Archives du mois de janvier 2009

Pourquoi j’ai choisi « Le secret de la Licorne » ?

24jan

secretlicorne2.jpgTout d’abord parce que c’est un des premiers albums de Tintin qui m’ait été offert par ma grand-tante avec sa suite « Le Trésor de Rackham le Rouge ». Je les ai donc lus et relus de très nombreuses fois. Dans « Le Secret de la Licorne », Hergé nous plonge dans l’histoire et dans la généalogie du Chevalier de Haddock qui aboutira au Capitaine Haddock.
J’ai toujours aimé l’Histoire, j’étais donc obligatoirement conquis, mais aussi, j’ai toujours aimé chiner et dans cet album, Tintin en chinant, achète par hasard la première licorne à un brocanteur (superbe scène réalisée des années après par Pixi, dommage que le brocanteur au béret n’en fasse pas partie).
Premier atout, donc, l’Histoire. Deuxième atout : la brocante. Troisième atout enfin : la cave des Frères Loiseau dans le Château de Moulinsart. Combien de fois ai-je analysé la case où Tintin, ayant cassé le mur de sa prison par un incroyable mécanisme, découvre les trésors entassés des deux antiquaires. Je crois que j’ai toujours rêvé de faire l’inventaire de la cave des Frères Loiseau. Est-ce là l’origine de ma volonté de devenir commissaire-priseur ? … Il était donc évident que je devais choisir « Le secret de la Licorne »…
Eric Lacombe

Pourquoi Tintin en Amérique m’a choisi

20jan

tintinamerique2.jpgC’est bien évidemment aujourd’hui qu’il faut célébrer, quelques jours après l’anniversaire de notre héros favori, la prise de fonctions de Barrack Obama en tant que 44ième Président des Etats-Unis. J’ai choisi cet album lors de mon entrée aux Pélicans Noirs de Bordeaux en 2007, la campagne pour l’investiture était lancée aux USA et si beaucoup espéraient secrètement la victoire de Barrack Obama, peu osaient le dire haut et fort. Ce n’est pas pour cela que j’ai choisi cet album mais pour une passion amoureuse de ce pays et de ses habitants. Plusieurs séjours, professionnels ou pas (les deux étant souvent mêlés) m’ont permis de découvrir une partie de ce pays, l’hospitalité, l’ouverture sympathique des Américains et leurs espaces continentaux.
Vous avouerez que le parallèle d’Obama avec Tintin est quand même frappant : toute l’histoire se passe à Chicago, Tintin luttant contre Al Capone (le seul bandit qui est aussi personnage de la vie réelle cité dans un album d’Hergé), frôlant la mort à plusieurs reprises, traversant les caricatures de la Cité (dont certaines cases sont d’une beauté absolue, page 10, case 5)… On y apprend l’anglais des Amériques, Milou parle encore.
Hergé ne dessine pas de noirs, par concession aux éditeurs américains (!) mais s’intéresse fortement à son époque au sort misérable qui est réservé aux “native Americans” improprement appelés “Indiens” en son temps. Il a une position particulièrement écologiste, voire humaniste quand Tintin découvre la source d’or noir et refuse la quatrième offre d’achat (jusqu’à 100 000 dollars) seulement 4 cases plus loin puisque le terrain est propriété des “Indiens Pieds-Noirs”. Le magnat du pétrole offre 25 dollars à celui qu’il nomme “Vieil Hibou” et une demi-heure pour quitter le pays. Effectivement, trois cases plus loin, une première banque est créée. Une case plus loin - »le lendemain matin »- Tintin est un “hurluberlu” accoutré en cow-boy dans un centre-ville “moderne”.
Hergé trouve là une nouvelle formule, celle de l’aventure trépidante, menée tambour battant. Plusieurs pages après l’épisode du cow-boy, et après moult péripéties, Tintin en vainqueur de la pègre, connaitra la parade triomphante, quittera New York en regrettant de devoir partir si tôt. Comme Tintin, pour nous aujourd’hui naît une très grande envie d’Amérique.
Alain Laufenburger


Pourquoi j’ai choisi « l’Ile Noire »

