Archives de la catégorie “Mon album de Tintin”

L’Etoile Mystérieuse

10mar

etoilemysterieuse1.jpgPourquoi L’Etoile Mystérieuse? me demandez-vous. Bien que je n’ai pas hésité longtemps avant de choisir cet album, la réponse est finalement moins évidente que prévu. Essayons tout de même. Venant après le Crabe aux pinces d’or, le capitaine Haddock y fait sa deuxième apparition, mais en vrai capitaine cette fois. C’est lui qui commande et qui pilote le bateau. Tintin y représente « la presse d’informations »; les choses sont bien en ordre, le marin et le journaliste sont à leurs postes.

Précédant l’arrivée de Tournesol deux albums plus loin, le professeur Calys y campe un savant prémonitoire. Donc, les trois personnages centraux de l’œuvre de Hergé sont ici associés pour la première fois, et pour résoudre un mystère. Sur ce point l’Etoile est un album fondateur. A ce trio s’ajoute une galerie de portraits aussi inoubliables que les protubérances solaires du savant suédois. Quelques images fortes, ensuite . « Une larme, un soupçon » me fait rire depuis 50 ans. Même chose pour le personnage en pyjama bleu, page 10, le blaireau à la main. Philippulus le prophète n’est intéressant que pour ce qu’il incarne en rêve. Ces rêves si importants chez Hergé, comme on le voit aussi au Tibet, dans les Sept Boules de Cristal et le Temple su Soleil, notamment.

Réglons d’un mot le problème de l’antisémitisme. Hergé n’aimait pas plus les juifs que les Japonais ou les communistes, d’accord sur ce point avec les lecteurs de son temps. Bohlwinkel est une caricature comme Mitsuhirato, Coco ou Rastapopoulos. Il incarne le Mal, contre lequel le Bien (Tintin) est en lutte permanente. Toute l’œuvre de Hergé est traversée par cette dualité.

Reste cette merveilleuse histoire, l’aventure à l’état pur, où le petit avion de l’Europe scientifique défie avec succès le gros bateau de l’argent américain. Dans les premières éditions, le Peary bat pavillon américain, que Hergé a ensuite supprimé. L’Etoile si mystérieuse garde tout son mystère. Ce champignon à l’allure toxique d’une amanite phalloïde, parait tout aussi explosif que celui d’Hiroshima, les victimes en moins. Et l’on ne saura jamais de quoi est fait le calystène.

Mais la science désintéressée a triomphé de la cupidité, c’est le message que Hergé voulait faire passer à ses petits lecteurs. On pourra seulement lui reprocher de donner d’étranges gages à l’occupant allemand en ces années de guerre : anti-américanisme, antisémitisme, savants issus de pays neutres ou amis de l’Allemagne…. Tout cela valut à Hergé d’être inquiété à la Libération. Et à l’Etoile Mystérieuse de traîner encore aujourd’hui une fâcheuse réputation. Ce qui est bien dommage et un peu injuste.

Didier Ters Février 2009

Pourquoi j’ai choisi « Le secret de la Licorne » ?

24jan

secretlicorne2.jpgTout d’abord parce que c’est un des premiers albums de Tintin qui m’ait été offert par ma grand-tante avec sa suite « Le Trésor de Rackham le Rouge ». Je les ai donc lus et relus de très nombreuses fois. Dans « Le Secret de la Licorne », Hergé nous plonge dans l’histoire et dans la généalogie du Chevalier de Haddock qui aboutira au Capitaine Haddock.
J’ai toujours aimé l’Histoire, j’étais donc obligatoirement conquis, mais aussi, j’ai toujours aimé chiner et dans cet album, Tintin en chinant, achète par hasard la première licorne à un brocanteur (superbe scène réalisée des années après par Pixi, dommage que le brocanteur au béret n’en fasse pas partie).
Premier atout, donc, l’Histoire. Deuxième atout : la brocante. Troisième atout enfin : la cave des Frères Loiseau dans le Château de Moulinsart. Combien de fois ai-je analysé la case où Tintin, ayant cassé le mur de sa prison par un incroyable mécanisme, découvre les trésors entassés des deux antiquaires. Je crois que j’ai toujours rêvé de faire l’inventaire de la cave des Frères Loiseau. Est-ce là l’origine de ma volonté de devenir commissaire-priseur ? … Il était donc évident que je devais choisir « Le secret de la Licorne »…
Eric Lacombe

