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	<title>Ces mots-là, c&#039;est Mollat</title>
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	<description>Le blog des littératures</description>
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		<title>L&#8217;éternel féminin au Café français</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 16:11:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur Aldebert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hors les murs]]></category>
		<category><![CDATA[Annelise Roux]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Puech]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Café Français était assurément the place to be mercredi soir. Invitée d&#8217;honneur d&#8217;un café littéraire mené de main de maître par Eric Puech, la romancière bordelaise Annelise Roux nous a proposé une variation sur le thème de &#171;&#160;l&#8217;éternel féminin&#160;&#187;. Après une introduction dans laquelle elle est revenue sur l&#8217;évolution de la femme et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/AL-Roux.jpg"><img class="alignleft" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/AL-Roux-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a>Le Café Français était assurément <em>the place to be</em> mercredi soir. Invitée d&#8217;honneur d&#8217;un café littéraire mené de main de maître par <strong>Eric Puech</strong>, la romancière bordelaise <strong>Annelise Roux</strong> nous a proposé une variation sur le thème de <strong>&laquo;&nbsp;l&#8217;éternel féminin&nbsp;&raquo;</strong>. Après une introduction dans laquelle elle est revenue sur l&#8217;évolution de la femme et de son statut à travers les âges, elle s&#8217;est livrée à une présentation d&#8217;une selection de figures emblématique de la féminité qui ont marqué la littérature et le cinéma, sous oublier bien sûr quelques &laquo;&nbsp;amoureux des femmes&nbsp;&raquo; bien connus. En ce qui concerne la littérature, difficile de ne pas évoquer <strong>Simone de Beauvoir</strong> (1), <strong>Colette</strong> (2), <strong>Marguerite Duras</strong> (3) (grâce à sa lecture judicieuse de l&#8217;incipit de <a href="http://www.mollat.com/livres/marguerite-duras-amant-9782707306951.html"><em>L&#8217;amant</em></a>, Eric Puech nous a permis de nous remémorer la qualité de la plume durassienne ainsi que le caractère exceptionnel de sa puissance d&#8217;évocation), <strong>Ella Maillart</strong> et <strong>Anne-Marie Schwarzenbach</strong> (4). Le roman de <strong>Michel Schneider</strong> sur <strong>Marilyn Monroe</strong> (5) a permis de faire la liaison avec l&#8217;univers cinématographique où, là encore, certains noms comme ceux d&#8217;<strong>Ava Gardner</strong> et de <strong>Brigitte Bardot</strong> s&#8217;imposaient. Mais un tel panorama culturel n&#8217;aurait su être complet sans l&#8217;évocation d&#8217;une poignée de figures masculines ayant contribué à la valorisation du &laquo;&nbsp;beau sexe&nbsp;&raquo; via leurs modes d&#8217;expression respectifs. Inutile de rappeler que <strong>Serge Gainsbourg</strong> a apporté sa pierre a l&#8217;édifice, de même que <strong>François Truffaut</strong>. <em>&laquo;&nbsp;La différence entre la beauté et la laideur, c&#8217;est que la laideur, elle au moins, elle dure !&nbsp;&raquo;</em>, a dit le premier. Quant au deuxième, n&#8217;est-ce pas à lui que l&#8217;on doit cette citation merveilleuse : <em>&laquo;&nbsp;Les jambes des femmes sont comme des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie&nbsp;&raquo;</em> ? Anne-Lise Roux nous a également régalé avec un extrait du <a href="http://www.mollat.com/livres/jean-claude-ellena-journal-parfumeur-9782848050973.html"><em>Journal d&#8217;un parfumeur</em></a> de <strong>Jean-Claude Ellena</strong> (le célèbre nez d&#8217;Hermès), paru chez le même éditeur (les <a href="http://www.swediteur.com/">éditions Sabine Wespieser</a> en l’occurrence) que son dernier roman, <a href="http://www.mollat.com/livres/annelise-roux-solitude-fleur-blanche-9782848050737.html"><em>La solitude de la fleur blanche</em></a>. Enfin, la romancière bordelaise a cité trois de ses éternels féminins bordelais, à savoir <strong>Sophie Avon</strong>, qui avait fait notre bonheur avec son dernier roman <a href="http://www.mollat.com/livres/sophie-avon-les-belles-annees-9782715230965.html"><em>Les belles années</em></a>, <strong>Isabelle Bunisset</strong>, à qui l&#8217;on doit l&#8217;excellent livre sur l’œnologue Michel Rolland intitulé <a href="http://www.mollat.com/livres/michel-rolland-gourou-vin-9782723487849.html"><em>Le gourou du vin</em></a>, et enfin <strong>Muriel Mauriac</strong>, le conservateur des grottes de Lascaux.</p>
<p style="text-align: justify">Entrecoupé de lectures et de chansons, ce café littéraire était des plus vivants, mais le défilé de mode de la créatrice bordelaise <strong>Nathalie Joubert</strong> qui a clôturé cette soirée a contribué à en faire un événement presque festif qui a attiré le regards de bien des badauds. Avec des soirées comme celles-ci, on n&#8217;a qu&#8217;une question à la bouche : à quand le prochain café littéraire ?</p>
