Cataplum, un autoportrait…
17déc
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17déc
10déc
05nov
Patrick Lapeyre aura sans doute moins fêté son Prix Femina qu’il n’aurait dû sachant qu’il devrait traverser la France le lendemain pour gagner Bordeaux où, fébriles, nous l’avions invité. Il ignorait pourtant qu’en plus d’une conférence nous le solliciterions sans préparation pour une petite interview vidéo, épreuve dont il se sortit haut la main comme vous allez pouvoir en juger en découvrant ces quatre minutes inspirées que précèdent quelques mesures de Jules Massenet.
01nov
A la question de savoir ce que lui inspire le thème retenu pour l’édition 2010 ( c’est-à-dire la ville, comme chacun sait…), Richard Russo a esquissé un sourire avant de reconnaître qu’il était tout simplement heureux d’avoir été invité, lui, le « small town boy ». Situé dans un coin très prisé par les estivants américains, loin des grandes métropoles américaines, Les sortilèges du Cap Cod se présente comme la radiographie d’une famille, et surtout d’un couple de quinquagénaires. Pris entre les feux de deux générations (celle de ses parents et celle de sa fille adorée), Jack assiste au basculement de sa vie en l’espace de quelques mois. Parfait représentant d’une petite bourgeoisie américaine évoluant essentiellement dans le milieu universitaire, ce personnage permet à l’auteur d’aborder un certain nombre de problématiques inhérentes à cette période charnière de la vie, entre héritage et transmission. Subtil mélange d’analyses pertinentes et d’humour, ce roman régalera sans aucun doute les lecteurs de Richard Russo !
05oct
Nous avons encore en mémoire l’émotion qui se lisait sur le visage d’Annelise Roux lorsqu’elle nous annonça il y a déjà de nombreux mois que son prochain livre sortirait chez Sabine Wespieser. Nous attendions de notre côté depuis longtemps de ses nouvelles littéraires et l’émoi qu’elle nous transmit était la preuve que le roman qui viendrait serait d’importance. Notre attente fut comblée en découvrant La solitude de la fleur blanche qui est paru fin août, un texte puissant et parcouru de failles, un texte intime mais portant en même temps la voix de milliers d’âmes, ces réprouvés de l’Histoire que furent et sont encore les pieds-noirs, un texte de souffrance mais jamais impudique où se dévoile, ce qui y est passionnant, les raisons profondes qui président à la naissance d’un écrivain. Car écrivain Annelise Roux l’est sans conteste, tout en elle respire cette quête effrénée et jamais assouvie de la beauté que les mots engendrent. Styliste impeccable, habile à creuser dans son propre terreau, elle cultive un jardin où sa fleur, unique, déploie sa blancheur au milieu des iris.
Vous pourrez entendre sur nos podcasts l’intégralité de la rencontre qui nous permit il y a quelques jours d’entendre sa voix, si sûre, et son propos où l’intégrité se rehausse d’une humanité et d’une générosité qu’on souhaiterait à bien des auteurs. Mais vous allez pouvoir aussi, sur ce blog, voir Annelise Roux et l’entendre nous dire en quelques minutes, trop courtes, ce qui l’a conduit dans cette belle entreprise romanesque.
02sept
C’est un étrange spectacle pour nous d’assister à l’impressionnant parcours du dernier roman de Marie NDiaye : Trois femmes puissantes fait l’unanimité dans la presse et les médias, et cet élan s’est très vite transformé en succès, nos prévisions les plus optimistes étant vite balayées par les demandes répétées (et le spectre terrible de la rupture de stock…) On emploie souvent le terme amusant de « caracoler » pour parler du galop victorieux d’un livre en tête des ventes, eh bien nous y sommes et c’est un vrai plaisir car il ne fait aucun doute que ce roman est un des deux, trois grands de cette rentrée. On a dit beaucoup sur Marie NDiaye, on a raconté qu’elle vivait désormais à Berlin, on a évoqué et commenté le souffle génial son livre bâti en trois mouvements, il est donc bien difficile de faire dans l’originalité à son sujet. Insister sur l’immense qualité de son oeuvre tissée avec intelligence depuis longtemps et qui n’a jamais cédé à la facilité, qui n’a pas fait de concessions pour plaire au plus grand nombre, voilà une mission qui nous incombe. Mais pour pousser un peu plus loin et fort (ou faible) de nos compétences balbutiantes dans le domaine de l’image, nous avons demandé à Marie NDiaye qui nous rend parfois visite dans la librairie, de bien vouloir se prêter à une petite interview, filmée d’une main tremblante, que nous pourrions placer sur notre blog. Voici donc quelques minutes en sa compagnie et ses réponses à des questions sur la « puissance » de ses trois héroïnes, sur l’effacement progressif du merveilleux dans son oeuvre et, enfin, sur l’adieu à la Gironde dans sa géographie littéraire. Qu’il nous soit permis ici de la remercier sincèrement pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa patience…
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