16jan

ilenoire1.jpgImaginez ! Nous sommes au début des années 50, la télé n’existe pas tout à fait encore… Et pour les gamins d’alors, dans une petit ville de province, les loisirs du jeudi après-midi sont rares, on sort à peine des années de l’après-guerre. Imaginez ! Une pièce aux murs tout blancs, une fenêtre unique avec un vieux rideau noir délavé. Il y a quelques bancs, deux ou trois étagères et une trentaine de gamins qui chaque jeudi se retrouve là, au « patro », pour passer l’après-midi. Imaginez ! Sur les murs sont dessinées au pinceau noir, çà et là, quelques vignettes ou morceaux de vignettes de Tintin. Deux dessins sont, pour le gosse que j’étais alors, un peu plus impressionnants que d’autres.
Imaginez ! Voilà la tête de Tintin, apparaissant à peine à la surface de l’eau. Notre héros tente, après avoir sauté du « Pachacamac », de rejoindre à la nage la barque du Capitaine et de Milou (cf. : le Temple du Soleil). Imaginez ! Sur le mur d’en face, une autre vignette, où, émergeant d’un trou noir, surgit la tête d’un horrible gorille, poussant un cri affreux « Raouw » (cf. : L’Ile Noire). Ce dessin de « Ranko » sur ce mur, je le revois encore comme s’il était devant moi.
Imaginez ! Chaque jeudi sont projetées directement sur l’un de ces murs blancs, les aventures de Tintin, grâce au « Filmofix », des images-film de 70mm dont chacune représente la vignette d’une aventure de Tintin. L’animateur du Patro dit lui-même les dialogues, imaginant la voix de Tintin, du Capitaine ou de Milou … En fait, il n’y en a que 3 ou 4 histoires, toujours les mêmes. Mais celle qui revient le plus souvent, c’est « l’Ile Noire ». Elle hantera mon imagination et mes rêves d’enfant, avec quelque chose qui sera pour moi pendant plusieurs années un vrai mystère, ce meuble curieux avec cet écran où l’on voit apparaître l’avion des Dupont & Dupond essayant d’atterrir…
Je ne sais si c’est un signe du destin ou s’il ne faut y voir qu’une simple coïncidence, toujours est-il que cette aventure de Tintin restera celle qui a marqué le plus mon enfance et la télévision, car il s’agit d’elle, ma vie d’adulte…
A noter que dans la première version « album » édité en 1938 (124 planches en noir & blanc) la Télévision, objet très méconnu à l’époque, est évidemment en noir et blanc. En faisant apparaître en 1937 un poste de télévision dès cette première version, Hergé se montrait très moderne. Car si les premiers essais dataient de 1923, l’invention de la télé était encore relativement confidentielle. C’est en Grande-Bretagne que des progrès décisifs venaient d’être accomplis. Et, en 1936, la B.B.C. créait ses premiers studios et émettait douze heures de programmes par semaines.

Quand Hergé décide en 1943 de publier une nouvelle version de 64 pages qu’il dessinera seul, celle-ci sera en couleur et la télévision sera également en couleur. Cependant en 1965 sort une 3ème et dernière version, entièrement redessinée par l’auteur et son équipe à la suite de quelques récriminations anglaises sur des invraisemblances techniques ou géographiques. Hergé en profitera pour faire évoluer l’histoire, ses décors et l’habillement de ses personnages. Dans cette version couleur, bien sûr, la télé est à nouveau en noir & blanc, comme elle l’était, dans la réalité, à l’époque de l’aventure de Tintin. Cela permettra surtout par la suite, au professeur Tournesol d’inventer la TV couleur dans « les Bijoux de la Castafiore », même si l’expérimentation n’est pas tout à fait probante…
Enfin « L’Ile noire », septième album d’Hergé, est à ma connaissance la seule aventure de Tintin qui ait fait de la part d’Hergé l’objet de trois éditions différentes (en 1938, 1943, 1965). Il a été édité en 37 langues.

Octobre 2008
Jean Claude Sire.

