Archives de la catégorie “Les grandes oeuvres des Pélicans Noirs”

Les Pélicans Noirs à l’hôpital des enfants

06mai

Fidèle comme Milou à notre vocation d’aider à la diffusion de l’oeuvre de Hergé en tout lieux et toutes occasions, nous ne pouvions que nous associer à la démarche menée par l’équipe médicale de l’hôpital de jour de l’hôpital Pellegrin à Bordeaux. Soucieuse d’améliorer la qualité des soins et de prendre en charge la douleur des enfants (lesquels souffrent de maladies graves, cancers ou mucoviscidose), l’équipe sous la houlette d’Annick Thireau a réfléchi à la création d’un univers qui stimulerait le rêve et l’imaginaire des enfants. Deux salles de soins sont décorées de l’univers de Tintin, la fusée masque l’apport d’oxygène, des cases grand format montre Tintin, Haddock, les Dupond(t), Séraphin Lampion ou le Général Alcazar. L’équipe des puéricultrices s’est fortement mobilisée dans la gestion de ce projet, largement partagé par toutes, certaines apportant elles-mêmes des objets ou des albums de Tintin. Désormais, grâce aux Pélicans Noirs, la collection complète des albums de Tintin, les DVD des dessins animés produits par Ellipse ainsi qu’un lecteur DVD sont à la disposition de tous. L’enthousiasme de toute l’équipe soignante, y compris les « blouses roses », fait plaisir à voir et il rejaillit sur les enfants -et sur les parents- pris en charge à l’hôpital de jour. Nous leur avons promis la visite du Capitaine Haddock pour l’année prochaine.

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Exclusif : le discours de Muskar XII prononcé lors de l’inauguration de l’Esplanade du Professeur Tournesol

04nov

Françaises, Français,

Bordelaises, Bordelais,

Syldaves, Syldaves,

Tintinophiles, tintinologues, tintinolâtres, et tintinomaniaques, je vous adresse l’amical salut du peuple du royaume du pélican noir. M. le Maire de Bordeaux, on ne pouvait choisir de meilleur lieu que celui-ci pour honorer le professeur Tournesol. Ici, au pied de ce temple tout entier dédié à la science. Ici, sur les bords de ce fleuve Garonne, dont les eaux baignent Bordeaux ; comme celles de la Wladir et du Moltus se rejoignent à Klow. Ici, sur les bords de ce fleuve dont les eaux coulent toujours un peu plus vers l’Ouest… la direction favorite du professeur. Ici, sur le quai même dont est parti, il y a quelques années, le Pachacamac, sur lequel était alors détenu le professeur. Oui, je suis aujourd’hui en mesure de révéler, après l’ouverture, dans le souci de transparence qui caractérise le royaume de Syldavie, des archives royales,  ce que nombre d’entre vous soupçonnaient déjà. En raison, hélas, des graves tensions entretenues de manière permanente par l’expansionnisme bordure, M. Hergé a été dans l’obligation de modifier dans ses ouvrages, certains noms de lieux, ou de travestir certains faits, pour des raisons de sécurité, et cela dans l’intérêt supérieur de la Syldavie. C’est pourquoi, de manière tout à fait fantaisiste, et pour tromper la clique des espions bordures, le nom de « SAINT NAZAIRE » a été substitué à celui de Bordeaux. Si le rétablissement de la vérité est aujourd’hui envisagé par la fondation Moulinsart, il s’agit toutefois d’une tâche très lourde, qui suppose la rectification de tous les albums actuellement en circulation. La priorité a donc été donnée à un premier chantier plus facile à mener, consistant à abattre les deux pavillons disgracieux qui avaient astucieusement permis, là aussi pour des motifs de sécurité, de camoufler le château de Moulinsart, sous le nom de Cheverny.

En honorant le professeur Tournesol, la ville de Bordeaux répare une terrible injustice.

