville vers le Nord, de petit boulot en petit boulot, sa rencontre avec le pianiste de jazz Chester Gallagher orientera enfin leur destin à tous les deux vers une vie plus paisible, presque sereine. Cachant son passé à sa nouvelle famille, elle cherchera néanmoins, arrivée à la fin de sa vie et atteinte par la maladie, à renouer avec son passé. Cette démarche l&#8217;amènera à retrouver la trace de sa cousine, une anthropologue de renom qui vient d&#8217;écrire ses mémoires en témoignage de l&#8217;Holocauste. La  correspondance qu&#8217;échangeront les deux femmes leur permettra à toutes les deux de faire la paix avec leur passé. Bouleversant à plus d&#8217;un titre, ce roman est un pur chef-d&#8217;oeuvre, comme l&#8217;avait été <strong><em>Les chutes</em></strong> (prix Fémina étranger en 2004). Le lecteur  est sûr de ne pas en sortir indemne.</p>
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		<title>Kerangal &#38; Kennedy</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 16:02:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>

		<category><![CDATA[Corniche Kennedy]]></category>

		<category><![CDATA[Maylis de Kerangal]]></category>

		<category><![CDATA[Verticales]]></category>

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		<description><![CDATA[Curieusement il n&#8217;est pas donné à beaucoup d&#8217;écrivains d&#8217;avoir un style, surtout parmi la jeune garde, cette relève dont on attend beaucoup jusqu&#8217;à la prochaine. Des univers, des théories, des ambiances, des couleurs, mais souvent point de ce style qui distingue un écrivain d&#8217;un auteur. Il est vrai qu&#8217;avoir trouvé sa marque ne suffit pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/kerangal.jpg" title="kerangal.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/kerangal.thumbnail.jpg" alt="kerangal.jpg" /></a>Curieusement il n&#8217;est pas donné à beaucoup d&#8217;écrivains d&#8217;avoir un style, surtout parmi la jeune garde, cette relève dont on attend beaucoup jusqu&#8217;à la prochaine. Des univers, des théories, des ambiances, des couleurs, mais souvent point de ce style qui distingue un écrivain d&#8217;un auteur. Il est vrai qu&#8217;avoir trouvé sa marque ne suffit pas à vous faire un nom, que posséder sa langue et la soumettre à sa ou ses visions n&#8217;assure pas d&#8217;un public plutôt friand d&#8217;histoires. On pense en passant à <a href="http://www.mollat.com/livres/mathias-enard-zone-roman-9782742777051.aspx" title="Zone"><em><strong>Zone  </strong></em></a>de <strong>Mathias Enard</strong>, ardemment défendu sur son blog par <a href="http://blogs.mollat.com/encherchantbien/" title="Carnets d'un curieux">Titus Curiosus</a> et qui mériterait que quelqu&#8217;un, ici, en souligne l&#8217;importance et l&#8217;ambition. Avec <strong>Maylis de Kerangal, </strong>qui appartient d&#8217;ailleurs à ce groupe réuni dans la revue <em>Inculte</em> et où officie le brillant <strong>Mathieu Larnaudie</strong>, le fin <strong>Arno Bertina</strong> et le joueur de football palmé <strong>François Bégaudeau</strong>, Maylis de Kerangal donc que nous suivons depuis son premier livre, l&#8217;évidence  s&#8217;impose : en quelques lignes vous savez que vous êtes en présence d&#8217;une écriture qui ne se contente pas de coller à des faits ou aux ressorts d&#8217;une intrigue qui justifierait à elle seule de continuer le livre. Non, elle écrit et vous saisit par son verbe qu&#8217;elle ne ménage pas, par son art de la syncope, par son rythme, ses personnages prennent vie en quelques lignes, décrits en trois touches. Nous avions beaucoup aimé son duo de nouvelles <strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/maylis-kerangal-fleurs-couronnes-9782070777204.aspx" title="Ni fleurs ni couronnes">Ni fleurs ni couronnes</a></em></strong>, un peu moins goûté à l&#8217;exercice que constituait <em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/maylis-kerangal-dans-les-rapides-9782350210865.aspx" title="Dans les rapides">Dans les rapides</a></strong></em> (très aimé cependant par quelques libraires du rayon, un brin nostalgiques des seventies), nous voici aujourd&#8217;hui totalement convaincus par son dernier roman, <a href="http://www.mollat.com/livres/maylis-kerangal-corniche-kennedy-roman-9782070122196.aspx" title="Corniche Kennedy"><em><strong>Corniche Kennedy</strong></em></a>, à l&#8217;enseigne de son fidèle éditeur Verticales, et qui met de nouveau en scène des adolescents, personnages dont elle restitue avec une finesse qui laisse pantois les variations, les tentations et les failles, usant de leur langue sans tomber dans la parodie, saisissant au vol (c&#8217;est le cas de le dire ici) leur volatilité et leur pesanteur. Les  héros de ce roman impossible à lâcher tant la tension reste forte du début à la fin, n&#8217;ont même pas quinze ans et ils côtoient l&#8217;éternité en se propulsant du haut d&#8217;une corniche pour des sauts dangereux, activité répréhensible qu&#8217;un commissaire, plutôt malgré lui, doit éradiquer sans faiblesse pressé par un politicien qui a fait de son action municipale une caricature perfidement saisi par l&#8217;auteur. L&#8217;affrontement qui va en découler tient du jeu et de la course, de la comédie et du drame, et l&#8217;art de Kerangal de rester sur le fil, entre accélérations et ralentissements, entre psychologie et action, fonctionne magnifiquement. On aura compris que notre enthousiasme à trop s&#8217;étaler, risque d&#8217;inquiéter. Nous nous contenterons donc d&#8217;affirmer, avec un rien d&#8217;assurance, que si <em><strong>Corniche Kennedy</strong></em> n&#8217;est pas encore un large succès de librairie, c&#8217;est pourtant un des livres majeurs de la rentrée littéraire française. Il est peut-être temps qu&#8217;on se le dise.</p>
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		</item>
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		<title>Lettre aux amours perdues</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2008/10/02/lettre-aux-amours-perdues/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 06:40:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Frais comme un gardon]]></category>