Pourquoi Tintin en Amérique m’a choisi

20jan

tintinamerique2.jpgC’est bien évidemment aujourd’hui qu’il faut célébrer, quelques jours après l’anniversaire de notre héros favori, la prise de fonctions de Barrack Obama en tant que 44ième Président des Etats-Unis. J’ai choisi cet album lors de mon entrée aux Pélicans Noirs de Bordeaux en 2007, la campagne pour l’investiture était lancée aux USA et si beaucoup espéraient secrètement la victoire de Barrack Obama, peu osaient le dire haut et fort. Ce n’est pas pour cela que j’ai choisi cet album mais pour une passion amoureuse de ce pays et de ses habitants. Plusieurs séjours, professionnels ou pas (les deux étant souvent mêlés) m’ont permis de découvrir une partie de ce pays, l’hospitalité, l’ouverture sympathique des Américains et leurs espaces continentaux.
Vous avouerez que le parallèle d’Obama avec Tintin est quand même frappant : toute l’histoire se passe à Chicago, Tintin luttant contre Al Capone (le seul bandit qui est aussi personnage de la vie réelle cité dans un album d’Hergé), frôlant la mort à plusieurs reprises, traversant les caricatures de la Cité (dont certaines cases sont d’une beauté absolue, page 10, case 5)… On y apprend l’anglais des Amériques, Milou parle encore.
Hergé ne dessine pas de noirs, par concession aux éditeurs américains (!) mais s’intéresse fortement à son époque au sort misérable qui est réservé aux “native Americans” improprement appelés “Indiens” en son temps. Il a une position particulièrement écologiste, voire humaniste quand Tintin découvre la source d’or noir et refuse la quatrième offre d’achat (jusqu’à 100 000 dollars) seulement 4 cases plus loin puisque le terrain est propriété des “Indiens Pieds-Noirs”. Le magnat du pétrole offre 25 dollars à celui qu’il nomme “Vieil Hibou” et une demi-heure pour quitter le pays. Effectivement, trois cases plus loin, une première banque est créée. Une case plus loin - »le lendemain matin »- Tintin est un “hurluberlu” accoutré en cow-boy dans un centre-ville “moderne”.
Hergé trouve là une nouvelle formule, celle de l’aventure trépidante, menée tambour battant. Plusieurs pages après l’épisode du cow-boy, et après moult péripéties, Tintin en vainqueur de la pègre, connaitra la parade triomphante, quittera New York en regrettant de devoir partir si tôt. Comme Tintin, pour nous aujourd’hui naît une très grande envie d’Amérique.
Alain Laufenburger


Pourquoi j’ai choisi « l’Ile Noire »

