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Dans les forêts de Sibérie - Sylvain Tesson

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Publié le 16/01/2018
Billet d’humeur de Amélie Delautre, étudiante en B.T.S. Assurance au lycée Condorcet de Bordeaux.

Je ne suis pas une grande lectrice, j'admire ceux qui sont passionnés et lisent avec facilité et j'aimerais pouvoir le faire alors je me suis lancé un défi avec le livre de Sylvain Tesson Dans les forêts de Sibérie. En découvrant le sujet de ce récit, je me suis sentie attirée par l’expérience personnelle que Sylvain Tesson a voulu transmettre : vivre seul, loin de tout et de tous, au milieu de nulle part, quitter cette société qui diffuse un mal être profond qui provoque le stress, le besoin de consommation, la guerre, la politique et les religions… Bref, tout ce qui, selon moi, rend les hommes fous !

J’ai été emportée par la lecture de son journal intime, j’ai ressenti moi aussi le même besoin de liberté, d'oxygène et de recentrage personnel.

Dans ce livre, de février à juillet, il part vivre seul laissant tout derrière lui, il se retrouve seul dans un milieu inconnu, en Sibérie, à cinq jours de marche du premier village, avec un climat glacial de -30C°. Il apprend à vivre, voire survivre pour se nourrir en pêchant sous une tonne de glace dans le lac Baïkal, il apprend à se réchauffer en coupant du bois dans cette froideur incessante, il survit à de nombreuses tempêtes toutes aussi brutales les unes que les autres, il affronte la solitude sans savoir ce que sait, avec simplement des livres, du thé, de la vodka et des paysages magnifiques vus de la fenêtre de sa cabane en bois, appelée « isba », vivant comme un ermite.

Le courage extraordinaire de cet écrivain voyageur qui ne supporte plus rien et décide de partir loin de tout pour mieux se retrouver m’a bouleversée. Son évolution personnelle au cours de son expérience est bien montrée. Il a fui les hommes au début mais en redoutant aussi de vivre cette solitude, cet ennui profond et de perdre la raison mais on comprend vite que cette vie d’ermite au milieu de la nature sauvage, de la forêt et des bêtes, lui apporte une forme de bonheur et d’apaisement qu’il n’a jamais connue et je l’ai envié.

Finalement, ironie du sort, à des milliers de kilomètres de ses proches, alors que la communication avec ces derniers est presque inexistante, c’est un message reçu qui a failli avoir sa peau et le fait sombrer dans le désespoir. Le pire souvenir qu’il gardera de cette aventure arrive en Juin, presque à la fin de son expérience et pourtant, en dépit du chagrin provoqué, il ne remet pas en cause le bien fondé de sa démarche ni le bien-être qu’il a pu ressentir au contact direct de la nature. D’ailleurs, à la fin du livre, il ne parle pas de regret, bien au contraire, il déclare qu’il reviendra.

A travers la lecture de ce livre, j’ai éprouvé une grande empathie pour cet aventurier qui se confie dans son intimité. Il a su me faire traverser toutes les émotions possibles de son aventure. J'ai tout simplement adoré ce livre et je ne regrette pas mon choix.

 

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Véronique D. (282)

Véronique n'est peut-être plus adolescente depuis longtemps mais a développé une passion sans borne pour ce secteur de l'édition. Aussi passionnée de littérature victorienne que de westerns, elle aime la fiction sous toutes ses formes mais peut-être plus encore les balades en forêt au petit matin.

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Marie-Aurélie adore la littérature américaine et les romans noirs. Elle aime écouter de la musique déprimante des années 80 et changer de couleur de cheveux.

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