		<category><![CDATA[Afghanistan]]></category>

		<category><![CDATA[amour]]></category>

		<category><![CDATA[l'Usage du monde]]></category>

		<category><![CDATA[nomadisme]]></category>

		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[La couverture et le titre de ce petit poche sorti tout récemment sont bien trompeurs.

En effet, l&#8217;histoire du Roi d&#8217;Afghanistan ne nous a pas marié ne se résume pas à une romantique et stérile histoire d&#8217;amour et la narratrice n&#8217;a rien d&#8217;une nymphette. Vous ne connaissez sans doute pas Ingrid Thobois. Cette toute jeune romancière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/roi-bis.jpg" title="roi-bis.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/roi-bis.thumbnail.jpg" alt="roi-bis.jpg" align="left" /></a>La couverture et le titre de ce petit poche sorti tout récemment sont bien trompeurs.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">En effet, l&#8217;histoire du <a href="http://www.mollat.com/livres/ingrid-thobois-roi-afghanistan-nous-pas-maries-roman-9782253125648.aspx"><em><strong>Roi d&#8217;Afghanistan ne nous a pas marié</strong> </em></a>ne se résume pas à une romantique et stérile histoire d&#8217;amour et la narratrice n&#8217;a rien d&#8217;une nymphette. Vous ne connaissez sans doute pas <strong>Ingrid Thobois</strong>. Cette toute jeune romancière de 28 ans a passé plusieurs années à l&#8217;étranger, entre missions humanitaires et baroudes. Pour nos lecteurs passionnés de récits de voyage, sachez que, grande admiratrice de Bouvier, l&#8217;auteur a passé un an de nomadisme sur les traces de <strong><em>l&#8217;Usage du monde</em></strong>.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Plutôt que de vous faire un long discours élégiaque,  nous vous proposons de partager quelques extraits de cette invitation au voyage poétique.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">A vous de juger&#8230;</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/voiture_bouvier.jpg" title="voiture_bouvier.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/voiture_bouvier.thumbnail.jpg" alt="voiture_bouvier.jpg" align="middle" />  </a></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em>Certains pays vous refoulent, vous brassent puis vous aspirent avec la même opiniâtreté qu&#8217;une lame de fond avant de </em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em>vous rejeter sans une seule explication. Et s&#8217;il vous prend l&#8217;audace de vouloir vous y rendre, leurs frontières se dressent, sûres d&#8217;elles et inviolables. Tel est l&#8217;Afghanistan.</em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em> l&#8217;Afghanistan est sec comme les poignets des vieillards qui surveillent les rues. Comme un corps d&#8217;homme bien fait, aussi. Sa beauté n&#8217;a d&#8217;égal que sa pudeur et sa violence.<br />
</em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em>Qui dit Hommes, langues, terres, dit frontières, auxquelles les uns se résignent lorsque d&#8217;autres cherchent le moyen de les franchir. Une frontière, on se fait une idée de ce qu&#8217;il y a derrière, on sait un peu ce qu&#8217;il y a avant.</em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em> </em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em>La nuit commençait à blanchir et ma cigarette avait le gout des toutes premières que l&#8217;on crapote avec l&#8217;orgueil d&#8217;une jeunesse inexpugnable. </em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify"><em> </em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">ECRIRE: <em>cela a quelque chose à voir avec la pratique d&#8217;un sport, une heure de natation en plein hiver dans le bassin extérieur d&#8217;une piscine en Normandie. on ne tient pas une plume comme on s&#8217;empare d&#8217;une bêche, mais on a mal aux reins comme un déménageur.</em></p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Ingrid Thobois a publié depuis un autre roman, <strong><a href="http://www.mollat.com/search/RapidSearch.aspx"><em>L&#8217;Ange anatomique</em></a></strong> aux éditions Phébus</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Stéphanie et Emilie</p>
<p><em> </em></p>
<p><em> </em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jar city - La Cité des jarres</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 08:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karine</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[En noir]]></category>