16jan

ilenoire1.jpgImaginez ! Nous sommes au début des années 50, la télé n’existe pas tout à fait encore… Et pour les gamins d’alors, dans une petit ville de province, les loisirs du jeudi après-midi sont rares, on sort à peine des années de l’après-guerre. Imaginez ! Une pièce aux murs tout blancs, une fenêtre unique avec un vieux rideau noir délavé. Il y a quelques bancs, deux ou trois étagères et une trentaine de gamins qui chaque jeudi se retrouve là, au « patro », pour passer l’après-midi. Imaginez ! Sur les murs sont dessinées au pinceau noir, çà et là, quelques vignettes ou morceaux de vignettes de Tintin. Deux dessins sont, pour le gosse que j’étais alors, un peu plus impressionnants que d’autres.
Imaginez ! Voilà la tête de Tintin, apparaissant à peine à la surface de l’eau. Notre héros tente, après avoir sauté du « Pachacamac », de rejoindre à la nage la barque du Capitaine et de Milou (cf. : le Temple du Soleil). Imaginez ! Sur le mur d’en face, une autre vignette, où, émergeant d’un trou noir, surgit la tête d’un horrible gorille, poussant un cri affreux « Raouw » (cf. : L’Ile Noire). Ce dessin de « Ranko » sur ce mur, je le revois encore comme s’il était devant moi.
Imaginez ! Chaque jeudi sont projetées directement sur l’un de ces murs blancs, les aventures de Tintin, grâce au « Filmofix », des images-film de 70mm dont chacune représente la vignette d’une aventure de Tintin. L’animateur du Patro dit lui-même les dialogues, imaginant la voix de Tintin, du Capitaine ou de Milou … En fait, il n’y en a que 3 ou 4 histoires, toujours les mêmes. Mais celle qui revient le plus souvent, c’est « l’Ile Noire ». Elle hantera mon imagination et mes rêves d’enfant, avec quelque chose qui sera pour moi pendant plusieurs années un vrai mystère, ce meuble curieux avec cet écran où l’on voit apparaître l’avion des Dupont & Dupond essayant d’atterrir…
Je ne sais si c’est un signe du destin ou s’il ne faut y voir qu’une simple coïncidence, toujours est-il que cette aventure de Tintin restera celle qui a marqué le plus mon enfance et la télévision, car il s’agit d’elle, ma vie d’adulte…
A noter que dans la première version « album » édité en 1938 (124 planches en noir & blanc) la Télévision, objet très méconnu à l’époque, est évidemment en noir et blanc. En faisant apparaître en 1937 un poste de télévision dès cette première version, Hergé se montrait très moderne. Car si les premiers essais dataient de 1923, l’invention de la télé était encore relativement confidentielle. C’est en Grande-Bretagne que des progrès décisifs venaient d’être accomplis. Et, en 1936, la B.B.C. créait ses premiers studios et émettait douze heures de programmes par semaines.

Quand Hergé décide en 1943 de publier une nouvelle version de 64 pages qu’il dessinera seul, celle-ci sera en couleur et la télévision sera également en couleur. Cependant en 1965 sort une 3ème et dernière version, entièrement redessinée par l’auteur et son équipe à la suite de quelques récriminations anglaises sur des invraisemblances techniques ou géographiques. Hergé en profitera pour faire évoluer l’histoire, ses décors et l’habillement de ses personnages. Dans cette version couleur, bien sûr, la télé est à nouveau en noir & blanc, comme elle l’était, dans la réalité, à l’époque de l’aventure de Tintin. Cela permettra surtout par la suite, au professeur Tournesol d’inventer la TV couleur dans « les Bijoux de la Castafiore », même si l’expérimentation n’est pas tout à fait probante…
Enfin « L’Ile noire », septième album d’Hergé, est à ma connaissance la seule aventure de Tintin qui ait fait de la part d’Hergé l’objet de trois éditions différentes (en 1938, 1943, 1965). Il a été édité en 37 langues.

Octobre 2008
Jean Claude Sire.

Pourquoi j’ai choisi « Vol 714 pour Sidney » (*)

