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	<title>Ces mots-là, c&#039;est Mollat</title>
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	<description>Le blog des littératures</description>
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		<title>Le &#171;&#160;basajaun&#160;&#187; sanguinaire</title>
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		<pubDate>Thu, 23 May 2013 11:12:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Polar]]></category>
		<category><![CDATA[Dolores redondo]]></category>
		<category><![CDATA[Le gardien invisible]]></category>
		<category><![CDATA[Stock]]></category>

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		<description><![CDATA[Niché au fond de la vallée du Baztàn, du nom de la rivière qui seule &#171;&#160;brise le silence&#160;&#187; de ce &#171;&#160;petit univers idyllique caché entre les montagnes de hauteur moyenne que tapissaient des vallées et des prairies à la beauté incroyable&#160;&#187; , voici le village d&#8217;Elizondo qui, à l&#8217;image de son paysage, est le théâtre &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/23/le-basajaun-sanguinaire/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/dolores-redondo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8449" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/dolores-redondo-205x300.jpg" alt="" width="205" height="300" /></a>Niché au fond de la vallée du Baztàn, du nom de la rivière qui seule &laquo;&nbsp;<em>brise le silence</em>&nbsp;&raquo; de ce &laquo;&nbsp;<em>petit univers idyllique caché entre les montagnes de hauteur moyenne que tapissaient des vallées et des prairies à la beauté incroyable</em>&nbsp;&raquo; , voici le village d&#8217;Elizondo qui, à l&#8217;image de son paysage, est le théâtre d&#8217;un roman à la beauté saisissante,  exerçant sur le lecteur un attrait mystérieux et magique. Première partie d&#8217;une &laquo;&nbsp;trilogie du Baztàn&nbsp;&raquo; (nous apprend la 4ème de couverture) et publié dans la jeune collection policière rose et noire <a href="https://www.facebook.com/LaCosmopoliteNoire">&laquo;&nbsp;La cosmopolite noire&nbsp;&raquo;</a> chez <a href="http://www.editions-stock.fr/stock/CtlPrincipal?controlerCode=CtlCollections&amp;requestCode=afficherDetailCollection&amp;groupeCol=28">Stock</a>, ne nous leurrons pas : il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une énième série  dont les thrillers ont le secret (voire l&#8217;artifice) plutôt systématique, mais d&#8217;un véritable coup de coeur littéraire ET policier.</p>
<p style="text-align: justify">Pour quelles raisons un &laquo;&nbsp;gardien invisible&nbsp;&raquo; de la forêt appelé en basque un <em><a href="http://abarka.free.fr/index.php?page=BasaJaun&amp;lang=Fr">basajaun</a></em>, habituellement seigneur pacifique et protecteur, créature géante et poilue (sorte de yeti) s&#8217;en prendrait-il à quatre jeunes filles retrouvées étranglées au milieu des bois dans la même mise en scène étrange : vêtements lacérés, démaquillées et, posé sur leur toison pubienne rasée, un gâteau typique du pays (un txatxingorri) ? Il n&#8217;en faut pas plus à l&#8217;inspectrice Amaia Salazar pour tenter de démasquer ce tueur en série aux rites de purifications bien macabres. Formée aux méthodes de profilage à Quantico (le siège du FBI aux Etats-Unis), Amaia semble la plus compétente  parmi ses collègues de la section des homicides de la police régionale pour résoudre cette énigme ancrée dans les traditions basco-navarraises dont elle est originaire. En parallèle, nous faisons connaissance avec sa famille qui tient depuis plusieurs générations à Elizondo une entreprise de confection de ces fameuses pâtisseries relevées sur les scènes de crime : sa tante Engrasi, ses sœurs Rosaura et Flora, son beau-frère Freddy et son mari James. Les cauchemars récurrents d&#8217;Amaia dus aux  fantômes de son passé et sa souffrance de ne pouvoir enfanter vont entrer en résonance avec une enquête qu&#8217;elle voudrait scientifique et rigoureuse à cause de sa propension à nier l&#8217;existence de ces légendes issues du folklore local. &laquo;&nbsp;<em>Perdue dans son propre abîme </em>&laquo;&nbsp;, elle devra néanmoins prendre en compte le point de vue de sa tante tireuse de cartes, gardienne d&#8217;une sagesse populaire et qui veille sur elle depuis son enfance (nous comprenons peu à peu pourquoi elle a élevé Amaia à partir de ses 9 ans), à l&#8217;instar des paroles sibyllines de cette belle femme apparue au cœur des bois :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify"><em>La vallée vit des temps d&#8217;incertitude, et quand les nouvelles formules échouent, on a recours aux anciennes  </em>&laquo;&nbsp;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify"><strong><em><a href="http://www.mollat.com/recherche/resultat.aspx">Le gardien invisible</a></em></strong> comme d&#8217;autres premiers romans (<strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/olivier-truc-dernier-lapon-9782864248835.html">Le dernier lapon</a></em></strong> d&#8217;<strong>Olivier Truc</strong>, par exemple, serait son parfait pendant dans les paysages glacés du cercle arctique) ne donne pas la priorité à la résolution d&#8217;une énigme certes tout à fait excitante pour les amateurs du genre, mais envoûte par l&#8217;originalité de son cadre, Dolores Redondo chantant également un hymne à sa terre originelle. Le recours puissant aux croyances ancestrales de ses habitants initie le lecteur à la fascinante mythologie locale, teintant son écriture d&#8217;onirisme et de magie que ne désavouerait pas une certaine <strong><a href="http://www.viviane-hamy.fr/les-auteurs/article/fred-vargas">Fred Vargas</a></strong> !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un new yorkais à Oslo</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 08:23:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Dans la peau de Sheldon Horowitz]]></category>