Car la ville de Bordeaux va être la première à donner au professeur sa juste place (juste esplanade, plutôt). Elle sera probablement rapidement imitée, puisqu’il est question, à Paris, pour des raisons bien compréhensibles, de remplacer la statue du zouave du pont de l’Alma par celle du professeur Tournesol. Les choses n’ont évidemment pas été faciles ; mais repoussant d’une oreille sereine les objections de certains, la commission de viographie agissant avec hardiesse sous l’impulsion de son maire éclairé a tranché la question. Il avait été envisagé dans un premier temps de débaptiser la place de la Bourse, ou l’esplanade des Quinconces dont la dimension était en apparence davantage à la hauteur du génie du professeur. Cela n’a pas paru encore suffisant. Le chantier que vous apercevez au loin est celui du nouveau pont de Bordeaux ; dont la construction s’explique uniquement par la volonté d’assurer une desserte satisfaisante à l’esplanade qui dans un instant sera baptisée du nom du professeur Tournesol. C’est d’ailleurs en considération de ce but admirable, que l’UNESCO a décidé d’autoriser cette réalisation, en dépit des contraintes liées au classement de la ville au patrimoine mondial. C’est à plus d’un titre qu’il convient de saluer ce geste.

Chacun sait ici l’immense savant qu’a été le professeur Tournesol. Nombre de ses inventions ont modelé notre environnement quotidien. Son génial modèle de gazogène, comme aussi ses travaux sur l’additif N14 ont joué un rôle décisif dans l’évolution de la filière automobile, et l’apparition des premiers moteurs verts. On comprendra que là encore, le souci de tromper les espions bordures ait conduit M. Hergé à déguiser avec prudence certains des plus formidables travaux de ce génie scientifique. Mais les lecteurs avertis auront compris le rôle qu’a pu jouer la révolutionnaire machine à brosser les vêtements du professeur dans le développement de la micro informatique. Les allusions transparentes contenues dans plusieurs ouvrages successifs nous permettent également d’imaginer ce que la téléphonie sans fil doit au professeur Tournesol. Chacun sait ici que c’est grâce à un des sous-marins de poche inventés par le professeur Tournesol qu’a finalement pu être maîtrisée la très grave pollution du golfe du Mexique. L’énumération des réalisations admirables du professeur pourrait toutefois  rapidement devenir lassante, tant la fécondité de son génie a su s’incarner dans les objets les plus étonnants.

Mais ce que nous devons saluer surtout en Tryphon Tournsol, c’est le savant responsable, qui met la science au service exclusif du progrès de  l’humanité. A l’heure où la Bordurie, en dépit des remontrances de la communauté internationale tente de se doter de l’arme atomique, il faut garder à l’esprit l’exemple du professeur Tournesol ; apôtre de l’utilisation pacifique de l’atome. Le moteur atomique conçu par le professeur n’a été mis au service que d’une conquête pacifique, celle des espaces intersidéraux. En lui ouvrant les portes de la lune, il a permis à la main de l’homme d’aller là où elle n’avait jamais mis le pied. Mais c’est le sacrifice volontaire, au nom de l’intérêt supérieur de l’humanité, du terriblement destructeur émetteur à ultra-sons qui à lui seul mérite l’hommage rendu aujourd’hui à cet immense savant.

Dans ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui « l’affaire Tournesol » le rôle de la Syldavie a parfois été mal compris. L’occasion est donc bonne de dissiper un malentendu persistant. Il doit être clair aux yeux de tous que le seul objectif poursuivi par la Syldavie a été d’éviter qu’une telle invention ne tombe entre de mauvaises mains. La maîtrise par la belliqueuse Bordurie de cette effrayante technologie aurait eu en effet des conséquences terribles, non pas seulement pour la pacifique Syldavie, mais pour l’Europe, et même la planète toute entière. Car la Bordurie reste hélas, encore aujourd’hui, le dernier obstacle à la paix en Europe orientale, et à l’entrée de la Syldavie au sein de l’Union. Celle-ci est pourtant indispensable, pour permettre à son peuple de vivre au sein de frontières sûres, et reconnues.