		<category><![CDATA[Hors les murs]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand les libraires du rayon polar vont au cinéma, que vont-ils voir ? (Quel suspense)&#8230; Des films policiers ! - Elémentaire, mon cher Watson, aurait dit Sherlock Holmes. Blague à part, ce week-end Karine et Véronique ont mis les pieds dans les salles obscures pour découvrir Jar City, un film islandais de Baltasar Kormakur, adapté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/jar-city.jpg" title="jar-city.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/jar-city.thumbnail.jpg" alt="jar-city.jpg" /></a>Quand les libraires du rayon polar vont au cinéma, que vont-ils voir ? (Quel suspense)&#8230; Des films policiers ! - Elémentaire, mon cher Watson, aurait dit Sherlock Holmes. Blague à part, ce week-end Karine et Véronique ont mis les pieds dans les salles obscures pour découvrir <em>Jar City</em>, un film islandais de Baltasar Kormakur, adapté du roman de <strong>Arnaldur Indridason</strong> traduit en français sous le titre  <strong><a href="http://www.mollat.com/livres/arnaldur-indridason-cite-des-jarres-roman-9782757800232.aspx"><em>La Cité des jarres</em></a></strong> (souvenez-vous,  en mai dernier sur ce <a href="http://blogs.mollat.com/litterature?s=indridason">blog </a>nous avions déjà évoqué cet auteur à l&#8217;occasion du Prix du Polar Européen). Dialogue entre libraires cinéphiles&#8230;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Véronique : - Qu&#8217;as-tu pensé de cette adaptation ?</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">Karine : - Je l&#8217;ai trouvée très fidèle au souvenir que j&#8217;en ai du roman, lu à sa sortie en 2005, d&#8217;autant plus qu&#8217;Indridason en est le co-scénariste !</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">       - Je l&#8217;ai lu juste avant d&#8217;aller au cinéma et j&#8217;ai eu le sentiment que tout correspondait au livre, y compris la lumière crépusculaire, l&#8217;image sombre, reflet de la rudesse du climat et du pays. Une certaine mélancolie imprègne tant les paysages que les personnages, mais on  n&#8217;en sort pas pour autant déprimé.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">       - J&#8217;ai aimé le grain de l&#8217;image, brut - j&#8217;ai trouvé que cela allait bien avec les rapports âpres qu&#8217;entretiennent les personnages entre eux, notamment Erlendur et sa fille (entre parenthèses, j&#8217;imaginais tout à fait Eva ainsi) - cela donne un film noir bien écrit et très prenant&#8230;</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">       - On peut noter des différences de détails. Dans le film, on ne fait pas mention de l&#8217;intrigue secondaire concernant la jeune mariée qui disparaît lors de sa noce et sera retrouvée par Eva dans un squat. Par contre, une scène ne figure pas dans le livre : celle qui provoque le dégoût chez les spectateurs qui regardent Erlendur savourer une tête de mouton, plat typiquement islandais !</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify"> - Des scènes m&#8217;ont marquée, à l&#8217;image de moments forts : Erlendur entouré de bocaux de formol dans lesquels baignent des organes humains, l&#8217;exhumation du cadavre de la petite fille dans le cimetière&#8230;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">-  J&#8217;ai apprécié l&#8217;ambiguïté des personnages qui ne sont pas lisses mais ont des failles qui les rendent attachants : Erlendur peut se révéler  impulsif mais il sait aussi se montrer affectueux envers Eva, notamment la dernière scène silencieuse et très émouvante entre eux&#8230;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<p align="justify">- Tous ces ingrédients en font un polar bien rythmé qui donne envie de se plonger dans la suite des aventures du commissaire Erlendur Sveinsson, soit  <strong><a href="http://www.mollat.com/livres/arnaldur-indridason-femme-vert-roman-9782757803172.aspx"><em>La femme en vert</em></a></strong> qui est en projet d&#8217;adaptation par le même réalisateur !</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Malaquais à bon port</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2008/09/30/malaquais-a-bon-port/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Sep 2008 09:49:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mémorable]]></category>