		<category><![CDATA[Derek B. Miller]]></category>
		<category><![CDATA[Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire]]></category>
		<category><![CDATA[Les Escales]]></category>
		<category><![CDATA[Oslo]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici que vient de paraître aux éditions Les Escales un livre qui fera à coup sûr parler de lui ce printemps. Il est intitulé Dans le peau de Sheldon Horowitz et c&#8217;est le premier roman d&#8217;un jeune et talentueux inconnu dénommé Derek B. Miller. L&#8217;histoire débute à Oslo auprès de Rhea et Lars, un jeune couple &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/21/un-new-yorkais-a-oslo/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/dans-la-peau.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8137" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/dans-la-peau-192x300.jpg" alt="" width="192" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify">Voici que vient de paraître aux éditions Les Escales un livre qui fera à coup sûr parler de lui ce printemps. Il est intitulé<em><strong> <a href="http://www.mollat.com/livres/derek-miller-dans-peau-sheldon-horowitz-9782365690294.html" target="_blank">Dans le peau de Sheldon Horowitz</a></strong></em> et c&#8217;est le premier roman d&#8217;un jeune et talentueux inconnu dénommé Derek B. Miller.</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;histoire débute à Oslo auprès de Rhea et Lars, un jeune couple pas tout à fait comme les autres puisqu&#8217;il cohabite avec un vieux monsieur de 82 ans dont le nom est Sheldon. Son profil: juif new yorkais, horloger de métier, ancien combattant de la guerre de Corée, bref un héros haut en couleurs, à mi chemin entre Woody Allen et Clint Eastwood. Il se trouve que ce colocataire est aussi le grand- père de Rhea. Il a été recueilli juste après le décès de sa femme, aucune attache familiale ne le retenant désormais à New York &#8211; son fils, qui est aussi le père de Rhea, est mort au Vietnam avant même que cette dernière ne naisse.</p>
<p style="text-align: justify">La cohabitation n&#8217;est pas des plus faciles. Sheldon s&#8217;ennuie, ne parle pas Norvégien, et est pour le moins désorienté dans cette ville qu&#8217;il  ne connait pas bien. Mais évidemment, les choses ne s&#8217;arrêtent pas là, et un événement va complètement mettre en branle cet équilibre précaire. Il s&#8217;avère que le couple a pour voisin une femme et son petit garçon, tous deux d&#8217;origine serbe, et que Sheldon sera le témoin malheureux du meurtre de cette femme, victime d&#8217;un gang de Kosovars. Dans la tête de notre héros, une folle idée germe: sauver le jeune garçon, quitter la ville et se cacher. Une improbable odyssée commence alors&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Humour, tendresse, émotion, le roman saura ravir tous les amateurs de bonnes histoires. Comparé très justement au <em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/jonas-jonasson-vieux-qui-voulait-pas-feter-son-anniversaire-9782266218528.html">Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire</a></strong></em>, <em><strong>Dans la peau de Sheldon Horowitz</strong></em> possède tous les ingrédients pour devenir un grand best seller.</p>
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		<title>Le monde de brumes de Brandon Sanderson</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 08:47:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anne Chauvel</dc:creator>
				<category><![CDATA[SF / Fantsay]]></category>
		<category><![CDATA[Fils-des-brumes]]></category>
		<category><![CDATA[Sanderson]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Elantris, en un seul volume, Fils-des-brumes, une trilogie, et Warbreaker, le petit dernier, Brandon Sanderson est l&#8217;un des rares auteurs à proposer de la fantasy relativement innovante, des univers intéressants et fouillés mais en restant concis. De plus, simple d&#8217;accès, il peut être mis entre toutes les mains, néophytes comme habitués du genre y &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/18/le-monde-de-brumes-de-brandon-sanderson/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/elantris.jpg"><img class="size-medium wp-image-8441" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/elantris-198x300.jpg" alt="" width="102" height="145" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/brumes.jpg"><img class="size-medium wp-image-8442 alignnone" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/brumes-185x300.jpg" alt="" width="106" height="144" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/warbreaker.jpg"><img class="size-medium wp-image-8443 alignnone" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/warbreaker-189x300.jpg" alt="" width="103" height="155" /></a></p>
<p>Avec<a href="http://www.mollat.com/livres/brandon-sanderson-elantris-9782253159919.html"> Elantris</a>, en un seul volume, <a href="http://www.mollat.com/livres/brandon-sanderson-fils-des-brumes-empire-ultime-fantasy-9782253023609.html">Fils-des-brumes</a>, une trilogie, et <a href="http://www.mollat.com/recherche/resultat.aspx">Warbreaker</a>, le petit dernier, Brandon Sanderson est l&#8217;un des rares auteurs à proposer de la fantasy relativement innovante, des univers intéressants et fouillés mais en restant concis. De plus, simple d&#8217;accès, il peut être mis entre toutes les mains, néophytes comme habitués du genre y trouveront leur compte.</p>