14jan

vol7142.jpgAutant le dire tout de suite « Vol 714 pour Sydney » est loin d’avoir la verve des aventures précédentes, la qualité de l’histoire n’a pas le génie des deux précédents albums, Tintin au Tibet et les Bijoux de la Castafiore. Pour les critiques c’est au mieux une aventure de plus, au pire l’album de trop. Ce n’est pas mon album préféré mais c’est sans doute celui pour lequel j’ai une certaine tendresse.
C’est d’abord l’album des retrouvailles, on y croise un grand nombre de personnages des albums précédents qui vont se retrouver dans cette nouvelle aventure de notre ami. Les gentils restent gentils mais avec l’humour en plus (Le Professeur Tournesol perd enfin son sérieux en voulant faire une démonstration de savate française) ; les méchants sont ridiculisés, du statut de gangster (Rastapopoulos dans Coke en Stock) ils passent au statut de pieds nickelés, pitoyables et grotesques (Rastapopoulos en costume de cow-boy rose et violet)
22ième album de la série et arrivée d’un nouveau et important personnage en la personne du milliardaire Laszlo Carreidas, l’homme qui ne rit jamais, mélange de Marcel Dassault et Howard Hughes. Un personnage extraordinaire dans la série : lui, il n’est ni foncièrement mauvais ni foncièrement gentil (enfin un humain diront les mauvaises langues…). Un « gentil » tricheur (à la bataille navale) et radin aux pensées ambigües : le sérum de vérité qui lui est injecté lui fait révéler tous ses méfaits. Dans les aventures de Tintin c’est du jamais vu !!!!. (le scoutisme et la morale pour les jeunes gentils et sages lecteurs des aventures de Tintin, c’est loin).
Egalement très présent dans l’album, dans plus du tiers des planches : l’avion « LE CARREIDAS 160 » qui a lui tout seul vaut une mention spéciale.
C’est aussi le côté prémonitoire de cette aventure avec un détournement d’avion (l’histoire parait en septembre 1966 dans le journal Tintin) et d’innombrables explosions qui feront la une quelques années plus tard de notre actualité bien réelle.
Même les extra-terrestres interviennent via un personnage énigmatique et étrange, Mik Ezdanitoff, qui sauvera les bons tout en effaçant de leur mémoire l’aventure vécue. Le début et la fin de l’histoire se rejoignent, seul Milou reste le témoin de l’aventure vécue : « Ah,si je pouvais raconter tout ce que j’ai vu ! Mais on me croirait pas »
Vol 714 pour Sydney est également l’objet d’une anecdote particulièrement touchante concernant l’avant-dernière vignette de l’histoire (une vidéo prochaine vous la révélera). Voilà pourquoi, pour moi, « Vol 714 pour Sydney » est l’album qu’il faut relire.

Erick Descudet

(*) 22ème album de la série : Les Aventures de Tintin par HERGE, édité en 1968 par CASTERMAN – 62 pages. Prépublication dans le Journal de Tintin le 27 septembre 1966. Adapté dans la série animée de 1992.

Voir :
- Album Vol 714 pour Sydney – Hergé – Casterman 1968
- Le Monde d’Hergé – Benoit Peeters – Casterman 1983
- Hergé – Pierre Assouline – Plon 1996
- Web – Vol 714 pour Sydney – Wikipédia 2008

Pourquoi j’ai choisi «L’Affaire Tournesol»