<p style="text-align: center">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify">(1) Si ce n&#8217;est pas déjà fait, il faut absolument lire <a href="http://www.mollat.com/livres/simone-beauvoir-deuxieme-sexe-les-faits-les-mythes-9782070323517.html"><em>Le deuxième sexe</em></a>. (2) Connaissez-vous <a href="http://www.mollat.com/livres/colette-gigi-9782253109341.html"><em>Gigi</em></a>, promise à une carrière mondaine de grande cocotte ? (3) L&#8217;amant et <a href="http://www.mollat.com/livres/marguerite-duras-barrage-contre-pacifique-9782070368822.html"><em>Un barrage contre le Pacifique</em></a> font indéniablement partie des classiques de la littérature française. (4) <a href="http://www.mollat.com/livres/ella-maillart-voie-cruelle-deux-femmes-une-ford-vers-afganistan-9782228894999.html"><em>La voie cruelle</em></a> retrace le périple effectué en voiture par ces deux grandes voyageuses au départ d&#8217;Europe de l&#8217;ouest et à destination de l&#8217;Afghanistan. (5) <a href="http://www.mollat.com/livres/michel-schneider-marilyn-dernieres-seances-9782070349289.html"><em>Marilyn dernières séances</em></a> constitue assurément un très bel hommage à cette célèbre étoile américaine.</p>
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		<title>Mirlitonton flingueur</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 10:08:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les poches]]></category>
		<category><![CDATA[chanson de Maxence]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Demy]]></category>
		<category><![CDATA[Mollat Poche TV]]></category>
		<category><![CDATA[petite vermillon]]></category>
		<category><![CDATA[Table ronde]]></category>
		<category><![CDATA[Terre pourpre]]></category>
		<category><![CDATA[William-Henri Hudson]]></category>

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		<description><![CDATA[            Voici la suite du ras-de-marée musical que vous pourrez découvrir à la sortie du prochain Mollat Poche TV, le 9 qui sera entièrement chanté sur des airs de Michel Legrand (ou presque). William Henri Hudson, l&#8217;auteur du merveilleux Terre Pourpre reparu dans la Petite Vermillon de La Table Ronde, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Maxence.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5369" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Maxence.jpg" alt="" width="257" height="163" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/W.H.Hudson.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5370" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/W.H.Hudson.jpg" alt="" width="186" height="271" /></a></p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify"> </p>
<p style="text-align: justify">Voici la suite du ras-de-marée musical que vous pourrez découvrir à la sortie du prochain Mollat Poche TV, le 9 qui sera entièrement chanté sur des airs de Michel Legrand (ou presque).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>William Henri Hudson</strong>, l&#8217;auteur du merveilleux <a href="http://www.mollat.com/livres/william-henry-hudson-terre-pourpre-9782710369271.html"><em><strong>Terre Pourpre</strong></em> </a>reparu dans la Petite Vermillon de La Table Ronde, se fait ainsi flinguer en vers et sans scrupule, avec des rimes qu&#8217;on voudrait riches&#8230;:</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(sur l&#8217;air de <em>La Chanson de Maxence</em> des <em>Demoiselles de Rochefort</em> du grand Jacques Demy) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je voudrais vous parler d&#8217;une belle collection</p>
<p>Elle s&#8217;appelle Vermillon, La Petite Vermillon</p>
<p>Catalogue voyageur riche de quatre-cents livres</p>
<p>Elle a vraiment de quoi combler les lecteurs les plus ivres&#8230;</p>
<p>Ainsi vient de paraître un volume authentique</p>
<p>Une petite merveille, un roman fantastique,</p>
<p>Que l&#8217;immense Borges plaçait haut dans son coeur,</p>
<p>Terre Pourpre c&#8217;est son nom nous le chant&#8217;rons en choeur</p>
<p>William Henri Hudson était un Britannique</p>
<p>Perdu dans la Pampa il se fit bucolique</p>
<p>Se prenant pour Virgile au fond de l&#8217;Argentine,</p>
<p>Il gagna l&#8217;Uruguay faire briller sa patine.</p>
<p>Son héros lui ressemble, il file à l&#8217;aventure</p>
<p>Sur une terre folle et, sans musculature,</p>
<p>Il chevauche au hasard cherchant quelque fortune</p>
<p>Croisant des fous, des femmes, des figures importunes.</p>
<p>Je pourrais vous parler de sa vraie drôlerie,</p>
<p>De sa mélancolie et de ses pierreries,</p>
<p>C&#8217;est un joyau joyeux qui souvent cavalcade</p>
<p>La <em>Banda Oriental</em> y jaillit en cascade.</p>
<p>Est-il loin d&#8217;ici ? est-il près de vous ?</p>
<p>Ce livre fantastique vous tend enfin ses joues,</p>
<p>Ce roman héroïque vous fera tant rêver</p>
<p>Qu&#8217;il serait bien dommage de le laisser passer,</p>
<p>Parce que dans la librairie il est là &#8230;.</p>
<p>(désolé&#8230;)</p>
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		<title>Sur un air de&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 16:53:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Aurélie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans les poches]]></category>