<p>Je parlerai ici de la trilogie <em>Fils-des-brumes</em>, particulièrement réussie. Le format en trois volumes permet à l&#8217;auteur de déployer toutes les possibilités de son univers. Le monde imaginé est sombre et désespéré. Cette planète, trop près du soleil, n&#8217;est pas baignée par de la pluie mais par de la cendre qui étouffe la terre et les plantations. A la tête de l&#8217;empire, un seul homme, le seigneur maître, règne depuis des milliers d&#8217;années. Le peuple de l&#8217;empire, les skaas, sont en fait des esclaves qui luttent sans arrêt contre les conditions difficiles pour fertiliser la terre sous la férule de l’aristocratie, seule détentrice de la fameuse magie des métaux. Un groupe de rebelles, mené par Kelsier puis, plus tard, Vin, vont se dresser contre l&#8217;empire et se servir de l&#8217;invention même du seigneur maître, la magie, pour le détruire.</p>
<p>Mâtiné de science-fiction avec le concept de magie des métaux (suivant le métal avalé, le magicien peut avoir telle ou telle action) et ce monde apocalyptique, ce récit de fantasy combinent un certain nombre de qualités indéniables, la plus importante à mes yeux étant l&#8217;incapacité de le lâcher une fois commencé !</p>
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		<title>Les joueurs de Stewart O&#8217;Nan</title>
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		<pubDate>Fri, 17 May 2013 07:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marilyn</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[9782823600025]]></category>
		<category><![CDATA[éditions de l'olivier]]></category>
		<category><![CDATA[Les joueurs]]></category>
		<category><![CDATA[Stewart O'Nan]]></category>

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		<description><![CDATA[Bientôt divorcés, déjà ruinés, Art et Marion Fowler passent un week-end aux chutes du Niagara pour se dire adieu et en profiter une dernière fois. Ce voyage qui commence de manière catastrophique est un prétexte pour se rappeler leur histoire et les raisons qui les ont amené à la séparation. Art est un amoureux transi, &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/17/les-joueurs-de-stewart-onan/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.mollat.com/livres/stewart-nan-les-joueurs-9782823600025.html"><img class="alignleft size-full wp-image-8264" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/les-joueurs-stewart-o-nan-9782823600025.gif" alt="" width="200" height="293" /></a>Bientôt divorcés, déjà ruinés, Art et Marion Fowler passent un week-end aux chutes du Niagara pour se dire adieu et en profiter une dernière fois. Ce voyage qui commence de manière catastrophique est un prétexte pour se rappeler leur histoire et les raisons qui les ont amené à la séparation.</p>
<p>Art est un amoureux transi, attiré par le corps et l&#8217;esprit de sa femme comme au premier jour. Son dévouement et sa tendresse ont fini par lasser Marion qui ne peut s&#8217;empêcher de lever les yeux au ciel lorsque son mari les manifeste. Bien entendu, de plus graves mésaventures les ont mené à cette situation, le nom d&#8217;une femme nous est très vite dévoilé et d&#8217;autres faits restent longtemps secrets jusqu&#8217;à ce que Marion &#8211; comme habituée par la présence du lecteur &#8211; finisse par se dévoiler.</p>
<p>En revanche, vivre dans le passé n&#8217;a jamais fait avancer et Art le sait bien. C&#8217;est pourquoi ces deux jours seront consacrés à dépenser ce qui leur reste d&#8217;argent, à profiter d&#8217;un paysage exceptionnel et, pourquoi pas, repartir sur de bonnes bases.</p>
<p>Avec<strong> <em><a href="http://www.mollat.com/livres/stewart-nan-les-joueurs-9782823600025.html" target="_blank">Les joueurs</a> </em>(<a title="éditions de l'Olivier" href="http://www.editionsdelolivier.fr/" target="_blank">éditions de l&#8217;Olivier</a>), <a title="Bibliographie Stewart O'Nan" href="http://www.mollat.com/auteur/o_nan_stewart-1365160.aspx" target="_blank">Stewart O&#8217;Nan</a></strong> &#8211; dont le précédent roman <strong><a title="Emily " href="http://www.mollat.com/livres/stewart-nan-emily-9782757833858.html" target="_blank">Emily</a></strong> avait déjà conquis nos libraires &#8211; nous offre un roman d&#8217;amour drôle et intelligent avec, en toile de fond, un décor sensationnel.</p>
<p style="text-align: center"><strong>Chances que vous aimiez ce livre : 1 sur 1</strong></p>
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		<title>Portraits de femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 15 May 2013 10:58:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Autrement]]></category>
		<category><![CDATA[Gaëlle Josse]]></category>
		<category><![CDATA[Les heures silencieuses]]></category>
		<category><![CDATA[Noces de neige]]></category>

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		<description><![CDATA[On se souvient des Heures silencieuses, le premier roman très réussi de Gaëlle Josse, une variation autour d&#8217;un tableau de l&#8217;artiste hollandais Emmanuel de Witte. Nous avions été touché alors par la grâce de son écriture et par la subtilité des personnages incarnés. L&#8217;ouvrage a d&#8217;ailleurs été couronné du prix Lavinal en 2011. Avec Noces &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/15/portraits-de-femmes/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/noces.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8243" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/noces-215x300.jpg" alt="" width="215" height="300" /></a>On se souvient des<em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/gaelle-josse-les-heures-silencieuses-roman-9782290039014.html"> Heures silencieuses</a></strong></em>, le premier roman très réussi de Gaëlle Josse, une variation autour d&#8217;un tableau de l&#8217;artiste hollandais Emmanuel de Witte. Nous avions été touché alors par la grâce de son écriture et par la subtilité des personnages incarnés. L&#8217;ouvrage a d&#8217;ailleurs été couronné du prix Lavinal en 2011.</p>