19déc

tournesol.jpgCe choix est celui de l’âge mûr. A l’âge auquel j’ai découvert les aventures de Tintin, je n’aurais probablement fait le même choix car ce n’est pas l’album qui fait le plus rêver un enfant. Au contraire, cet album, est, me semble-t-il, le plus « réaliste » en ce qu’il est un thriller politico-scientifique, une aventure d’espionnage, dont l’intrigue n’est que le décalque de la réalité d’une époque totalement marquée par la guerre froide.
C’est le récit le plus haletant, le plus dense, le plus concentré de tous les albums de Tintin. C’est un scénario de roman d’espionnage qui pourrait être porté à l’écran tel quel. Certains metteurs en scène utilisent aujourd’hui la bande dessinée pour la préparation de leurs tournages : une fois de plus Hergé fait ici preuve de son génie en livrant un album immédiatement transposable au cinéma avec tous les ingrédients d’un film d’action.
Toutes les aventures de Tintin sont le théâtre de poursuites, de bagarres, de renversements de situation, desquels le héros sort toujours indemne car il sait tout faire, peut conduire les engins les plus extraordinaires et bénéficie toujours, au moment critique, du coup de pouce salvateur d’un deus ex machina particulièrement attentionné.
Dans « L’Affaire Tournesol » tout est plausible. Il n’y a pas de situation totalement invraisemblable, les décors, les voitures les scènes nous sont familiers (à l’exception des voitures Bordures) et l’ensemble est moins extravagant que de nombreux films dont J.P. Belmondo est le super héros.
Mais ce scénario ne se limite pas celui d’un film d’action. Il fait référence à une réflexion particulièrement d’actualité dans cette période de l’après-guerre, sur la responsabilité des scientifiques dans le sillage d’Oppenheimer. Et si l’invention de Tournesol est potentiellement aussi terrifiante que la bombe atomique, l’on comprend bien sa hantise de voir ses plans tomber dans des mains Bordures ou autres qui en feraient une arme de destruction massive. L’affrontement entre les blocs Est contre Ouest dans les années 50 – 60 donne à cet album un relief tout particulier en ce qu’il aborde des questions de fond qui mettent en jeu la survie de la planète. Dire qu’il y a plusieurs niveaux de lecture de l’œuvre d’Hergé est une banalité : L’Affaire Tournesol me semble en être l’illustration la plus forte.
Cet album est également annonciateur d’un thème qui fera l’objet de tout un album quelques années plus tard : avant « Les Bijoux de la Castafiore », il marque l’irruption des media (presse écrite et actualités télé et filmées) et souligne leur impact sur les foules, mues par une curiosité pas toujours très saine, avec les phénomènes de masse qui en résultent.
J’ai également un faible pour le personnage que je préfère dans la galaxie Tintin, le Capitaine Haddock, qui, l’espace de quelques planches au début du récit, s’est acheté une conduite de gentleman farmer qui lui fait arborer un gilet rayé du plus bel effet, en harmonie avec une résolution (passagère) de renoncer aux aventures pour mener une vie de châtelain rangé concluant ses promenades en campagne par un sérieux whisky (on ne peut pas renoncer à tout en même temps)…
Enfin, la lecture « sérieuse » de L’Affaire Tournesol ne fait pas de cet album une histoire moins plaisante que les autres aventures de Tintin, grâce au nombre et à la qualité des gags qui émaillent le récit à un rythme aussi effréné que celui de l’action.

Didier Michelet, soixante ans…

Pourquoi j’ai choisi « On a marché sur la lune »

12déc

onamarche22.jpgDans les années 50, qui étaient celles de la jeunesse du baby boomer que je fus, l’idée du voyage spatial et de la conquête de la lune passionnait tous les jeunes et représentait la nouvelle frontière de l’aventure scientifique. C’était l’Aventure avec un grand A. Les deux albums d’Hergé, « Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune » m’avaient donc particulièrement passionné dès leur première lecture par leur côté réaliste.
Hergé avait évité le fantastique : la Lune n’était ni un gros fromage vert, ni un monde peuplé d’étranges créatures ! Au contraire, Hergé semblait avoir rassemblé les données scientifiques les plus récentes pour imaginer une aventure qui mettait en scène un voyage spatial et un alunissage avec le plus de réalisme possible, ce qui fut du reste vérifié par la suite lors de l’alunissage réel d’Armstrong et de ses camarades.
Le scénario est passionnant avec sa base secrète, ses agents secrets, ses rebondissements et décrit une fabuleuse aventure humaine. Même la fin, le personnage de Wolff rachète sa trahison par le sacrifice de sa vie pour sauver ses compagnons, ce qui ajoute une touche de tragédie digne de nos grands classiques. Le dessin et la qualité des images atteint aussi un degré de perfection jamais égalé par Hergé. Citons, pour mémoire, les pages 10 case 1, page 13 case 5, page 21 case 1, et surtout les pages 22, 23 et 25 qui sont des anthologies.
Je crois que cet album a été l’un des livres qui a le mieux répandu auprès du grand public et de la jeunesse de l’époque l’idée de la formidable aventure que constituait pour l’Homme le voyage spatial et la conquête de la Lune. Il a suscité chez de nombreux jeunes, ce fut mon cas, une vocation pour les études scientifiques. Ce fut, sans aucun doute, l’application la plus réussie de la science contemporaine aux aventures de Tintin et la plus étonnamment prophétique. Avec quinze ans d’avance, Tintin a franchi une des étapes marquantes de l’Histoire de l’humanité. 54 ans après, la Lune et la fusée à damiers rouge et blanc nous font toujours rêver !
Jérôme Dufort