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		<description><![CDATA[En attendant de pouvoir visionner la prochaine vidéo de Mollat poche TV, les libraires du Poche, heureux de saluer le printemps enfin là, ont choisi de chanter leur prochain Mollat Poche TV (en cours de montage). Le résultat est décoiffant ou plutôt coiffé grâce à un concours de vers de mirliton puisqu&#8217;il s&#8217;agira de présenter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/cercle.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5348" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/cercle-179x300.jpg" alt="" width="179" height="300" /></a>En attendant de pouvoir visionner la prochaine vidéo de Mollat poche TV, les libraires du Poche, heureux de saluer le printemps enfin là, ont choisi de chanter leur prochain Mollat Poche TV (en cours de montage). Le résultat est décoiffant ou plutôt coiffé grâce à un concours de vers de mirliton puisqu&#8217;il s&#8217;agira de présenter en livre en vers et a capella.  En avant-première, vous allez découvrir les textes de ce grand moment de musique et de littérature&#8230;</p>
<p style="text-align: center">                            Que</p>
<p style="text-align: center">s&#8217;est-il passé</p>
<p style="text-align: center">Dans ce petit lycée?</p>
<p style="text-align: center">La jeune Flannery raconte</p>
<p style="text-align: center">Le grand mystère</p>
<p style="text-align: center">De la mort d&#8217;Adam State.</p>
<p style="text-align: center">Du fond de sa prison,</p>
<p style="text-align: center">Elle revient sur d&#8217;étranges événements</p>
<p style="text-align: center">Survenus plus d&#8217;un an auparavant&#8230;</p>
<p style="text-align: center">Découvrez comment</p>
<p style="text-align: center">Huit adolescents</p>
<p style="text-align: center">Se sont crus tout-puissants</p>
<p style="text-align: center">Remontez le temps</p>
<p style="text-align: center">Et laissez vous prendre</p>
<p style="text-align: center">A ce jeu effrayant,</p>
<p style="text-align: center">Terrible et plein de surprises</p>
<p style="text-align: center">Du Cercle des Huit.</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.mollat.com/livres/daniel-handler-cercle-des-huit-roman-9782253162391.html"><em><strong><span style="text-decoration: underline">Le cercle des huit</span></strong></em></a>, <a href="http://www.mollat.com/auteur/handler_daniel-1129430.aspx">Daniel Handler</a></p>
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		<title>Sauvée par Byron</title>
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		<pubDate>Wed, 02 May 2012 07:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur Aldebert</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bonheur du jour...]]></category>
		<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Don Juan]]></category>
		<category><![CDATA[Efim Etkind]]></category>
		<category><![CDATA[La traductrice]]></category>
		<category><![CDATA[Lord Byron]]></category>
		<category><![CDATA[Sophie Benech]]></category>
		<category><![CDATA[Tatiana Gnéditch]]></category>

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		<description><![CDATA[Étonnante découverte que la dernière petite merveille des éditions Interférences ! Écrit par un Efim Etkind (1918-1999), grand spécialiste de littérature russe, co-auteur d&#8217;une ambitieuse Histoire de la littérature russe éditée chez Fayard, La traductrice se présente comme un récit surprenant d&#8217;une vingtaine de pages qui relate l&#8217;histoire de la traductrice du Don Juan de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/La-traductrice.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5323" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/La-traductrice-192x300.jpg" alt="" width="192" height="300" /></a>Étonnante découverte que la dernière petite merveille des éditions <a href="http://www.editions-interferences.com/"><strong>Interférences</strong></a> ! Écrit par un <strong>Efim Etkind</strong> (1918-1999), grand spécialiste de littérature russe, co-auteur d&#8217;une ambitieuse <em>Histoire de la littérature russe</em> éditée chez Fayard, <a href="http://www.mollat.com/livres/efim-grigor-evic-etkind-traductrice-9782909589244.html"><strong><em>La traductrice</em></strong></a> se présente comme un récit surprenant d&#8217;une vingtaine de pages qui relate l&#8217;histoire de la traductrice du <strong><em>Don Juan</em></strong> de <strong>Lord Byron</strong>. Arrière-arrière-petite-nièce de Nikolaï Gnéditch, le traducteur de <em>L&#8217;Iliade</em> en russe, Tatiana Grigorievna Gnéditch a traduit les quelques 17 000 vers que compte le chef d’œuvre de Byron dans des conditions quelques peu particulières. Tour à tour enseignante, traductrice et interprète, cette femme à la personnalité des plus tranchées s&#8217;est dénoncée elle-même auprès du Régime pour avoir envisagé un peu trop sérieusement de se rendre dans le bloc de l&#8217;Ouest. Condamnée à purger une peine de dix ans dans un camp de redressement, elle passa les deux premières années de sa peine dans une cellule du NKVD. Mais un heureux hasard attribua à notre détenue un interrogateur cultivé qui, sensible à son entreprise inédite de traduction, se mit en tête de la faciliter, pour finalement en assurer lui-même la diffusion.</p>
<p style="text-align: justify">Comment ne pas penser au <a href="http://www.mollat.com/livres/bernhard-schlink-liseur-9782070404582.html"><strong><em>Liseur</em></strong></a> de <strong>Schlink</strong> et au personnage d&#8217;Hanna qui apprend à lire en prison, au célèbre <a href="http://www.mollat.com/livres/stefan-zweig-joueur-echecs-9782234052147.html"><strong>joueur d&#8217;échecs</strong></a> de <strong>Zweig</strong> qui s&#8217;est servi de ce jeu pour ne pas sombrer dans la folie pendant toute la durée de son internement et de sa torture, ou encore aux nombreux personnages de bourreaux éclairés qui parsèment la production littéraire du XXe siècle (à l&#8217;instar de <a href="http://www.mollat.com/livres/thomas-keneally-liste-schindler-9782290307755.html"><strong><em>La liste de Schindler</em></strong></a>, <a href="http://www.mollat.com/livres/jonathan-littell-les-bienveillantes-9782070350896.html"><strong><em>Les bienveillantes</em></strong></a> ou encore <a href="http://www.mollat.com/livres/maria-angels-anglada-violon-auschwitz-roman-9782253133452.html"><strong><em>Le violon d&#8217;Auschwitz</em></strong></a>) ? Mais en dépit de ses faux airs de conte désenchanté, gardez bien à l&#8217;esprit que cette histoire est authentique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">F.A.</p>