		<category><![CDATA[Cherche midi]]></category>

		<category><![CDATA[Javanais]]></category>

		<category><![CDATA[Jean Malaquais]]></category>

		<category><![CDATA[Norman Mailer]]></category>

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		<description><![CDATA[A la mort de Norman Mailer, il y eut de peu de commentateurs pour souligner l&#8217;importance dans sa vie d&#8217;un auteur français dont le renom n&#8217;est pas aussi élevé qu&#8217;il le mériterait. Jean Malaquais que, grâce aux Editions Phébus du temps où Jean-Pierre Sicre présidait à sa glorieuse destinée, on a pu redécouvrir (Les Javanais) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/malaquais.jpg" title="malaquais.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/malaquais.jpg" alt="malaquais.jpg" /></a>A la mort de <strong>Norman Mailer</strong>, il y eut de peu de commentateurs pour souligner l&#8217;importance dans sa vie d&#8217;un auteur français dont le renom n&#8217;est pas aussi élevé qu&#8217;il le mériterait. <strong>Jean Malaquais</strong> que, grâce aux Editions Phébus du temps où Jean-Pierre Sicre présidait à sa glorieuse destinée, on a pu redécouvrir (<a href="http://www.mollat.com/livres/jean-malaquais-les-javanais-9782859405410.aspx" title="Les javanais"><em><strong>Les Javanais</strong></em></a>) est mort en 1998, dix ans avant celui dont il fut le traducteur et le mentor, et il restait à rééditer ses nouvelles publiées de façon éparse puis éditées en 1944 aux Etats-Unis (Editions de la Maison Française), ce qui n&#8217;est pas  la meilleure façon de se faire remarquer, et qu&#8217;il était pour le moins difficile de se procurer. On se souvenait d&#8217;avoir lu dans un vieux numéro de la NRF un splendide texte où il était question de tracteur : le voici de nouveau lisible pour d&#8217;autres lecteurs que les amateurs de bouquinistes (<em>Garry</em>). Et il est accompagné d&#8217;une série d&#8217;une qualité exceptionnelle qui confirme la place que devrait tenir ce discret personnage dans les Lettres du XX° siècle. Le monde déliquescent que nous dépeint Malaquais dans <em><strong>Coups de barre</strong></em>, à paraître au Cherche-Midi, cet émigrant polonais (de son vrai nom  Vladimir Jan Pavel Malacki) installé dans cette ville ouverte qu&#8217;était Marseille, s&#8217;incarne dans des personnages souvent au bout du rouleau, pressé par le manque mais prêts à l&#8217;aventure au bord de cette Méditerranée pleine de promesses. Et l&#8217;ironie, cette politesse qui reste aux désespérés pour ne pas sombrer dans le mépris de soi, affleure dans chaque nouvelle, elle côtoie le sordide et le magnifique. Pour l&#8217;un des héros, c&#8217;est l&#8217;achat d&#8217;une <em>montre</em>, escroquerie à la petite semaine, qui va se révéler, in extremis, providentiel. Pour un autre c&#8217;est la terrible accusation du meurtre de <em>Mimiq </em>dont il va falloir se laver, bouffonnerie tragique parfaitement menée à son terme. Car ce qui séduit chez Malaquais, c&#8217;est cette parfaite économie de moyens qui permet de réussir les nouvelles et d&#8217;entrainer une lecture que rien ne doit interrompre. Très habile,  il capte notre attention et tisse sa toile narrative. On comprend dès lors pourquoi il fit une telle impression sur le jeune Norman Mailer, ambitieux débutant qui se fit vite un ami de celui qui allait le traduire (<em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/norman-mailer-les-nus-les-morts-9782226182302.aspx" title="Les nus et les morts">Les nus et les morts</a></strong></em>) et qui écouta tout au long d&#8217;une amitié qui dura cinquante ans ses conseils avisés, même lorsque Malaquais renonça à écrire. Leur <em><strong>correspondance</strong></em> paraîtra simultanément dans une traduction de Jean-Pierre Carasso : elle éclaire d&#8217;une précieuse lumière le parcours des deux hommes, l&#8217;un monstre sacré de la littérature mondiale, rouleau compresseur prêt à en découdre, l&#8217;autre, voix discrète mais sûre de ses jugements, grand écrivain trop vite relégué au troisième rang dont on célèbre, sans tapage le centenaire.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">On trouvera un passionnant site consacré à Jean Malaquais  : <a href="http://malaquais.org/" title="site Jean Malaquais">http://malaquais.org</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chesterton, again and again</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2008/09/29/chesterton-again-and-again/</link>
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		<pubDate>Mon, 29 Sep 2008 07:57:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Mémorable]]></category>