Qui sommes-nous, les Pélicans Noirs ?

10déc

L’association « Les Pélicans Noirs » a été créée le 21 avril 1999 par un groupe d’amis qui, dans le cadre de leurs relations amicales ou professionnelles, avaient découvert leur passion commune pour l’oeuvre d’Hergé. Elle est soumise aux dispositions de la loi de 1901 et a pour objet « de regrouper les amateurs véritables de l’œuvre d’Hergé ; d’assurer la promotion et la protection de cette œuvre et de veiller au respect de l’intégrité territoriale de la Syldavie. L’association ne s’interdit pas de consacrer certains de ses travaux à d’autres personnages de la BD. »
Elle compte actuellement 14 membres actifs, dont le Consul de Syldavie à Bordeaux, et un membre d’honneur : Monsieur Alain Juppé, Maire de Bordeaux. Chacun de nos membres a choisi un album de référence dans les aventures de Tintin et a l’obligation morale de faire allusion à l’œuvre d’Hergé lorsqu’il intervient dans une manifestation publique ou officielle.

Parmi nos principales activités, on peut noter :

  • l’organisation du Concert de la Castafiore à l’Opéra de Bordeaux le 1er avril 2000, sur une mise en scène de Numa Sadoul, en présence de Leurs Majestés le Roi MuskarXII et la Reine de Syldavie, et de Madame Fanny Hergé-Rodwell chaleureusement accueillis par le Maire de Bordeaux Alain Juppé. Une relation détaillée de cet événement se trouve dans le livre Générations Hergé d’Olivier Delcroix aux éditions des Equateurs.
  • parallèlement à ce concert, étaient organisées à Bordeaux, par la Fondation Hergé, deux expositions : « Hergé et l’Alph’Art » et « Le monde de Tintin ».
  • la participation à une émission d’« Envoyé Spécial » diffusée à deux reprises sur A2.
  • une visite à la Fondation Hergé à Bruxelles.
  • la participation à plusieurs visites ou conférences relatives à l’œuvre d’Hergé.
  • le 05 juin 2008, la participation à l’organisation dans les salons de la librairie Mollat d’une conférence débat de Roger Faligot, auteur du livre : « Les Services Secrets Chinois de Mao aux JO », aux éditions Nouveau Monde ouvrage dans lequel il ouvre de nouvelles pistes sur d’éventuels liens entre Tchang et ces services secrets.
  • l’attribution par la Ville de Bordeaux de la dénomination : « Esplanade du Professeur Tournesol » à une place publique constituant le parvis de Cap Sciences (la Cité des Sciences de Bordeaux) située sur les quais de Garonne.
  • des relations suivies avec les autres associations tintinophiles, notamment les Amis de Hergé, les 7 Soleils de St Nazaire, les Tintinophiles du Palais à Paris.
  • l’adhésion et la participation aux activités de l’Association de soutien à la candidature de Bordeaux capitale européenne de la culture 2013.

Jérôme Dufort
Président des Pélicans Noirs

PS : La Fondation Moulinsart nous demande de vous préciser que  vous êtes bien sur un site non-officiel. Bonne lecture. 

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