Chargement...
Chargement...

Le poids d'une arme

1271_le-poids-d-une-arme
Une actualité de Véronique D.
Publié le 04/02/2012

Revolver va ravir les amateurs de Jack London. Dans son tout dernier roman, Marcus Sedgwick nous donne à lire un roman d'aventures, un vrai de vrai, sur fond de ruée vers l'or, de grand froid, de trahison et de réflexion sur la violence.

A Giron, au nord de la Suède, Sig regarde impuissant le corps de son père, mort de froid, posé sur la table de la modeste cabane  isolée au milieu de "l'immensité et la froideur déserte du grand Nord". Sa belle-mère et sa jeune soeur sont parties  chercher de l'aide et Sig laisse vagabonder ses pensées, obsédantes; Pourquoi son père a t-il pris pour rentrer de la ville le chemin le plus court, traversant ainsi le lac gelé à une période de l'année où la glace pouvait rompre à tout instant ? Quelle urgence avait-il à rentrer ? Ce jour-là, Sig avait eu hâte lui aussi de retrouver son père, à tel point qu'il était parti à sa rencontre sur la glace, et c'est de loin qu'il avait vu cette anomalie sur le lac : le traîneau, les chiens, près d'une masse inerte et sombre.

Alors que Sig remue dans sa mémoire des souvenirs, des moments passés avec son père, comme ces moments graves où il lui avait expliqué comment fonctionnait ce vieux Colt , gardé dans un écrin, un homme s'encadre dans l'ouverture de la porte. Plus qu'un homme,c'est un véritable géant, inquiétant, vite menaçant. Cet homme vient chercher sa part, celle que lui aurait volée le père de Sig, 10 ans plus tôt, à l'autre bout du monde, en Alaska, dans une petite ville batie lors d'une ruée vers l'or...

Revolver est un roman qui piège son lecteur. Par une ambiance d'abord, un décor, une époque (celle du tournant du XXème siècle), où la notion même de survie se pose au quotidien pour les gens les plus ordinaires. La violence est là, palpable : celle de la nature comme celle des hommes. Et c'est bien autour de ce thème central que se construit ce roman, où les différents protagonistes vont s'éclairer au fil des allers- retours entre passé et présent.

Et au centre des pensées de Sig, ce fameux revolver, seul espoir pour lui de se sortir vivant de ce face-à-face. Une arme que son père lui a montrée un jour en lui disant : "Un pistolet n'est pas une arme. C'est une réponse. Une réponse que la vie te jette à la figure quand il n'y a personne d'autre pour te venir en aide." Sig va enfin comprendre les propos de son père...

Bibliographie

Abonnement

Derniers articles du blog "Des ados et des livres" envoyés chaque semaine par mail

Contributeurs

Véronique D. (282)

Véronique n'est peut-être plus adolescente depuis longtemps mais a développé une passion sans borne pour ce secteur de l'édition. Aussi passionnée de littérature victorienne que de westerns, elle aime la fiction sous toutes ses formes mais peut-être plus encore les balades en forêt au petit matin.

Administrateur (78)

Description par défaut

Marie-Aurélie (77)

Marie-Aurélie adore la littérature américaine et les romans noirs. Elle aime écouter de la musique déprimante des années 80 et changer de couleur de cheveux.

Emilie (63)

"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

Céline (22)

Description par défaut