<p style="text-align: justify">
]]></content:encoded>
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		<title>Lovesong d&#8217;Alex Miller</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2012/04/30/lovesong-dalex-miller/</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 14:35:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marilyn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Avant première]]></category>
		<category><![CDATA[Bonheur du jour...]]></category>
		<category><![CDATA[9782752905062]]></category>
		<category><![CDATA[Alex Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Lovesong]]></category>
		<category><![CDATA[phébus]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;amour n&#8217;est pas une question de choix, mais de hasard. En revanche, il ne peut pas déterminer ce que sera le reste de notre vie. Si on le lui avait demandé, John n&#8217;aurait pas imaginé qu&#8217;en se trompant de train, il allait rester seize années à travailler Chez Dom, un petit café de la rue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/lovesong.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5328" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/lovesong-182x300.jpg" alt="" width="137" height="227" /></a>L&#8217;amour n&#8217;est pas une question de choix, mais de hasard. En revanche, il ne peut pas déterminer ce que sera le reste de notre vie. Si on le lui avait demandé, John n&#8217;aurait pas imaginé qu&#8217;en se trompant de train, il allait rester seize années à travailler <em>Chez Dom</em>, un petit café de la rue des Esclaves, avec Sabiha dont il est tombé fou amoureux dès le premier regard. Le destin, direz-vous, peut-être, mais ce n&#8217;est pas le sujet du roman car <strong>Alex Miller</strong> ne se limite pas à nous raconter un coup de foudre, mas va bien au-delà. Il ne fait pas non plus mention de frontières puisqu&#8217;il nous téléporte alternativement à Melbourne, Paris, Venise et El Djem ou encore d&#8217;origines puisqu&#8217;elles sont toutes mélangées comme autant d&#8217;épices dont Houria a appris à maîtriser l&#8217;art pour sa cuisine. Ici, nous parlons d&#8217;humains et des concessions que l&#8217;on est capable de faire pour l&#8217;être aimé, pour le meilleur et pour le pire.</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify">Depuis toute petite, Sabiha sait qu&#8217;elle sera mère d&#8217;une petite fille. Elle est convaincue que l&#8217;enfant attend impatiemment quelque part dans son corps qu&#8217;une petite graine vienne lui donner vie. Aussi quelle déception est-ce de ne pas tomber enceinte après une première nuit d&#8217;amour passée avec l&#8217;homme qu&#8217;elle aime. En revanche, elle ne baisse pas les bras et ne renoncera jamais à l&#8217;idée de retourner un jour en Tunisie pour mettre dans les bras de son père un bébé tout potelé vêtu de rose. Plus qu&#8217;un désir, c&#8217;est une condition qu&#8217;elle impose à John si celui-ci veut qu&#8217;ils s&#8217;établissent un jour dans son pays de naissance, l&#8217;Australie, car elle sait que s&#8217;ils déménagent maintenant, elle ne reverra plus jamais les siens. D&#8217;années en années, avec tous les tests sur la stérilité pratiqués, son ventre ne s&#8217;arrondit toujours pas, ce qui vient entacher sa relation avec son mari qui, de son côté, continu de vivre dans cette capitale française comme un étranger. A situation désespérée, mesure désespérée. Sabiha, en son âme et conscience, prendra la plus difficile des décisions pour réaliser son rêve, sans penser aux conséquences.</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Lovesong</em></strong> n&#8217;est pas qu&#8217;une belle histoire d&#8217;amour, c&#8217;est aussi le portrait d&#8217;une femme prête à tout et d&#8217;un homme capable de tout endurer pour la rendre heureuse. Ouvrir ce livre, publié aux <a title="éditions Phébus" href="http://www.libella.fr/phebus/accueil/" target="_blank"><strong>éditions Phébus</strong></a>, c&#8217;est se laisser charmer par des douceurs orientales et des chants qui raviront les cœurs.<br />
C&#8217;est aussi la première publication française d&#8217;Alex Miller, une chance car son écriture nous a tellement convaincu que nous guettons déjà les prochaines.</p>