		<category><![CDATA[Borges]]></category>

		<category><![CDATA[Chesterton]]></category>

		<category><![CDATA[l'oeil d'Apollon]]></category>

		<category><![CDATA[Panama]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;Aucun écrivain, peut-être, ne m&#8217;a procuré autant d&#8217;heures heureuses que Chesterton&#8221; : cette phrase, que nous ferions volontiers nôtre si elle n&#8217;était d&#8217;un grand écrivain, traduit simplement l&#8217;intense plaisir qu&#8217;il y a à devenir le lecteur de cet auteur inclassable et l&#8217;évidente fidélité qu&#8217;on lui voue dès lors qu&#8217;on le découvre. Nous avions déjà parlé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/chesterton2.jpg" title="chesterton2.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/chesterton2.thumbnail.jpg" alt="chesterton2.jpg" /></a>&#8220;Aucun écrivain, peut-être, ne m&#8217;a procuré autant d&#8217;heures heureuses que Chesterton&#8221; : cette phrase, que nous ferions volontiers nôtre si elle n&#8217;était d&#8217;un grand écrivain, traduit simplement l&#8217;intense plaisir qu&#8217;il y a à devenir le lecteur de cet auteur inclassable et l&#8217;évidente fidélité qu&#8217;on lui voue dès lors qu&#8217;on le découvre. Nous avions déjà parlé ici (à vrai dire dès que l&#8217;occasion se présente, nous en profitons) de l&#8217;actualité de <strong>Chesterton </strong>qui, depuis qu&#8217;il est dans le domaine public, n&#8217;a plus à souffrir (ou moins&#8230;) de l&#8217;indifférence de ses éditeurs, assis sur un trésor qu&#8217;il n&#8217;exploitait guère : un Omnibus sur le <em><strong>Père Brown</strong></em>, un recueil aux éditions Ombres, un autre à L&#8217;Age d&#8217;homme et à L&#8217;Arbre vengeur. Enfin, de quoi se mettre sous la dent. Eh bien , la moisson continue ! Panama ayant entrepris de rééditer la mythique collection animée par<strong> Borges </strong>chez Franco Maria Ricci, <em><strong>La Bibliothèque de Babel</strong></em>, le volume qu&#8217;avait consacré le génial argentin à l&#8217;un de ses auteurs favoris était sur la fameuse liste et il revoit le jour : <a href="http://www.mollat.com/livres/gilbert-keith-chesterton-oeil-apollon-9782755703429.aspx" title="L'oeil d'Apollon"><em><strong>L&#8217;Oeil d&#8217;Apollon</strong></em></a> est un recueil de six nouvelles où l&#8217;on retrouve l&#8217;inénarrable Père Brown aux prises avec des mystères que sa logique poétique et catholique va résoudre en un rien de temps. Certes ceux qui auraient fait l&#8217;acquisition de l&#8217;Omnibus printanier n&#8217;y gagneront rien puisque tout Brown est désormais accessible. On pensera donc aux collectionneurs, aux nostalgiques de ce temps où un grand auteur se faisait plaisir en établissant la liste de ses incontournables. On regrettera néanmoins qu&#8217;une aussi belle idée soit gâchée irrémédiablement par une accumulation de coquilles qui nous fait penser qu&#8217;une excellente maison comme Panama a oublié de s&#8217;adjoindre les services d&#8217;un relecteur. Peu importe le flacon ? Pas si sûr&#8230;</p>
<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/gkc.jpg" title="gkc.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/gkc.jpg" alt="gkc.jpg" /></a></p>
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		<title>Les délices du brouillard</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Sep 2008 12:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[En noir]]></category>

		<category><![CDATA[bonheur du jour...]]></category>

		<category><![CDATA[Dans le brouillard]]></category>

		<category><![CDATA[Ombres]]></category>

		<category><![CDATA[Richard Harding David]]></category>

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		<description><![CDATA[On ne rendra jamais assez grâce à un éditeur discret qui oeuvre depuis des années au service d&#8217;une littérature exigeante en rééditant des merveilles oubliées ou dédaignées : sous la couverture bleue ou noire d&#8217;Ombres, il nous a offert moult redécouvertes et tirer de la poussière de fameux auteurs. Jean-Paul Archie nous propose ce mois-ci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/davis.jpg" title="davis.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/davis.thumbnail.jpg" alt="davis.jpg" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/richard_harding_davis.jpg" title="richard_harding_davis.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/richard_harding_davis.thumbnail.jpg" alt="richard_harding_davis.jpg" /></a>On ne rendra jamais assez grâce à un éditeur discret qui oeuvre depuis des années au service d&#8217;une littérature exigeante en rééditant des merveilles oubliées ou dédaignées : sous la couverture bleue ou noire d&#8217;Ombres, il nous a offert moult redécouvertes et tirer de la poussière de fameux auteurs. Jean-Paul Archie nous propose ce mois-ci de découvrir (n&#8217;allons pas faire croire que nous le connaissions&#8230;) dans ses &#8220;<em>Classiques de l&#8217;aventure et du mystère</em>&#8221; un petit bijou américain, à la fois hommage au genre du livre d&#8217;enquête et parfaite réussite dans le domaine. Paru en 1901, <a href="http://www.mollat.com/livres/richard-harding-davis-dans-brouillard-9782841421770.aspx" title="Dans le brouillard"><em><strong>Dans le brouillard</strong></em></a> de <strong>Richard Harding Davis</strong> se situe dans le Londres fantomatique du smog et se présente comme une variation sur le thème du crime parfait, sauf qu&#8217;ici nous atteignons au sommet de celui-ci pour une raison que le suspens m&#8217;interdit de dévoiler. Tout se passe dans un des ces clubs londoniens dont les britanniques ont le secret : on y croise des hommes conscients de leur élection et de leurs privilèges et qui cultivent avec raffinement l&#8217;art de garder pour eux seuls des histoires haletantes. Ce soir-là, Londres connaît un brouillard d&#8217;anthologie, ambiance propice aux crimes les plus infâmes. Le double-meurtre que vont successivement évoquer les narrateurs qui se suivent autour d&#8217;un alcool chatoyant a la particularité de s&#8217;être commis quelques heures plus tôt, son actualité est d&#8217;autant plus brûlante que chaque témoin a de nouvelles révélations à faire sur ses circonstances, ses acteurs et la résolution de son mystère. Le piquant de ce petit roman tient à son rythme, toujours soutenu, et à l&#8217;idée qui nous fait galoper derrière ce micro-décaméron policier : car c&#8217;est la curiosité qui en est le principal ressort, celle du dénommé Andrew, homme d&#8217;Etat en vue qu&#8217;on attend semble-t-il au Parlement pour un débat de première importance et qui ne parvient jamais à  se résoudre à quitter les lieux tant qu&#8217;on a une histoire croustillante à lui servir (il a trop lu Conan Doyle&#8230;)  et ce soir-là, justement, elles ne vont pas manquer. Comme promis on ne dévoilera pas le moindre fil de cette petite merveille où un américain, mieux qu&#8217;un anglais lui-même, s&#8217;insinue dans un genre pour mieux l&#8217;illustrer. Une heure de plaisir assurée au coeur du brouillard londonien le plus épais&#8230;</p>
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		<title>Karoo boy  roman de l&#8217;incandescence.</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Sep 2008 12:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Céline</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>