<p style="text-align: justify">Avec <em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/gaelle-josse-noces-neige-9782746732339.html">Noces de neige</a></strong></em>,  son dernier roman, toujours publié aux éditions Autrement, l&#8217;alchimie fonctionne encore une fois. Par l&#8217;intermédiaire d&#8217;un récit croisé, l&#8217;auteur évoque le destin de deux femmes russes à deux époques différentes. C&#8217;est un long voyage en train entre Nice et Moscou qui les réunit. La première, Anna Alexandrovna, vit à la fin du XIXème siècle. Elle est une jeune adolescente issue de l&#8217;aristocratie russe. Sa famille a pour habitude de passer tous leurs hivers sur la Riviera pour ne revenir en Russie qu&#8217;aux beaux jours. Nous faisons sa connaissance au moment où elle s&#8217;apprête à rejoindre Moscou. Sa famille, accompagnée d&#8217;une livrée de domestiques, établit ses quartiers dans les wagons première classe d&#8217;un train. Nous sommes à la veille d&#8217;un incident tragique, celui de l&#8217;assassinat du tsar Alexandre II.</p>
<p style="text-align: justify">La seconde, dénommée Irina, entame le voyage en sens inverse. Elle a choisi de quitter Moscou pour toujours. Nous sommes en 2012, et Irina va faire la rencontre d&#8217;Enzo, un jeune français avec qui elle a correspondu via un site de rencontres sur Internet. Enzo lui propose de s&#8217;installer à Nice avec lui, chance inouïe pour cette jeune femme qui rêve d&#8217;une vie meilleure en Occident. Elle ne se doute pourtant pas encore à quel point ce voyage sera décisif pour elle.</p>
<p style="text-align: justify">Deux femmes, deux époques, deux destins, et un huis-clos passionnant, c&#8217;est le pari fou que réussit ici Gaëlle Josse. Encore une fois, l&#8217;auteur parvient à dépasser complètement l&#8217;exercice de style pour nous livrer une histoire profonde et émouvante.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>Rues des souvenirs obscurs</title>
		<link>http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/10/rues-des-souvenirs-obscurs/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 13:35:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Maubert]]></category>
		<category><![CDATA[La marraine de sel]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Fourré]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Modiano]]></category>
		<category><![CDATA[Richelieu]]></category>
		<category><![CDATA[simenon]]></category>

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		<description><![CDATA[A l&#8217;heure où on réédite joliment des oeuvres de Patrick Modiano en Quarto de Gallimard, un auteur français nous offre un roman qui ne méconnaît pas l&#8217;importance et le pouvoir des lieux sur les aventures qu&#8217;il met en scène. C&#8217;est flagrant avec le dernier livre de Franck Maubert, édité par Ecriture, qui s&#8217;orne en couverture &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/10/rues-des-souvenirs-obscurs/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/ville-close-de-franck-maubert-931258654_ML.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8436" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/ville-close-de-franck-maubert-931258654_ML.jpg" alt="" width="270" height="270" /></a>A l&#8217;heure où on réédite joliment des oeuvres de <strong>Patrick Modiano</strong> en Quarto de Gallimard, un auteur français nous offre un roman qui ne méconnaît pas l&#8217;importance et le pouvoir des lieux sur les aventures qu&#8217;il met en scène. C&#8217;est flagrant avec le dernier livre de<a href="http://www.mollat.com/recherche/resultat.aspx"> <strong>Franck Maubert</strong></a>, édité par Ecriture, qui s&#8217;orne en couverture d&#8217;une illustration du précieux Pierre Le Tan (dont on se souvient du lien avec Modiano) qui en dit long sur le projet littéraire de l&#8217;auteur. Le personnage qu&#8217;on y distingue paraît écrasé par les pierres qui l&#8217;entourent et cette architecture classique qui impose sa puissance. On comprend en ouvrant les premières pages de <a href="http://www.mollat.com/livres/franck-maubert-ville-close-9782359050974.html"><em><strong>Ville close</strong></em></a> que Richelieu, la cité voulue par le cardinal de Louis XIII, hantera ces pages qui s&#8217;emplissent d&#8217;ombres et de fantômes. Ville rêvée tracée au cordeau par un prélat qui ne se refusait rien et rêvait d&#8217;un lieu parfait où il serait vraiment le maître, Richelieu (1) fut bâtie en une dizaine d&#8217;années (1642) par une armée d&#8217;artisans soumis à la cadence infernal d&#8217;un prince de l&#8217;Eglise qui voulait jouir de son utopie et obliger les courtisans à venir y faire construire des hôtels particuliers qu&#8217;ils se garderaient bien d&#8217;habiter. Des lignes droites et perpendiculaires, un château longtemps considéré comme un des plus beaux de France, riche d&#8217;une ahurissante collection d&#8217;oeuvres d&#8217;art, un microcosme qui a survécu à son créateur et qui se prolonge aujourd&#8217;hui, et fascine ceux qui la traversent. Cette expérience, d&#8217;évidence Franck Maubert l&#8217;a faite et son roman en est l&#8217;écho littéraire. Son héros, Julien Collardeau, fait l&#8217;expérience du retour : il a quitté Paris où il faisait le journaliste gastronomique pour s&#8217;installer, au coeur de la petite ville, dans la maison de sa tante défunte avec laquelle il vécut des amours avunculaires dont le souvenir le poursuit dès lors qu&#8217;il prend possession des lieux de son adolescence. Libre, sans doute trop puisqu&#8217;il est désormais chargé pour un journal de la rubrique &laquo;&nbsp;viande froide&nbsp;&raquo; (c&#8217;est-à-dire les nécrologies), il va tenter d&#8217;adopter ce lieu qui semble avoir été inventé pour qu&#8217;un certain silence y élise demeure. Evité par certains qui comprennent mal que l&#8217;on puisse venir dans ce lieu sans vie, invité par d&#8217;autres (un libraire d&#8217;anciens, un décorateur) qui espèrent en lui un camarade de détention, il va prendre la mesure de cet endroit où il sent confusément qu&#8217;il peut se réinventer. Mais on ne débarque pas en toute impunité dans un territoire voué au passé, quand bien