Mais le moment solennel est désormais arrivé. Alors que les paroles de l’hymne syldave, si magnifiquement interprété par les chœurs de l’Opéra de Bordeaux viennent de retentir à vos oreilles, il reste à dévoiler devant vos yeux le monument à la gloire du professeur Tournesol. Une plaque en marbre des Zmyhlpates, qui porte le glorieux nom de Tournesol ; oeuvre du sculpteur Ottokar Almazout de toute beauté qui est un fils du pays dont nous sommes fiers et que moi, Muskar XII, Roi de Syldavie, vais avoir l’honneur, la fierté et l’orgueil de dévoiler à l’instant devant vous, solennellement

Son Altesse Sérénissime Muskar XII

Bordeaux le 16 octobre 2010

Inauguration de l’Esplanade du Professeur Tournesol : le film !

27oct

Steven Spielberg étant occupé au tournage des derniers plans séquences du Secret de la Licorne, il nous a délégué DM comme son meilleur alter ego pour graver la juste mémoire de cet événement grandiose, aux conséquences planétaires. Ci-dessous LE film !

Pélicans Noirs – Inauguration Esplanade du Pr Tournesol
envoyé par lespelicansnoirs. – L’info internationale vidéo.

L’inauguration triomphale

22oct

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Rendez-vous réussi de tous les tintinophiles autour de Muskar XII et d’Alain Juppé pour l’inauguration officielle de l’Esplanade du Professeur Tournesol à Bordeaux. Le reportage sur France 3 Aquitaine est visible ici.
Les meilleurs moments de l’inauguration : 
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 Le Choeur de l’Opéra de Bordeaux entonnant l’hymne national Syldave
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 L’interview du Président
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La tribune officielle des Présidents

Mille sabords ! Une inauguration officielle le 16 octobre 2010 !

19sept

A l’initiative de l’association des « Pélicans noirs », la ville de Bordeaux a officiellement dénommé l’Esplanade située devant Cap sciences sur les quais de Bordeaux, « Esplanade du Professeur Tournesol ». Unique en Europe, le nom d’un personnage de fiction est attribué à une voie ou un espace publics. L’esplanade sera inaugurée le 16 octobre 2010 à 16 heures par Alain Juppé, ancien Premier Ministre, Maire de Bordeaux,  en présence de Son Altesse Royale Muskar XII,  Roi de Syldavie, du Président des « Pélicans Noirs » Jérôme Dufort, et de tous les membres des « Pélicans noirs », du Consul de Syldavie à Bordeaux Thierry Wickers, du Directeur commercial de « Moulinsart »  Luis Castellano et des Chœurs de l’Opéra National de Bordeaux, dirigé par Alexander Martin qui interpréteront pour l’occasion l’hymne Syldave. Créée il y a dix ans à Bordeaux, l’association des « Pélicans Noirs » regroupe une vingtaine de tintinophiles avertis. Les Pélicans Noirs sont à l’origine du Concert donné par la Castafiore à l’Opéra National de Bordeaux le 1er avril 2000, ainsi que de deux expositions présentées à Bordeaux  salle capitulaire Mably et au Musée d’Aquitaine, consacrées au “Monde de Tintin”. Ils organisent régulièrement des conférences sur des thématiques en relation directe avec l’œuvre d’Hergé. Le Professeur Tryphon Tournesol est un scientifique de renommée internationale. D’un âge certain, le crâne dégarni, portant moustache, barbichette et petites lunettes rondes. Il porte très souvent un long manteau vert ainsi qu’un chapeau rond de la même couleur.