Pourquoi j’ai choisi « Vol 714 pour Sidney » (*)

14jan

vol7142.jpgAutant le dire tout de suite « Vol 714 pour Sydney » est loin d’avoir la verve des aventures précédentes, la qualité de l’histoire n’a pas le génie des deux précédents albums, Tintin au Tibet et les Bijoux de la Castafiore. Pour les critiques c’est au mieux une aventure de plus, au pire l’album de trop. Ce n’est pas mon album préféré mais c’est sans doute celui pour lequel j’ai une certaine tendresse.
C’est d’abord l’album des retrouvailles, on y croise un grand nombre de personnages des albums précédents qui vont se retrouver dans cette nouvelle aventure de notre ami. Les gentils restent gentils mais avec l’humour en plus (Le Professeur Tournesol perd enfin son sérieux en voulant faire une démonstration de savate française) ; les méchants sont ridiculisés, du statut de gangster (Rastapopoulos dans Coke en Stock) ils passent au statut de pieds nickelés, pitoyables et grotesques (Rastapopoulos en costume de cow-boy rose et violet)
22ième album de la série et arrivée d’un nouveau et important personnage en la personne du milliardaire Laszlo Carreidas, l’homme qui ne rit jamais, mélange de Marcel Dassault et Howard Hughes. Un personnage extraordinaire dans la série : lui, il n’est ni foncièrement mauvais ni foncièrement gentil (enfin un humain diront les mauvaises langues…). Un « gentil » tricheur (à la bataille navale) et radin aux pensées ambigües : le sérum de vérité qui lui est injecté lui fait révéler tous ses méfaits. Dans les aventures de Tintin c’est du jamais vu !!!!. (le scoutisme et la morale pour les jeunes gentils et sages lecteurs des aventures de Tintin, c’est loin).
Egalement très présent dans l’album, dans plus du tiers des planches : l’avion « LE CARREIDAS 160 » qui a lui tout seul vaut une mention spéciale.
C’est aussi le côté prémonitoire de cette aventure avec un détournement d’avion (l’histoire parait en septembre 1966 dans le journal Tintin) et d’innombrables explosions qui feront la une quelques années plus tard de notre actualité bien réelle.
Même les extra-terrestres interviennent via un personnage énigmatique et étrange, Mik Ezdanitoff, qui sauvera les bons tout en effaçant de leur mémoire l’aventure vécue. Le début et la fin de l’histoire se rejoignent, seul Milou reste le témoin de l’aventure vécue : « Ah,si je pouvais raconter tout ce que j’ai vu ! Mais on me croirait pas »
Vol 714 pour Sydney est également l’objet d’une anecdote particulièrement touchante concernant l’avant-dernière vignette de l’histoire (une vidéo prochaine vous la révélera). Voilà pourquoi, pour moi, « Vol 714 pour Sydney » est l’album qu’il faut relire.

Erick Descudet

(*) 22ème album de la série : Les Aventures de Tintin par HERGE, édité en 1968 par CASTERMAN – 62 pages. Prépublication dans le Journal de Tintin le 27 septembre 1966. Adapté dans la série animée de 1992.

Voir :
- Album Vol 714 pour Sydney – Hergé – Casterman 1968
- Le Monde d’Hergé – Benoit Peeters – Casterman 1983
- Hergé – Pierre Assouline – Plon 1996
- Web – Vol 714 pour Sydney – Wikipédia 2008

Les Dernières Sorties de 2008 : des objets en 3 dimensions

11jan

1. Plomb – Pixi

Une très importante pièce est sortie pour le dernier trimestre de 2008. Il s’agit de la première d’une nouvelle série « Les Monuments Mythiques » tirée de l’album « Vol 714 pour Sidney » (1968). Elle reprend les deux premières cases de la page 43. Il faut noter que c’est la première fois que PIXI reproduit le Milliardaire Lazlo Carreidas « L’homme-qui-ne-rit-jamais » et bien sûr, Piotr Szut ex-mercenaire estonien devenu allié de Tintin et du Capitaine Haddock, tous deux armés. Cette très importante pièce est présentée dans une caisse en bois et non dans les classiques boîtes bleues (anciennement rouges). Tirage limité bien sûr à 714 exemplaires + 6 H.C. Prix : 539 €

Plus classique, une nouvelle pièce tirée de l’album « Le Lotus Bleu » ou Tintin passe sa tête entre les rideaux de la fameuse fumerie d’opium (page 59, grande case) livrée avec Milou et la chaise que l’on voit dans la case précédente. Tirage : 1.000 exemplaires au prix de 175 €(pièce à voir recto-verso)