même on essaie d&#8217;en déchiffrer les énigmes. Un corbeau salit de sa prose au ciseau les uns et les autres ; des morts brutales surviennent mais aucun Maigret ne survient pour éclairer ces troubles disparitions ; l&#8217;amour semble de nouveau possible pour notre héros sceptique. Le quotidien, où la trivialité vient se nimber d&#8217;un froid coupant qui bloque les esprits, nous est ainsi raconté sur le mode subjectif. La belle trouvaille de Franck Maubert est d&#8217;avoir intercalé, sans naïvement indiquer le lien, des épisodes de la vie du Cardinal aux prises avec sa création minérale, provoquant de légers chocs temporels dans le récit avec le portrait de cette figure auguste confrontée à la beauté et à l&#8217;absurdité d&#8217;un projet qui, des siècles plus tard, est devenu un décor brumeux, métaphore d&#8217;un monde qui finit. Roman d&#8217;ambiance, <em><strong>Ville close</strong></em> est une belle réussite, un livre plein de courbes et de sinuosités qui rend superbement hommage à un lieu où la ligne droite a trouvé en même temps son apogée et sa défaite.</p>
<p>(1) On conseillera aux gens que fascine cette ville, le roman magnifique et méconnu de cet auteur surréaliste tardif,<a href="http://www.mollat.com/auteur/fourre_maurice-1229441.aspx"> <strong>Maurice Fourré</strong></a>, qui situa  <em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/maurice-fourre-marraine-sel-9782916141565.html">La Marraine de sel</a></strong></em> dans cette bourgade.</p>
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		<title>Les héros sont immortels</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 10:19:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Polar]]></category>
		<category><![CDATA[Fleuve Noir]]></category>
		<category><![CDATA[Franck Thilliez]]></category>
		<category><![CDATA[huis clos]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Christophe Grangé]]></category>
		<category><![CDATA[Maxime Chattam]]></category>
		<category><![CDATA[Pocket]]></category>
		<category><![CDATA[purgatoire]]></category>
		<category><![CDATA[Sandrine Collete]]></category>
		<category><![CDATA[Sueurs froides]]></category>
		<category><![CDATA[thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[ Pour son septième roman à paraître mardi 7 mai  aux éditions Fleuve noir, Karine Giebel frappe encore plus fort que précédemment et mérite vraiment sa place parmi les écrivains français de thrillers &#171;&#160;purs et durs&#160;&#187;, tels Maxime Chattam &#8211; notez qu&#8217;il sera en dédicace le 12 juin à 16h à la librairie pour la parution &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/09/les-heros-sont-immortels/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/purgatoire-des-innocents.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8165" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/purgatoire-des-innocents.jpg" alt="" width="225" height="225" /></a> Pour son septième roman à paraître mardi 7 mai  aux éditions Fleuve noir, <strong><a href="http://www.fleuvenoir.fr/site/site_de_karine_giebel&amp;3000&amp;23013.html">Karine Giebel</a></strong> frappe encore plus fort que précédemment et mérite vraiment sa place parmi les écrivains français de thrillers &laquo;&nbsp;purs et durs&nbsp;&raquo;, tels <strong><a href="http://www.mollat.com/livres/maxime-chattam-conjuration-primitive-9782226241405.html">Maxime Chattam</a></strong> &#8211; notez qu&#8217;il sera en dédicace le 12 juin à 16h à la librairie pour la parution récente du second volet de <em>Léviatemps</em>, <strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/maxime-chattam-conjuration-primitive-9782226241405.html">La conjuration primitive</a> -</em></strong>, <strong><a href="http://www.mollat.com/livres/franck-thilliez-atomka-9782265093560.html" target="_blank">Franck Thilliez</a></strong> ou leur aîné <strong><a href="http://www.mollat.com/livres/jean-christophe-grange-passager-roman-9782253175735.html" target="_blank">Jean-Christophe Grangé</a></strong> qui ont déjà montré qu&#8217;ils n&#8217;avaient rien à envier à leurs confrères américains. Karine Giebel serait-elle la première dame du thriller français qui en impose à ces messieurs ? A dévorer les 600 pages de son nouvel opus, on n&#8217;en doute plus !</p>
<p style="text-align: justify">Son précédent roman, <strong><em><a href="http://www.pocket.fr/site/juste_une_ombre_&amp;104&amp;9782266238571.html?RECHA=GIEBEL" target="_blank">Juste une ombre</a></em></strong> (également le 7 mai chez Pocket) faisait monter l&#8217;angoisse du lecteur qui s&#8217;identifiait à celle de Chloé, jeune femme traquée par une mystérieuse silhouette à moins que la folie ne la guette, jusqu&#8217;à la révélation finale proprement ahurissante comme dans tout bon suspense psychologique qui se respecte&#8230;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/karine-giebel-purgatoire-des-innocents-9782265097841.html">Purgatoire des innocents</a></em></strong> franchit un cap (voire plusieurs degrés dans l&#8217;épouvante) signant ainsi le livre le plus abouti de l&#8217;auteur dans l&#8217;exploration de la noirceur et si certains jugeront que le déferlement de violence est insoutenable voire gratuit, passez votre chemin ! Amateurs de frissons extrêmes, vous êtes les bienvenus dans ce tranquille patelin de l&#8217;Indre qui va devenir le théâtre sanglant d&#8217;un huis-clos où des âmes (innocentes ou déjà perverties par un passé criminel) vont trouver un drôle de purgatoire jusque-là inimaginable pour les personnages et&#8230; le lecteur. On ne peut qu&#8217;avancer à petite dose dans cet antre de la torture où ses séquestrés et le lecteur n&#8217;ont d&#8217;autre espoir inouï que d&#8217;échapper à une nouvelle visite de leur geôlier, un monstre sanguinaire dénué de compassion et animé, en disciple de Sade, par le seul plaisir de faire souffrir, encore et encore plus loin ses victimes qui vont lutter : avons-nous raison d&#8217;espérer avec elles et jusqu&#8217;au bout, qu&#8217;une lueur résiste au fin fond de cet Enfer ?</p>