D’une personnalité à la fois aimable et géniale, quoique rêveur et parfois irritable, c’est l’un des personnages centraux des albums de Tintin tant par ses inventions visionnaires ou hétéroclites (fusée, requin sous-marin, etc…) que par les dialogues comiques qu’engendre sa surdité. Il rejoint Tintin, Milou et le Capitaine Haddock à partir de l’album  « le Trésor de Rackham le Rouge »  où il construit pour eux un prototype de bathyscaphe en forme de  requin  dans le but de retrouver le trésor recherché depuis  « Le Secret de la Licorne ». Le Professeur Tournesol est un scientifique et un inventeur de renommée mondiale. On peut noter parmi ses très nombreuses inventions : le gazogène, la machine à brosser les vêtements, le lit-placard, le bathyscaphe, la fusée lunaire dotée d’un moteur atomique,  la combinaison spatiale, le premier char lunaire, un appareil auditif, un émetteur d’ultrasons capable de détruire le verre et la porcelaine, des patins à  roulettes à moteur et à roues directionnelles, le Supercolor-Tryphonar (téléviseur couleur à écran géant), la rose Bianca, etc.  Devant Cap Sciences, sur les quais du Port de Bordeaux, une place se devait de porter son nom. Rendez-vous le 16 octobre.

A lire dans Sud Ouest, édition Bordeaux

05jan

notregrandsachem.jpgA lire aujourd’hui l’article consacré à nos festivités pour l’anniversaire de notre héros favori. Cliquez sur ce lien  http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/463944/mil/3994909.html.

Tintin a 80 ans !

31déc

Tintin est né  le 10 janvier 1929  dans le n° 11 du quotidien le Petit Vingtième, supplément hebdomadaire du quotidien belge « Le Vingtième siècle ». Pour célébrer ce 80ième anniversaire les « Pélicans Noirs » se sont associés  avec la librairie Mollat à Bordeaux. Dès le 6 janvier prochain, la grande vitrine de la librairie sera consacrée à l’œuvre d’Hergé et aux nombreux ouvrages édités sur Tintin et son auteur. Le Mercredi 7 janvier, à 18 heures, Me Thierry Wickers, Consul Général de Syldavie et membre des Pélicans Noirs, animera une conférence-débat sur le thème « Tintin et l’amitié » dans les Salons Albert Mollat 11, rue Vital-Carles à Bordeaux.

Hergé, Tchang & Les Services Secrets Chinois…

18déc

Faligot - Services secrets chinoisA l’initiative des « Pélicans noirs », Roger Faligot était invité le 5 juin dernier par Denis Mollat pour présenter son dernier livre «Les Services Secrets Chinois de Mao aux JO » (Nouveau Monde Editions) dans les salons de la Librairie Mollat. Plusieurs « Pélicans Noirs » étaient présents à la conférence-débat et au dîner qui suivit avec l’auteur (Jérôme Dufort, Erick Descudet, Didier Michelet & Jean-Claude Sire). Dans son ouvrage le journaliste et écrivain, un des meilleurs spécialistes de l’histoire des services des renseignements internationaux *, révèle des faits surprenants :

  • Tchang-Tchong-Jen, l’ami d’Hergé, qu’il a connu en 1934, a non seulement fortement influencé son œuvre, notamment « Le Lotus Bleu » et « Tintin au Tibet », mais aurait pu également influencer politiquement Hergé lors de la création du « Lotus Bleu ». Tchang aurait été en contact avec de hautes personnalités chinoises, membres actifs des services secrets chinois.
  • De son côté Benoît Peters (auquel l’auteur fait également référence), dans sa biographie d’« Hergé, fils de Tintin » relève également que les innombrables inscriptions dans « le Lotus Bleu » ont été écrites par Tchang lui-même, pour Hergé, ce qui accentue la portée politique du récit. Ces slogans sont ceux affichés par le Komintern à l’époque.
  • « L’affaire du « Lotus bleu » est l’une des plus étranges parmi celles où figurent les agents du Komintern, les services spéciaux et les réseaux d’influence de Zhou Enlai dans le domaine des arts et de la littérature ». Etrange ? C’est le moins que l’on puisse dire…
  • « …autre énigme : lorsque Tintin quitte Shanghai, il se rend en territoire chinois… avec Tchang à Hou Kou. Ce lieu du Jiangxi est le centre des premiers soviets ruraux de Mao Zedong… »
  • « Dans les années 50 Tchang est sélectionné par le PCC comme artiste Officiel… »