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		<title>Une journée dans la vie de Nanou</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 11:07:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur Aldebert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Oscar Coop-Phane]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Je suis une pute de rue. Pas une call-girl ou quelque chose comme ça ; non, une vraie pute de trottoir, à talons hauts et cigarettes mentholées. (&#8230;) Je ne vous dirai pas comment j&#8217;en suis arrivée là, ça vous ferait trop plaisir. Vous n&#8217;aurez rien d&#8217;autre que ma journée. Si vous vous attendiez à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Coop-phane-zenith.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-5299" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Coop-phane-zenith.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>&laquo;&nbsp;Je suis une pute de rue. Pas une call-girl ou quelque chose comme ça ; non, une vraie pute de trottoir, à talons hauts et cigarettes mentholées. (&#8230;) Je ne vous dirai pas comment j&#8217;en suis arrivée là, ça vous ferait trop plaisir. Vous n&#8217;aurez rien d&#8217;autre que ma journée. Si vous vous attendiez à ce que je parle de viol, d&#8217;abandon, de VIH et d&#8217;héroïne, décampez pervers. Il n&#8217;y aura pas de drame familial, de faits divers ou de petite psychologie.&nbsp;&raquo;</em> Elle n&#8217;y va pas par quatre chemins, Nanou. Résidente permanente d&#8217;un minable hôtel parisien ironiquement baptisé le Zénith-Hôtel, elle a choisi de faire le trottoir plutôt que d&#8217;être caissière au supermarché. A ses heures perdues, elle gribouille dans un journal. Non pas qu&#8217;elle croie avoir un talent particulier, mais ça lui permet de tuer le temps, et sans doute aussi, de s&#8217;évader un peu. Mais au-delà du portrait décontenançant de cette femme qui a appris à modérer ses attentes face à la vie, <a href="http://www.mollat.com/livres/oscar-coop-phane-zenith-hotel-9782363390080.html"><strong><em>Zenith-Hôtel</em></strong></a> nous offre une galerie de personnages solitaires et abandonnés, des petites gens qui mènent pour la plupart une vie tranquille sans faire trop de remous ou de bruits. Ainsi, en dehors du premier client de la journée, un taulard paranoïaque qui a fini par descendre sa famille, persuadé qu&#8217;il était d&#8217;être la proie de leurs funestes manigances, on rencontre un instituteur marié qui fantasme sur des inconnues croisées dans la rue, un vieil homme et son chien mourant, un trentenaire épris de mobylettes et de liberté retourné vivre chez ses parents, un jeune homme qui rêve d&#8217;ouvrir un bar avec son frère, et enfin un homme qui trompe sa solitude avec des bonsaïs. Écrites dans une langue âpre, crue et sans fioritures, ces tranches de vies désabusées mais néanmoins attachantes sont souvent hantées par un une même tentation, un même rêve bucolique, celui de quitter la noirceur de la ville pour s&#8217;installer à la campagne. Que de contrastes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Paru aux éditions <a href="http://www.finitude.fr/"><strong>Finitude</strong></a>, l&#8217;excellent éditeur bordelais qui nous a  fait découvrir Jean-Pierre Martinet, le premier roman du jeune <strong>Oscar Coop-Phane</strong> est une véritable découverte. Décidément, les jeunes romanciers ne cessent de nous surprendre ces derniers temps !</p>
<p style="text-align: justify">F.A.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Au pays de la soif</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 07:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur Aldebert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[mensonge]]></category>
		<category><![CDATA[new york]]></category>
		<category><![CDATA[scénariste]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le métier, on le surnomme &#171;&#160;Doc&#160;&#187;. Mais ne vous y trompez pas : il n&#8217;a aucun talent de guérisseur. Non, sa spécialité, c&#8217;est de réécrire des scénarios pour les rendre vendables, commerciaux, bref, en faire de la graine de block-buster. Il soigne les textes ampoulés, ampute les parties superflues, greffe un peu d&#8217;action, un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Karoo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5305" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Karoo-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a>Dans le métier, on le surnomme &laquo;&nbsp;Doc&nbsp;&raquo;. Mais ne vous y trompez pas : il n&#8217;a aucun talent de guérisseur. Non, sa spécialité, c&#8217;est de réécrire des scénarios pour les rendre vendables, commerciaux, bref, en faire de la graine de block-buster. Il soigne les textes ampoulés, ampute les parties superflues, greffe un peu d&#8217;action, un peu d&#8217;amour, un peu de tout ce qui manque partout où ça manque. Mais s&#8217;il fait parfois des miracles dans ce domaine, autant dire que ce n&#8217;est pas le cas dans sa propre vie. Sur le plan familial, il se situe à mi-chemin entre un mariage raté et un divorce réussi : il continue à déjeuner avec sa future ex-femme pour parler de leur divorce à venir sans qu&#8217;aucun des deux ne parvienne jamais à faire avancer la musique. Il est le père adoptif d&#8217;un grand et séduisant jeune homme avec qui il ne parvient à tisser aucun lien en dépit des besoins affectifs de ce dernier. Sur le plan social, si l&#8217;on fait abstraction des connaissances et relations qui servent occasionnellement d&#8217;audience à ses numéros, il n&#8217;a plus qu&#8217;un seul ami. Mais ce n&#8217;est pas vraiment un hasard. La superficialité et la vacuité sont les dieux les plus importants de son panthéon personnel. Entre son culte de l&#8217;image et son angoisse maladive face à toute forme d&#8217;intimité, il a trouvé la solution dans la présence systématique d&#8217;une audience pour assister au moindre événement de sa vie. Rien n&#8217;a d&#8217;intérêt sans public. En voilà un qui