<p style="text-align: justify">Deux frères truands aidés de deux complices ont commis un braquage de plusieurs millions de bijoux de la place Vendôme, mais le casse tourne au drame quand une passante est tuée, un policier blessé ainsi que le plus jeune des frères Orgione, William. Ces quatre malfrats s&#8217;enfuient in extremis mais comment Raphaël peut-il soigner son cadet grièvement touché, tout en évitant de se faire rattraper par les flics qui se mettent à les pourchasser ? Seule solution : se terrer dans un bled et faire appel à un médecin au plus vite qu&#8217;il faudra bien entendu prendre en otage pour sauver leur peau.Sauf que le seul recours disponible dans le coin est une vétérinaire, Sandra Thuillier qui sera avertie par Raphaël dès l&#8217;entrée dans sa ferme isolée, la planque idéale : &laquo;&nbsp;Si Will meurt, tu meurs&nbsp;&raquo;. Raphaël, Will, Fred et Christel ne savent pas encore qu&#8217;ils vont découvrir bien pire et de prédateurs redoutables ils vont se muer, par un coup de théâtre habilement orchestré, en proies vulnérables mais ne seront pas les seuls dans ce calvaire puisque deux adolescentes, Jessica et sa copine Aurélie vont aussi faire l&#8217;objet d&#8217;une traque et d&#8217;une recherche par les flics de la région. Ce que ces professionnels vont découvrir dix jours plus tard dépassera tout ce qu&#8217;ils n&#8217;ont jamais vu dans leur carrière&#8230; Ce roman de la séquestration et de la lutte superbement orchestré et angoissant à souhait nous fait penser à l&#8217;excellent premier roman de <strong>Sandrine Collette</strong>, autre auteur(e) prometteuse : <strong><em><a href="http://www.mollat.com/livres/sandrine-collette-des-noeuds-acier-9782207113905.html">Des noeuds d&#8217;acier</a></em></strong> que nous avions remarqué, apprécié et qui renouvelle l&#8217;horizon du thriller français, en même temps que renaissait en début d&#8217;année la mythique collection &laquo;&nbsp;Sueurs froides&nbsp;&raquo;. Un programme et des publications qui promettent décidément de belles nuits d&#8217;insomnie à venir pour les nombreux fans du genre !</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>&#171;&#160;Born in the USA&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 06 May 2013 07:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emilie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Elliott Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[Joelle Losfeld]]></category>
		<category><![CDATA[Marty May]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce single de Bruce Springsteen nous a semblé être une belle entrée en matière pour aborder le roman d&#8217;Elliott Murphy qui vient de paraître aux éditions Joëlle Losfeld: d&#8217;abord parce que  Marty May est un livre sur la musique, écrit par un musicien -Elliott Murphy est en effet guitariste auteur compositeur; il a une trentaine &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/06/born-in-the-usa/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/marty.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8073" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/marty-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Ce single de Bruce Springsteen nous a semblé être une belle entrée en matière pour aborder le roman d&#8217;Elliott Murphy qui vient de paraître aux éditions Joëlle Losfeld: d&#8217;abord parce que  <em><strong><a href="http://www.mollat.com/livres/elliott-james-murphy-marty-may-roman-9782072483455.html">Marty May</a></strong></em> est un livre sur la musique, écrit par un musicien -Elliott Murphy est en effet guitariste auteur compositeur; il a une trentaine d&#8217;albums a son actif- ensuite parce que Springsteen s&#8217;avère être un de ses plus vieux amis.</p>
<p style="text-align: justify">Au moment où le lecteur fait sa connaissance, Marty May n&#8217;est plus la grande star du rock qu&#8217;il a été -on peut dire que la cocaïne, tout comme le disco, lui ont été fatals. Nous sommes au début des années 80 et notre musicien survit dans son petit appartement de New York. Il s&#8217;ennuie terriblement, boit beaucoup de bières pour tuer le temps, et les bottes en peau de lézard qu&#8217;il porte aux pieds sont les seuls vestiges de sa gloire passée. S&#8217;il a débuté tout jeune &#8211; débauché du lycée par un bluesman avec lequel il a joué pendant plusieurs années- les divers albums qu&#8217;il a ensuite enregistrés pour sa carrière solo sont tous aujourd&#8217;hui déclarés &laquo;&nbsp;cutout&nbsp;&raquo; (c&#8217;est à dire retirés du catalogue car plus rentables). Harcelé par American Express qui lui réclame une somme d&#8217;argent rondelette, notre héros n&#8217;a plus un sou en poche mais il ne peut pas non plus se résoudre à trouver un petit boulot pour renflouer son compte -il n&#8217;a évidemment pas encore fait le deuil de son succès passé et rêve d&#8217;un <em>come back</em> détonnant.</p>
<p style="text-align: justify">On suit ainsi sur plusieurs mois le parcours chaotique de Marty, ses diverses tentatives pour renouer avec le monde de la musique comme avec celui de la gente féminine. Et l&#8217;on ne peut que dévorer le roman, non seulement parce qu&#8217;il nous offre un panorama exceptionnel de l&#8217;univers musical des années 70/80 mais aussi parce qu&#8217;il représente, à travers son héros d&#8217;emblée sympathique et profondément touchant, une expression de ce fameux &laquo;&nbsp;rêve américain&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est sous la forme d&#8217;une nouvelle que le personnage de Marty May a d&#8217;abord vu le jour en 1978, et l&#8217;on remercie chaudement Elliott Murphy d&#8217;avoir su développer son sujet dans ce roman, donnant ainsi l&#8217;occasion à son héros de rencontrer le public français.</p>