		<category><![CDATA[Dans les poches]]></category>

		<category><![CDATA[Afrique du Sud]]></category>

		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>

		<category><![CDATA[Karoo]]></category>

		<category><![CDATA[Karoo Boy]]></category>

		<category><![CDATA[Oranges sanguines]]></category>

		<category><![CDATA[ségrégation]]></category>

		<category><![CDATA[Troy Blacklaws]]></category>

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		<description><![CDATA[Troy Blacklaws a grandi au Cap et c&#8217;est tout cet univers qui  imprègne son premier roman Karoo Boy.

Dans cet aérien et sensuel récit sur l&#8217;adolescence, l&#8217;auteur évoque les difficultés du passage à l&#8217;âge adulte.

Douglas, suite à la mort accidentelle de son frère jumeau voit son univers familial se briser en mille morceaux. Le père [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/karoo.jpg" title="karoo"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/karoo.thumbnail.jpg" alt="karoo" align="left" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/blacklaws.jpg" title="blacklaws.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/blacklaws.thumbnail.jpg" alt="blacklaws.jpg" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/blacklaws-2.jpg" title="blacklaws-2.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/blacklaws-2.thumbnail.jpg" alt="blacklaws-2.jpg" /></a><strong>Troy Blacklaws</strong> a grandi au Cap et c&#8217;est tout cet univers qui  imprègne son premier roman <strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/troy-blacklaws-karoo-boy-roman-9782757804711.aspx">Karoo Boy</a></em></strong>.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Dans cet aérien et sensuel récit sur l&#8217;adolescence, l&#8217;auteur évoque les difficultés du passage à l&#8217;âge adulte.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Douglas, suite à la mort accidentelle de son frère jumeau voit son univers familial se briser en mille morceaux. Le père s&#8217;enfuit et Douglas quitte le Cap, son élément favori, la mer et le confort de son adolescence pour une bicoque dans la région reculée, cruelle et isolée du Karoo. Il va y découvrir l&#8217;intolérance, l&#8217;ignorance, la violence et le racisme. Autrement dit, la noirceur d&#8217;une époque. Malgré ce choc, il connaîtra également sous le soleil de plomb du Karoo, les balbutiements de l&#8217;amour et une solide amitié avec un vieil homme noir, victime des injustices de la ségrégation.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Comment se construire dans un pays ravagé ? Blacklaws aurait pu tomber dans le larmoyant, mais son style aéré et lumineux ainsi que la beauté et la sensualité de ses images nous transportent tout simplement et procurent des émotions inattendues. Sauvage et charnel, voici le récit d&#8217;une double déchirure, la violence politique de l&#8217;Afrique du Sud accablée par l&#8217;apartheid et le deuil d&#8217;un ado arraché à son frère jumeau. Déjà un beau succès un grand format, <em><strong>Karoo boy</strong></em> va pouvoir, sous la couverture des Points Seuil, gagner un nouveau public</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">D&#8217;autant que le deuxième roman de Blacklaws, <a href="http://www.mollat.com/livres/troy-blacklaws-oranges-sanguines-9782081209732.aspx"><strong><em>Oranges sanguines</em></strong>,</a> vient de paraître chez Flammarion.</p>
<p align="justify">Dans ce nouveau roman, autre évocation de l&#8217;Afrique du Sud de son enfance et de son adolescence, le narrateur campe à travers le personnage de Gecko, la figure d&#8217;un rebelle. Entre un père fermier et une mère infirmière aux idées libérales le jeune garçon affiche trés tôt ses idées contre la ségrégation raciale dont la pays tout entier est la victime ou le complice. Roman d&#8217;apprentissage, magnifique exploration de l&#8217;enfance puis  du difficile passage à l&#8217;âge adulte, où le jeune homme n&#8217;aura de cesse, devenu soldat puis déserteur de militer et prôner ses idées de liberté <em><strong>Oranges sanguines</strong></em> est un livre vibrant qu&#8217;on a envie de conseiller malgré la rage sourde qui y trace son sillon. Fuyant le Cap pour Londres puis Copenhague sur les traces de son premier amour, Zelda, le héros ira jusqu&#8217;au bout de ses idéaux loin de sa famille et des tourments des années soixante-dix. Avec ce deuxième roman, Troy Blacklaws confirme qu&#8217;il est un écrivain sur lequel il faudra compter, la littérature sud-africaine comptant plus que jamais sur l&#8217;échiquier très riche des lettres anglo-saxonnes.</p>
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		<title>Du vent dans les bronches</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2008/09/24/du-vent-dans-les-bronches/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Sep 2008 07:52:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>