ne s&#8217;est vraiment pas trompé de vocation ! Et ça lui réussit plutôt bien, exception faite de ces petites maladies bizarres qu&#8217;il a tendance à développer ces derniers temps (telles qu&#8217;une immunité déconcertante à l&#8217;alcool qui le condamne à boire sans s’enivrer, ce qui colle plutôt bien avec son nom vu que Karoo signifie &laquo;&nbsp;soif&nbsp;&raquo; en khoikhoi). Avec son cynisme et son indifférence en bandoulière, Saul Karoo se croît le plus lucide des hommes. Jusqu&#8217;au jour où, déformation professionnelle oblige, il va être tenté de jouer à Dieu avec ses proches&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Truffé de références pertinentes au patrimoine culturel mondial, servi par une  traduction de grande qualité (1) et une construction narrative impeccable <a href="http://www.mollat.com/livres/steve-tesich-karoo-9782953366495.html"><strong><em>Karoo</em></strong></a> (éd. <a href="http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/"><strong>Monsieur Toussaint Louverture</strong></a>) s&#8217;impose comme un roman très américain sur le mensonge, la culpabilité et la rédemption. Est-ce le détachement à toute épreuve affiché par notre héros éponyme, son humour grinçant ou le pétrin dans lequel il va se mettre alors qu&#8217;il croyait si bien maîtriser les choses ? Toujours est-il que ce roman signé par <strong>Steve Tesich</strong> est complètement addictif (2). Il a beau faire 600 pages, il se le lit presque d&#8217;une traite ! Gare aux anciens buveurs et aux anciens fumeurs cependant, sa tendance à consommer alcool et tabac à volonté risque fort vous titiller les nerfs&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">F.A.</p>
<p style="text-align: justify">(1) La traduction est l&#8217;oeuvre d&#8217;Anne Wicke, grande spécialiste de littérature américaine (on lui doit des traductions de Toni Morrison, Laura Kasischke, Jonathan Franzen, Rick Bass&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify">(2) Peut-on pouvons-nous espérer une réédition prochaine de son autre roman, <em>Rencontre d&#8217;été</em>&#8230;</p>
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		<title>Eva dort</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 09:42:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Fleur Aldebert</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Italie]]></category>
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		<description><![CDATA[Après le Transsibérien, très à la mode ces derniers temps grâce aux livres de Maylis de Kerangal, de Dominique Fernandez et de Danièle Sallenave, on vous laisse à peine le temps de refaire vos valises pour embarquer dans une traversée d&#8217;un tout autre genre : celle de l&#8217;Italie. Âgée d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, Eva, l&#8217;héroïne qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Eva-dort.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5274" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Eva-dort-203x300.jpg" alt="" width="203" height="300" /></a>Après le Transsibérien, très à la mode ces derniers temps grâce aux livres de <a href="http://www.mollat.com/livres/maylis-kerangal-tangente-vers-est-9782070136742.html"><strong>Maylis de Kerangal</strong></a>, de <a href="http://www.mollat.com/livres/dominique-fernandez-transsiberien-9782246789376.html"><strong>Dominique Fernandez</strong></a> et de <a href="http://www.mollat.com/livres/daniele-sallenave-sibir-moscou-vladivostok-mai-juin-2010-9782070136414.html"><strong>Danièle Sallenave</strong></a>, on vous laisse à peine le temps de refaire vos valises pour embarquer dans une traversée d&#8217;un tout autre genre : celle de l&#8217;Italie.</p>
<p style="text-align: justify">Âgée d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, Eva, l&#8217;héroïne qui donne son nom au roman de <strong>Francesca Melandri</strong>, s&#8217;embarque dans un long périple ferroviaire qui va l&#8217;emmener de sa région natale chargée d&#8217;histoire, le Tyrol du Sud/Haut-Adige, à la Calabre. Là-bas, au bout de ces 1397 km, l&#8217;attend un homme qui  avait eu une importance considérable du temps de son enfance, avant de disparaître mystérieusement. Au cours des longues heures que va durer la traversée du pays du nord au sud, elle va laisser vagabonder son esprit sur la route de son enfance. En parallèle, on revient sur les pas de sa mère, une femme d&#8217;une grande beauté dont le moins que l&#8217;on puisse dire est qu&#8217;elle n&#8217;a pas été épargnée par la vie. Mais au-delà de ces magnifiques portraits de femme qui nous plongent dans une histoire familiale riche en tragédies, en secrets, en violence et en situations délicates, <a href="http://www.mollat.com/livres/francesca-melandri-eva-dort-9782070131358.html#fragment-cdc"><strong><em>Eva dort</em></strong></a> nous fait découvrir une région fortement secouée par l&#8217;Histoire. Cédée par l&#8217;Autriche à son voisin du sud au lendemain de la Première Guerre mondiale, cette région, appelée le Tyrol du Sud par les Autrichiens, le Haut-Adige par les Italiens, semble faire partie des oubliés de l&#8217;Histoire. Et pourtant&#8230; De 1919 à l&#8217;heure de l&#8217;espace Schengen, en passant par la politique d&#8217;italianisation forcenée menée par Mussolini, l&#8217;Option proposée par Hitler à la veille de la Seconde Guerre mondiale pour que ceux qui le voulaient puissent s&#8217;installer en Autriche (faut-il voir une coïncidence entre cet acte de générosité et le fait que la population concernée était tout à la fois germanophone et blonde aux yeux bleus ?