<p style="text-align: justify">
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		<title>L&#8217;Oiseau Canadèche, un livre qui a du punch et du caractère</title>
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		<pubDate>Sat, 04 May 2013 08:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anaïs</dc:creator>
				<category><![CDATA[En poche]]></category>
		<category><![CDATA[Jim Dodge]]></category>
		<category><![CDATA[L'oiseau canadeche]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un roman qui réveille ! L&#8217;Oiseau Canadèche est un petit bijou d&#8217;humour et de tendresse, un de ces romans, qui dès les premières pages nous pousse à en parler aux amis/famille/connaissances/voisins/, hilares et gesticulants, roulant des yeux et promettant que l&#8217;essayer, c&#8217;est l&#8217;adopter. Jake, un vieil excentrique qui a roulé sa bosse d&#8217;est en &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/04/loiseau-canadeche-un-livre-qui-a-du-punch-et-du-caractere/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/oiseau-canadeche1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8193" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/oiseau-canadeche1-183x300.jpg" alt="" width="183" height="300" /></a></p>
<p>Voici un roman qui réveille ! <a title="L'oiseau canadeche" href="http://www.mollat.com/livres/jim-dodge-oiseau-canadeche-9782264059543.html" target="_blank"><strong><em>L&#8217;Oiseau Canadèche</em></strong></a> est un petit bijou d&#8217;humour et de tendresse, un de ces romans, qui dès les premières pages nous pousse à en parler aux amis/famille/connaissances/voisins/, hilares et gesticulants, roulant des yeux et promettant que l&#8217;essayer, c&#8217;est l&#8217;adopter.</p>
<p>Jake, un vieil excentrique qui a roulé sa bosse d&#8217;est en ouest et qui aurait quelques anecdotes croustillantes à vous raconter si vous passiez dans le coin, se retrouve à s&#8217;occuper de Titou, son petit fils. Titou est aussi policé que Jake est farfelu. Les deux compères s&#8217;entendent néanmoins fort bien, puisque Titou lui laisse gagner à toutes les parties d&#8217;échec et que Jake le laisse s&#8217;adonner à sa passion, installer des clôtures. Le vieux Jake est véritablement un type exceptionnel, depuis qu&#8217;il a rencontré Johnny-Sept-Lunes, un vieil indien malicieux, il a désormais la recette de l&#8217;immortalité : la formule d&#8217;un whisky à 97° qui assommerait n&#8217;importe quel docker irlandais, mais que pépé Jake ingurgite à belles doses tout le long du jour, le « Râle d’agonie ». Cet élixir magique, il le recommanderait à n’importe qui, il en donne d’ailleurs une petite rasade chaque jour à Titou afin de le maintenir en bonne santé.</p>
<p>Leur vie tranquille, rythmée entre les parties d’échec, les descentes de Râle d’agonie et la fabrication de clôtures irréprochables va être sérieusement perturbée le jour où nos deux bougres se retrouvent « parents » d’un petit canard. Mais remontons en arrière : Titou a pour ennemi juré un sanglier légendaire, nommé « Groin-Cloué » qui vient ravager ses superbes clôtures chaque fois que l’envie lui en prend, ce qui rend le Titou complètement maboul. Alors qu’un matin Titou découvre ses jolies clôtures de la veille savamment réduites en miette par Groin-Cloué, il aperçoit au fond d’un trou un œuf de canard, qu’il ramène à pépé Jake. L’œuf se brise, en sort un canard pas bien vaillant mais qu’une rasade de Râle D’agonie va remettre d’aplomb. C’est peut-être à cause de ce breuvage absorbé dès la naissance, ou simplement parce qu’elle est exceptionnelle, mais la petite cane vite baptisée Canadèche lors d’une fameuse partie de poker, va subir une croissance exponentielle comme dirait l’autre, c’est à dire qu’elle va devenir énorme, du genre à vous engloutir deux kilos de chipolatas sans effort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le trio vous réserve encore bien des surprises, et on se demanderait presque comment <a title="Jim Dodge" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Dodge" target="_blank"><strong>Jim Dodge</strong></a> a pu mettre autant d’humour, de folie douce et de whisky dans ce tout petit roman de 114 pages.</p>
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		<item>
		<title>Sous le signe du Scorpion</title>
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		<pubDate>Thu, 02 May 2013 13:53:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>David</dc:creator>
				<category><![CDATA[Essais littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Capharnaüm]]></category>
		<category><![CDATA[finitude]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Hyvernaud]]></category>
		<category><![CDATA[Jean d'Halluin]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Martinet]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Raphaël]]></category>
		<category><![CDATA[Raymon Guérin]]></category>
		<category><![CDATA[Scorpion]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue Capharnaüm des bordelaises éditions Finitude nous offre chaque année un rendez-vous rare en s&#8217;intéressant à cette littérature qui fait le bonheur de petits cercles mais n&#8217;a souvent pas droit à la reconnaissance des universitaires ou des spécialistes, ce que l&#8217;on ne souhaite pas non plus d&#8217;ailleurs. Composée d&#8217;inédits, de correspondances, de textes rares &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://blogs.mollat.com/litterature/2013/05/02/sous-le-signe-du-scorpion/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/capharnaum.