		<category><![CDATA[Cambourakis]]></category>

		<category><![CDATA[Fan Man]]></category>

		<category><![CDATA[hippie]]></category>

		<category><![CDATA[humour]]></category>

		<category><![CDATA[William Kotzwinkle]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous êtes un adepte du Big Lebowski des frères Coen1 ou encore de la série culte Taxi2, vous associez déjà le nom de William Kotzwinkle (1943 - ) à deux ou trois livres qui vous ont plu, comme par exemple le polar Fata Morgana (Ed. Rivages) ? Alors ce message vous est destiné : l&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/fan_man.jpg" title="Fan Man"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/fan_man.thumbnail.jpg" alt="Fan Man" /></a>Vous êtes un adepte du <em>Big Lebowski</em> des frères Coen<sup>1</sup> ou encore de la série culte <em>Taxi<sup>2</sup></em>, vous associez déjà le nom de <strong>William Kotzwinkle</strong> (1943 - ) à deux ou trois livres qui vous ont plu, comme par exemple le polar <a href="http://www.mollat.com/livres/william-kotzwinkle-fata-morgana-9782869300965.aspx" title="Fata morgana - Mollat"><em><strong>Fata Morgana</strong></em></a> (<a href="http://www.payot-rivages.net/" title="Editions Rivages">Ed. Rivages</a>) ? Alors ce message vous est destiné : l&#8217;un des romans qui ont contribué au succès de cet écrivain et scénariste américain qui est également connu pour son adaptation littéraire du film culte <em>E.T.</em>  est enfin traduit en français.</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">Publié aux Etats-Unis en <strong>1974</strong>,<strong><em> Fan Man</em></strong> (Ed. <a href="http://www.cambourakis.com/" title="site Cambourakis"><strong>Cambourakis</strong></a>) est un récit à la première personne qui raconte les tribulations d&#8217;un hippie baptisé <strong>Horse Badorties</strong>. Cet énergumène dont le nom n&#8217;est pas la seule caractéristique excentrique a aux moins deux obsessions dans la vie : collectionner les ventilateurs (d&#8217;où le titre, qui a d&#8217;ailleurs été conservé pour l&#8217;édition française) et autres objets insolites, et organiser le concert de la Chorale de l&#8217;Amour, une chorale composée essentiellement d&#8217;adolescentes fugueuses d&#8217;une quinzaine d&#8217;années. Vous l&#8217;avez compris, Horse Badorties est un original, un marginal, même pour son époque - <em>&#8220;le mec le plus bizarre que j&#8217;aie jamais vu, on dirait qu&#8217;il vient juste de sortir de son bocal à poissons&#8221;</em>, tel est le commentaire qu&#8217;il inspire à l&#8217;un des personnages qui croisent son chemin. Cette histoire complètement déjantée dont il se fait le narrateur se déroule à New York sur quelques jours, mais cela vous laisse le temps d&#8217;apprendre qu&#8217;il collectionne de manière compulsive ce que les Américains appellent <em>junk<sup>3</sup></em>, qu&#8217;il ne peut d&#8217;ailleurs pas sortir dans la rue sans en emmener un échantillon aussi lourd et encombrant soit-il, qu&#8217;il cohabite avec des cafards, qu&#8217;il croit en la réincarnation et en les bienfaits des drogues bio, qu&#8217;il a une propension à la dispersion (faudrait-il y voir un lien de cause à effet ?&#8230;), mais que derrière la coolitude qu&#8217;il affiche 24h/24, il y a aussi deux choses qu&#8217;il ne supporte pas, à savoir le violon et la musique portoricaine. Cela n&#8217;empêche que dans l&#8217;ensemble, il est toujours d&#8217;humeur joyeuse, même lorsqu&#8217;il vient de se faire expulser par son propriétaire ou encore de couler dans le lac de Central Park&#8230;</p>
<div align="justify"></div>
<p align="justify">A l&#8217;instar de l&#8217;écrivain américain <strong>Kurt Vonnegut Jr.</strong> (1922-2007), qui prend le soin de mettre le lecteur en garde dans une préface concise mais sybilline, on peut alléguer qu&#8217;il en va de ce livre comme de la musique que souhaite obtenir Horse : il est <em>&#8220;inaccessible au commun des mortels&#8221;</em>&#8230; Car si <em>Fan Man</em> est bel est bien une promesse de fou rire, il vous faut au préalable accepter l&#8217;idée que vous pénétrez dans un univers décalé dont Horse Badorties est <em>&#8220;le seul juge&#8221;</em>, lui qui vous fait l&#8217;honneur de vous livrer ses expériences dans une prose qui se veut la plus authentique possible. Sans doute en conviendrez-vous alors avec nous, un peu d&#8217;anachronisme ne fait pas de mal dans cette rentrée littéraire !</p>
<p align="justify">La sortie de<em><strong> Fan Man</strong></em> étant prévue pour <strong>le 2 octobre</strong>, voici les quelques premières lignes pour vous faire patienter&#8230;</p>
<p align="justify"><em>&#8220;Je suis tout seul dans ma turne, mec, ma turne avec des détritus jusqu&#8217;au plafond. Des partitions empilées, des tas de sacs-poubelle bourrés d&#8217;ordures et, par terre, des poêles à frire tout encroûtées, incrustées de mouchetures de saloperies putréfiées dans la graisse. Ma turne à moi, mec, ma petite turne à moi de Horse Badorties dans le Lower East Side.&#8221;</em></p>
<hr size="2" width="100%" /><sup>1</sup> Sorti en 1998 avec Jeff Bridges dans le rôle du Dude.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup>2 </sup>L&#8217;acteur Danny DeVito tenait l&#8217;un des rôles principaux de cette série télévisée qui fut diffusée de 1978 à 1982 sur la chaîne ABC, puis sur NBC. En France, la chaîne Série Club la diffuse depuis 2000.<sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup></sup><sup>3</sup> Vocable que l&#8217;on traduira en français par bric-à-brac ou camelotte afin de rester poli&#8230;</p>
<p align="justify">&nbsp;</p>
<div align="justify"></div>
<div align="justify"></div>
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		<title>Vous les avez tous lus ?</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Sep 2008 08:07:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[bonheur du jour...]]></category>