&#8230;), l&#8217;apparition et la multiplication d&#8217;actes terroristes, et enfin les efforts politiques de pacification de la région, l&#8217;histoire de cette région est pleine de rebondissements. Elle est d&#8217;ailleurs d&#8217;autant plus passionnante que ses tenants et ses aboutissants sont non seulement inédits à nos yeux de lecteurs français, mais il apparaît que les Italiens eux-même n&#8217;avaient aucune idée de ce qui se passait dans le nord de leur pays. En même temps, on voit se développer le tourisme hivernal alors que les remontées mécaniques font leur apparition sur les pentes alpines, et peu à peu, cette région qui semblait pourtant si isolée, va s&#8217;ouvrir au monde et accepter de se moderniser.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n&#8217;est donc pas étonnant que ce roman remporte un tel succès, non seulement en Italie, mais également dans tous les pays où il a été traduit. Et force nous est de reconnaître que nous ne faisons pas figure d&#8217;exception face à un tel engouement ! Entre sa construction impeccable, sa forte charge émotionnelle, le caractère captivant de son sujet et la finesse de ses analyses psychologiques, <em>Eva dort </em>s&#8217;impose comme un livre rare dans lequel on s&#8217;installe comme dans un vieux fauteuil et dont on n&#8217;est pas facilement délogé !</p>
<p>F.A.</p>
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		<title>Au nom du fils</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 16:00:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[C'est nouveau]]></category>
		<category><![CDATA[Contact]]></category>
		<category><![CDATA[Jonathan Buckley]]></category>
		<category><![CDATA[Martine Aubert]]></category>
		<category><![CDATA[mensonge]]></category>
		<category><![CDATA[rivages]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est possible d&#8217;évoquer les ravages terribles du mensonge sans céder au moralisme le plus plat. Jonathan Buckley en a fait la démonstration dans son implacable Contact qui vient d&#8217;être traduit (par Martine Aubert) chez Rivages, une maison d&#8217;édition, d&#8217;ailleurs, où souffle de nouveau, depuis quelques temps, un vent littéraire de belle tenue dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/contact-buckley.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-5288" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/contact-buckley-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" /></a>Il est possible d&#8217;évoquer les ravages terribles du mensonge sans céder au moralisme le plus plat. <a href="http://www.mollat.com/auteur/buckley_jonathan-1118356.aspx"><strong>Jonathan Buckley</strong></a> en a fait la démonstration dans son implacable <a href="http://www.mollat.com/livres/jonathan-buckley-contact-9782743623074.html"><em><strong>Contact</strong></em></a> qui vient d&#8217;être traduit (par Martine Aubert) chez Rivages, une maison d&#8217;édition, d&#8217;ailleurs, où souffle de nouveau, depuis quelques temps, un vent littéraire de belle tenue dans ce domaine étranger qui avait perdu de sa superbe d&#8217;antan.</p>
<p style="text-align: justify">&laquo;&nbsp;C&#8217;est un mardi matin du mois de mai que ma vie s&#8217;est mise à dérailler&nbsp;&raquo;, commence Dominic Pattison le narrateur de ce roman avec un sens de la litote qui laisse mal préjuger de la suite du cauchemar dans lequel son train-train vient de pénétrer. Car le jeune homme qui insiste lourdement pour le rencontrer, un garçon épais un rien menaçant, ne va pas seulement ébranler ses certitudes d&#8217;homme parvenu, installé dans une notoriété confortable. Il va bouleverser la ligne droite qu&#8217;il croyait avoir tracée et qu&#8217;il appelait sa vie. Sam est direct, il a trente ans et derrière lui, déjà, un passé chargé de soldat malmené. Quand il aborde Dominic, il ne prend guère de gants pour lui annoncer qu&#8217;il est son fils, que sa mère, vous savez cette femme avec laquelle vous avez trompé la vôtre puis que vous avez abandonnée, a vécu sa grossesse sans rien lui dire, préparant une bombe à retardement qui vient exploser devant lui. Le cinquantenaire va dès lors subir une déflagration lente, comme un ralenti de vie qui s&#8217;écroule et que l&#8217;on ne parvient plus à retenir. Dévoré par le doute, tenaillé par l&#8217;angoisse que sa femme découvre l&#8217;histoire, grignoté par l&#8217;envie d&#8217;en finir sans trouver de solution, anéanti par les conséquences inimaginables d&#8217;un adultère enfoui depuis longtemps, il avance à vue, se laisse déborder par les initiatives du jeune homme qui parvient à se faire embaucher comme Michel Morin (expression bordelaise que l&#8217;occasion nous est donnée d&#8217;employer ici) par l&#8217;épouse d&#8217;abord surprise puis séduite par ce garçon franc et serviable. Incapable de prendre les devants, Pattison se trompe à chaque fois qu&#8217;il tente de ruser ou de se mentir. Ces petites ironies de la vie si finement racontées par le génial Thomas Hardy, il les subit, submergé. Jonathan Buckley ne manque pas de talent pour nous décrire, de l&#8217;intérieur, cette désintégration, non seulement celle d&#8217;un couple solide qui vole en éclats, mais celle d&#8217;un homme qui découvre sa lâcheté et va se repentir de n&#8217;avoir pas osé la décision, celle qui justifie une vie. Au nom du fils le père, à peine découvert, tremble, et ses tremblements ne cesseront plus. <a href="http://www.mollat.com/livres/jonathan-buckley-contact-9782743623074.html"><strong><em>Contact</em></strong></a>, un livre qui fait trembler et à découvrir sans retard.</p>