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8175" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/capharnaum.jpg" alt="" width="198" height="300" /></a>La revue <em><strong>Capharnaüm</strong></em> des bordelaises éditions <strong>Finitude</strong> nous offre chaque année un rendez-vous rare en s&#8217;intéressant à cette littérature qui fait le bonheur de petits cercles mais n&#8217;a souvent pas droit à la reconnaissance des universitaires ou des spécialistes, ce que l&#8217;on ne souhaite pas non plus d&#8217;ailleurs. Composée d&#8217;inédits, de correspondances, de textes rares dégottés dans des revues impossibles, elle offre un point de vue qui nous rappelle que c&#8217;est souvent dans les marges qu&#8217;une belle littérature s&#8217;épanouit. On a ainsi pu lire des textes et des lettres de Jean-Pierre Martinet, se réjouir d&#8217;un numéro consacré au macabre, découvrir des inédits de Marc Bernard, Georges Hyvernaud, Eugène Dabit, Georges Arnaud, sans oublier le fondamental Michel Ohl. Le quatrième numéro de cette revue qui prend son temps nous permet de voir réapparaître ces patronymes dans un contexte plus inattendu puisque l&#8217;intégralité de celui-ci est consacré à la singulière maison d&#8217;édition du <strong>Scorpion</strong>, célèbre pour ses couvertures rouges et pétaradantes dont on voit parfois chez des bouquinistes agoniser de vieux exemplaires maltraités par le temps qui ne les ménage pas (faut avouer que question impression, c&#8217;était pas fameux&#8230;). Le Scorpion c&#8217;est avant tout l&#8217;histoire d&#8217;un homme, Jean d&#8217;Halluin, qui se lança très jeune dans l&#8217;aventure et fit de l&#8217;acrobatie un mode de fonctionnement, osant le salace et le scandaleux dans l&#8217;après-guerre qui découvre une nouvelle forme de censure, jonglant avec une trésorerie défaillante mais jouissant autant que possible de la vie nocturne germanopratine. Flanqué de son frère, il se lance sans le sou mais avec un culot monstre, allant jusqu&#8217;à créer des prix littéraires qu&#8217;il ne remet qu&#8217;à ses propres livres. Coup de chance ou de génie, c&#8217;est lui qui, ayant compris l&#8217;intérêt bouillonnant pour une nouvelle littérature venue d&#8217;outre-Atlantique dont la Série Noire de Marcel Duhamel sera l&#8217;étendard, incite Boris Vian à parodier le roman américain et a inventer Vernon Sullivan dont le succès se doublera d&#8217;un scandale qui fera une publicité du tonnerre à la maison balbutiante. Quatre Vernon Sullivan sortiront sous la fameuse couverture, au milieu des livres de Raymond Guérin, Hyvernaud, Maurice Raphaël (grand auteur oublié ou presque), Léo Malet, Raymond Queneau (sous le nom de Sally Mara) ou Raymond Marshall. Cette aventure éditoriale fait l&#8217;objet de la première partie du numéro et nous permet de découvrir les aléas parfois peu reluisants d&#8217;une vie d&#8217;un éditeur qui achèvera sa carrière dans le compte d &#8216;auteur dissimulé et mourra de façon précoce, noyé dans l&#8217;alcool. C&#8217;est la petite histoire du métier mais cela nous éclaire bigrement sur cette atmosphère de l&#8217;après-guerre où le bouillonnement était le mot d&#8217;ordre.</p>
<p>L&#8217;autre intérêt de ce volume est la correspondance entre d&#8217;Halluin et Raymond Guérin, pas tant pour les échanges autour de la littérature, inexistants, que pour saisir de l&#8217;intérieur la condition de l&#8217;écrivain d&#8217;après-guerre. En l&#8217;occurrence c&#8217;est un cas qui nous est présenté, et qui plus est un Bordelais (sa maison est désormais ornée d&#8217;une plaque Place des Martyrs de la Résistance), un cas parce qu&#8217;en un mot comme en cent, le grand écrivain est épouvantable de trivialité quand son interlocuteur manifeste un talent conjoint pour la tchatche et le bluff. Du côté de Guérin ce ne sont que comptes, demandes d&#8217;argent, exigence sur les tirages, les volumes, les à-valoir, les pourcentages, les recommandations. Du côté de d&#8217;Halluin c&#8217;est fuite, évitement, excuses (le coup de l&#8217;oncle est inénarrable, d&#8217;Halluin prétendant aux auteurs que c&#8217;est lui qui détient les clefs du coffre et de l&#8217;argent et lui prêtant mille soucis imaginaires), problèmes chroniques de liquidités. Les deux s&#8217;entendent et se parlent en amis&#8230;jusqu&#8217;au jour où l&#8217;éditeur manque la date de versement promis pour l&#8217;à-valoir et c&#8217;est la rupture signée Guérin, violente, impérative, définitive. L&#8217;auteur n&#8217;en sort pas grandi, surtout lorsqu&#8217;on découvre qu&#8217;il a placé une police d&#8217;assurance à son jeune éditeur incapable de régler ses traites et qui se fait tancer parce qu&#8217;il risque lui faire manquer sa prime&#8230; On s&#8217;extirpe de cet échange un peu perplexe et finalement plus touché par les soucis d&#8217;un éditeur qui fait le funambule que par les injonctions d&#8217;un écrivain qu&#8217;on eut plus volontiers imaginé serein et grand seigneur (voire petit seigneur&#8230;). Les écrivains ne devraient pas garder leur correspondance&#8230;</p>
<p>Ce volume de <em><strong>Capharnaüm</strong></em> s&#8217;achève par une belle bibliographie de la maison avec un choix de ses couvertures inoubliables. Bref, encore un de ces numéros d&#8217;anthologie à ne pas louper. Et c&#8217;est en librairie le 16 mai.</p>
<p><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-41.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8183" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-41.jpg" alt="" width="270" height="270" /></a></p>
<p><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8180" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-11.jpg" alt="" width="270" height="270" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/scorpion-21.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-8181" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/scorpion-21.jpg" alt="" width="270" height="270" /></a><a href="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-31.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-8182" src="http://blogs.mollat.com/litterature/files/Scorpion-31-186x300.jpg" alt="" width="186" height="300" /></a></p>
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