		<category><![CDATA[Denoël]]></category>

		<category><![CDATA[Des bibliothèques pleines de fantômes]]></category>

		<category><![CDATA[Jacques Bonnet]]></category>

		<category><![CDATA[Pontiggia]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette question, celle qui revient sans cesse dans la bouche de ceux qui se retrouvent, médusés, face à des pièces remplies d&#8217;étagères elles mêmes surchargées de livres, Jacques Bonnet l&#8217;a entendue tout au long de sa vie de bibliomane non repenti. Elle sonne comme le rappel de l&#8217;étrangeté de son vice, cette tendance incoercible à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/9782207260548.jpg" title="9782207260548.jpg"><img src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/9782207260548.thumbnail.jpg" alt="9782207260548.jpg" /></a>Cette question, celle qui revient sans cesse dans la bouche de ceux qui se retrouvent, médusés, face à des pièces remplies d&#8217;étagères elles mêmes surchargées de livres, <a href="http://www.mollat.com/livres/jacques-bonnet-des-bibliotheques-pleines-fantomes-9782207260548.aspx" title="Des bibliothèques pleines de fantômes"><strong>Jacques Bonnet</strong></a> l&#8217;a entendue tout au long de sa vie de bibliomane non repenti. Elle sonne comme le rappel de l&#8217;étrangeté de son vice, cette tendance incoercible à accumuler des livres et à ne pas se décider à s&#8217;en débarrasser, certain que, quels qu&#8217;ils soient, ils ont leur raison d&#8217;être et que leur heure viendra. Dans un court livre qui ne prendra qu&#8217;une place minime dans votre rayon consacré à l&#8217;histoire du livre par exemple, il nous raconte, à coup d&#8217;anecdotes, de rencontres (et réapparaît, le temps de quelques pages, Pontiggia, ce magnifique auteur italien mort il y a peu et dont on découvre qu&#8217;il appartenait à &#8220;cette confrérie clandestine&#8221;) de souvenirs et de citations, cette mystérieuse passion de posséder une bibliothèque et de la voir peu à peu envahir votre espace vital. Sans prétention et plein de cette conviction qui fait de ces collectionneurs hors norme des êtres à part et pourtant indécelables avant de pénétrer chez eux, Jacques Bonnet fait l&#8217;inventaire des différentes façons de classer, des formes que prend cette invasion lente, des figures qui ont élevé ce vice au rang d&#8217;un des beaux arts, des personnages qui deviennent les familiers de ceux qui les abritent, du bonheur de n&#8217;être jamais seul malgré la solitude. Son petit livre rassurera ceux qui se sentent gagner par cette manie dont les libraires se réjouissent et étourdira ceux qui se moquent de conserver autour d&#8217;eux la moindre trace d&#8217;une rencontre écrite : un petit bijou qui convoque des fantômes en nous invitant à penser aux nôtres, ces êtres de papier qui ont parfois plus d&#8217;épaisseur que les êtres réels ; la confession d&#8217;un bibliomane, c&#8217;est-à-dire d&#8217;un lecteur (à ne pas confondre donc avec un bibliophile qui en oublie souvent le contenu), au cœur d&#8217;une civilisation qui se virtualise, qui refuse le passéisme et la nostalgie pour nous rappeler que les écrits vieillissent mieux que ceux qui les écrivent ; un livre salutaire et enjoué qui confirme ce que l&#8217;on ne craignait plus de savoir : la fréquentation des fantômes est plus que profitable.</p>
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