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		<title>Une belle canaille de W. Wilkie Collins</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 10:37:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marilyn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bonheur du jour...]]></category>
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		<category><![CDATA[libretto]]></category>
		<category><![CDATA[phébus]]></category>
		<category><![CDATA[Une belle canaille]]></category>
		<category><![CDATA[Wilkie Collins]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela peut passer pour une énormité, mais jamais rien ne me persuadera que la société n’a pas pour une belle canaille un penchant inavoué. Et c’est une chance, sinon Frank Softly aurait du souci à se faire. Après avoir gâché ses talents d’étudiant et sali son nom, creusant ainsi un fossé infranchissable avec son père, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/9782752906526FS1.gif"><img class="alignleft size-medium wp-image-5235" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/9782752906526FS1-195x300.gif" alt="" width="195" height="300" /></a>Cela peut passer pour une énormité, mais jamais rien ne me persuadera que la société n’a pas pour une belle canaille un penchant inavoué.</em></p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify">Et c’est une chance, sinon Frank Softly aurait du souci à se faire. Après avoir gâché ses talents d’étudiant et sali son nom, creusant ainsi un fossé infranchissable avec son père, notre narrateur avoue sans complexe ce qu’il sait depuis fort longtemps : il est de la mauvaise engeance, un plaisantin, un filou… <strong><em><a title="Une belle canaille" href="http://www.mollat.com/livres/wilkie-collins-une-belle-canaille-9782752906526.html" target="_blank">Une belle canaille</a></em></strong> en somme et nous avons le privilège de nous voir confier sa vie.</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify">Cela vous choque ? Si vous espériez lire les mémoires d’un honnête homme, refermez cet ouvrage immédiatement car il n’y a pas de place pour l’ennui ici. Certes, Frank Softly n’est pas à prendre pour modèle mais au moins pourra-t-il se vanter d’avoir pleinement vécu. Ne dépeignons pourtant pas son portrait avec un pinceau trop grossier car ce n’est pas d’un criminel dont il est question, mais d’une personne à la morale quelque peu douteuse, qui s’est souvent laissé aller à suivre ses propres réflexions plutôt que d’écouter ce que la bienséance lui dictait. Rendons-lui cet honneur : c’est un passionné guidé par un amour des plus compliqués qui va le mener là où tous les faussaires se retrouvent… Mais non, pas la guillotine ! – bien que c’était d’usage à l’époque – car cette histoire ne laisse aucune place à une quelconque tristesse. En revanche, on y voit de temps à autre un éclair de lucidité dans les pensées de notre antihéros :</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify"><em>Dans la vraie vie, le chagrin le plus aigu trouve envers et contre tout à se calmer et finit par sécher ses larmes ; il n’est de désespoir si lourd qu’il n’atteigne un certain niveau, en dessous duquel il ne descendra pas, pour laisser à l’espoir, malgré que nous en ayons, une chance de renaître.</em></p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify">Comme vous pouvez le constater, il n’est pas du genre à se laisser abattre, mais pas non plus à abandonner ces folles quêtes. Et dans les moments les plus difficiles, la phrase favorite de sa grand-mère réussie à le remettre d’aplomb :</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify"><em>Un petit coup au bon moment, et on se fait du bon sang </em>(précisions ici que nous parlons d&#8217;alcool et non de toute autre chose qui pourrait vous venir à l’esprit).</p>
<div style="height:2px"></div>
<p style="text-align: justify">L’enfance de <strong><a title="W. Wilkie Collins" href="http://www.wilkiecollins.com/" target="_blank">W. Wilkie Collins</a></strong> laissera les traces d’un traumatisme que seule la littérature pourra apaiser mais qui ne parviendra pas à l’effacer si on considère sa courte existence. Lire <strong><em>Une belle canaille </em></strong>revient à se faire plaisir en suivant l’aventure drolatique d’un homme hors du commun ainsi qu’en dégustant le style saisissant et intelligent d’un auteur<em> </em>que l’on n’a plus besoin de présenter, dont les titres sont disponibles dans la <strong><a title="Collection Libretto" href="http://www.libella.fr/phebus/index.php?tag/Libretto" target="_blank">collection Libretto</a></strong> des <strong><a title="éditions Phébus" href="http://www.libella.fr/phebus/accueil/" target="_blank">éditions Phébus</a></strong>. Enfin, sachez qu&#8217;avoir envie de lire ou de relire les <strong><em><a title="Faux monnayeurs" href="http://www.mollat.com/livres/andre-gide-les-faux-monnayeurs-9782070349609.html" target="_blank">Faux-monnayeurs</a></em></strong> d&#8217;<strong><a title="André Gide" href="http://andre-gide.fr/" target="_blank">André Gide</a></strong> après avoir reposé cet ouvrage n&#8217;est pas une grande surprise.</p>
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