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Le passage du diable

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Une actualité de Véronique D.
Publié le 27/01/2014

A la seule vue de cette couverture un brin gothique et donc inquiétante à souhait, vous savez que vous allez plonger dans un roman qui va jouer avec vos peurs, vos nerfs, et vous entrainer à tourner les pages dans l'attente fébrile d'un dénouement réconfortant. Quand, en plus, vous connaissez le nom d'Anne Fine, vous vous pourléchez les doigts (ou les babines, comme vous voulez) à l'idée d'un plaisir de lecture intense, de ceux qui vous font oublier que le monde tourne autour de vous et que vous aviez peut-être d'autres choses à faire...Mais saurez-vous lire Le passage du diable sans trembler ?

Tout commence bien curieusement : le jeune Daniel qui, en raison d'une santé extrêmement fragile n'a jamais pu quitter la maison qu'il habite avec sa mère entend des bruits inquiétants, une cavalcade dans les escaliers. Des voisins ayant eu connaissance de son existence de reclus l'enlèvent pour le confier au bon soin du Docteur Marlow dont les soupçons sont très vite confirmés : Daniel n'a jamais été le malade incurable que sa mère a gardé prisonnier à l'abri des regards pendant toutes ses années. Pourquoi la pauvre femme, qui semble avoir perdu la raison depuis que son fils lui a été enlevé a t-elle mis en place cette séquestration ? L'a t-elle fait pour protéger son fils et si oui, de quoi, ou de qui ?

La maison de poupée avec laquelle Daniel a tant joué lorsqu'il était enfermé pourrait bien être la clef du mystère; Ce précieux souvenir, exacte réplique de la maison où habitait sa mère lorsqu'elle était enfant va vite s'avérer bien moins inoffensif qu'un simple jeu, d'autant que l'une des figurines découverte rangée dans l'un des minuscules coffres semble avoir une influence néfaste sur Daniel et sa petite camarade de jeu...

Anne Fine signe là un roman au charme presque désuet et excelle dans l'art de distiller une ambiance, de peindre un décor, de semer les détails qui vont s'avérer importants au fil des pages et soigne tous ses personnages y compris les plus secondaires. Après un début de roman qui s'apparente au récit d'initiation à la Dickens, le roman tourne au gothique plus sombre dès lors que Daniel découvre la maison qui a servi de modèle au jouet. Mais, suspense...Laissez-vous prendre aux rets d'Anne Fine et piéger par cette maison de poupée maléfique.

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Véronique D. (282)

Véronique n'est peut-être plus adolescente depuis longtemps mais a développé une passion sans borne pour ce secteur de l'édition. Aussi passionnée de littérature victorienne que de westerns, elle aime la fiction sous toutes ses formes mais peut-être plus encore les balades en forêt au petit matin.

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Marie-Aurélie adore la littérature américaine et les romans noirs. Elle aime écouter de la musique déprimante des années 80 et changer de couleur de cheveux.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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