Dans la Collection Générique, les deux dernières pièces sorties sont :
. Rastapopoulos soulevant la manche de sa veste pour laisser apparaître le tatouage au signe du Pharaon KIH-OSKH, encore tiré du Lotus Bleu (page 57 case B3), tirage : 1.000 exemplaires + 12 H.C. ; Prix : 70 €
. Oliveira Da Figueira en train de présenter sa collection de cravates (à Tintin) page 13 des Cigares du Pharaon. A noter que c’est la première fois que ce sympathique personnage est représenté. Tirage : 1.000 exemplaires + 12 H.C. Prix : 70 €

Enfin, les mini-PIXI, avec la sortie de deux nouvelles boîtes, comme d’habitude chacune portant sur un album.
- « Le Secret de la Licorne » avec Tintin portant Milou, le Capitaine Haddock portant le chapeau et le sabre de son ancêtre, une maquette de la Licorne, Racham le Rouge en personne, ainsi que les frères Loiseau rentrant dans le château de Moulinsart qui à cette époque leur appartient.

- « Le Trésor de Rackham le Rouge »avec Tintin en scaphandrier, le Capitaine Haddock portant le casque du scaphandre de Tintin, le Totem du Chevalier de Hadoque, le Professeur Tournesol avec des jumelles et les Duponts en marins.

Deux petites merveilles tirées à 1.500 exemplaires au prix de 109 €uros avec un gros faible pour la boîte du Secret de la Licorne (c’est normal).

Enfin, à une nouvelle échelle, un charmant Château de Moulinsart, avec un micro Tintin avec Milou sonnant à la porte du château. Tirage : 3.000 exemplaires. Prix : 99 €uros.

2. Résine – PIXI

Superbe fétiche ARUMBAYA reproduit pour la première fois tel qu’on le voit tout rafistolé dans la dernière case ronde de l’album « L’Oreille cassée » sur son socle avec sa plaque descriptive. Grandeur nature, hauteur 47 cm. Tirage : 3.000 exemplaires pour seulement 165 €
Ne pas oublier, toujours sorti du « Lotus Bleu », le superbe Tintin en chinois sortant de la jarre (en vraie porcelaine) du Lotus Bleu. Hauteur 30 cm. Prix : 175 €.

3. PLASTOY

Deux nouveautés dans la série des boîtes cubiques bleues de Tintin et Milou en costumes. Tout d’abord en cosmonautes de « On a marché sur la Lune », et Tintin en Indien au turban des « Cigares du Pharaon », toujours avec des fonds décorés. Légère augmentation pour cette série dont la boîte passe de 15 à 19 €uros.

4 . 1/43e

Après l’énorme succès de la Collection ATLAS « En voiture Tintin » forte de 70 unités en boîte bleu, une nouvelle collection a vu le jour avec, toujours des véhicules à l’échelle 1/43e, mais en plus, entourés de personnages formant de petits dioramas, et cette fois en boîte orange.
Tirage 10.000 exemplaires.

Cinq ont déjà vu le jour au prix de 39,50 € :
- Objectif Lune : camion avec Tintin, Haddock et Tournesol
- Lotus Bleu : Tintin saluant Wang Ten-Ghie à la portière de sa voiture
- On a marché sur la Lune : ambulance porte ouverte, le Capitaine Haddock a glissé de son brancard, tout le monde est inquiet
- Sceptre d’Ottokar : fourgon cellulaire vert avec un passant au panier (Tintin est dedans)
- Coke en Stock : les Duponts poussent leur 2 CV.

5 . En librairie

A noter pour Noël, la sortie d’un très épais album souple, reprenant l’ensemble des Aventures de notre héros préféré : « Tout en un » Prix : 88 €.

Sans oublier le calendrier et les agendas petits et grands modèles à spirales pour l’année 2009. Un bloc note à spirales avec couverture sur le thème du Lotus Bleu, plusieurs formats.

Eric Lacombe

A lire dans Sud Ouest, édition Bordeaux

05jan

notregrandsachem.jpgA lire aujourd’hui l’article consacré à nos festivités pour l’anniversaire de notre héros favori. Cliquez sur ce lien  http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/463944/mil/3994909.html.

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