tchang.jpg Ces quelques lignes extraites du livre de Roger Faligot ne font qu’accentuer le trouble. Pour lui, il ne fait aucun doute qu’Hergé, s’il n’a été manipulé, a été « instrumentalisé par la propagande du PCC ». L’année des Jeux olympiques, le journaliste-écrivain Roger Faligot boucle une enquête de plusieurs années sur les services de renseignements chinois et les coulisses de la politique internationale de Pékin. L’auteur a eu accès aux archives américaines, françaises, russes, chinoises… En Chine, à Hong Kong, au Japon, en Australie, en Europe et en Amérique du Nord, il a interviewé des dizaines de spécialistes du renseignement, des diplomates ou responsables de la défense, des dissidents et des transfuges… Riche en révélations, ce livre, pas toujours facile à lire, permet de comprendre comment l’Empire du Milieu accède à l’état de superpuissance en s’appuyant sur des services secrets actifs dans tous les domaines. L’auteur explique comment la Chine forme les hackers qui attaquent les sites gouvernementaux étrangers et étend sa toile d’araignée avec plus de 2 millions d’espions.

Jean-Claude Sire

* du même auteur : « les Services Spéciaux de sa Majesté », « La Piscine », « DST, Police secrète », « les Mystères d’Irlande », « Euskadi-la-spirale », « KGB, objectif Prétoria ».

Bordeaux 1er avril 2000 : Récital de la Castafiore

17déc

Le concert de la Castafiore organisé à Bordeaux le 1er avril 2000, à l’initiative des « Pélicans noirs » et de Thierry Fouquet directeur du Grand Théâtre de Bordeaux, par Numa Sadoul a suscité une grande curiosité et réuni un public enthousiaste et fin connaisseur qui a rempli l’Opéra de Bordeaux. C’était, incontestablement, l’événement le plus important de la fin du millénaire. D’ailleurs la chaîne Mezzo a diffusé le concert en direct depuis le Grand Théâtre de Bordeaux mettant en vedette Michèle Lagrange dans le rôle de la Castafiore. Le même concert a ensuite été rediffusé par France 3.
affiche-recitalcastafiore2000.jpg Nous nous rappelons avec émotions des moments suivants :

  • l’arrivée du roi Muskar XII à l’aéroport de Bordeaux –Mérignac où flottait, parmi les autres pavillons, le drapeau royal de la Syldavie,
  • l’hymne Syldave interprété par les chœurs et l’orchestre National de Bordeaux Aquitaine, avec un texte de Michel Pierre,
  • et la prestation convaincante de Michèle Lagrange et d’un Capitaine Haddock chantant Le soleil a rendez-vous avec la lune.

Ce soir-là le 1er avril -mais c’était un hasard – la Castafiore se produisait au Grand Théâtre de Bordeaux devant Sa Majesté Muskar XII, Roi de Syldavie, en uniforme de gala, tenant le fameux sceptre royal d’Ottokar IV… La diva fut parfaite, les figurants plus tintinesques que nature, et, lorsque retentit enfin l’air des Bijoux du Faust de Gounod – « Ah ! je ris… » -, le triomphe fut grandiose.
castafio.jpgDans la loge officielle, M. le Maire et Madame manifestèrent un contentement de bon aloi que partageaient visiblement ses invités d’honneur : Fanny, la veuve d’Hergé, et son mari anglais, Nick Rodwell, ainsi que Michel Serres, philosophe, académicien et grand ami du créateur de Tintin.
A noter également au même moment, deux expositions. L’une, à la salle capitulaire Mably, était consacrée au « Monde de Tintin » à travers les personnages dessinés, leurs terrains d’aventures et les objets du mythe. L’autre, au Musée d’Aquitaine, évoquait les relations d’Hergé avec l’Art majuscule. « Hergé et l’Alph-art » révèle le rôle quasi médiumnique du dessinateur de Tintin dans l’éperdu questionnement de l’art contemporain.

Jean-Claude Sire

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