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Les lycéens écrivent aussi (3ème édition – billet n°17)

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Une actualité de Administrateur
Publié le 05/11/2012
Billet sur Le Malade Imaginaire de Molière Conscient de la mauvaise réputation des médecins de l’époque, Molière se fait un malin plaisir de dénoncer et critiquer l’incompétence des tenants de cet art pour mieux faire rire son public par cette comédie délicieuse qu’est Le Malade Imaginaire. En effet cette pièce allie à la fois la farce et la satire en usant de toute une variété de procédés comiques. Ainsi, l’auteur mélange les différents comiques de situation dont les quiproquos et les scènes du « théâtre dans le théâtre » . A cela s’ajoute le comique de caractère à travers la monomanie d’Argan mais aussi les ridicules du pédantisme et de la vanité des médecins ou bien encore le comique de mots (les répétitions notamment ou le jargon improbable des fameux médecins). C’est une pièce qui fait rire donc en n’hésitant pas à aborder des thèmes sensibles encore aujourd’hui, comme la médecine, l’argent et même la mort, sujet presque paradoxal dans une pièce de théâtre comique, d’où son caractère aujourd’hui encore d’une grande modernité. Toute la pièce est centrée autour d’un personnage hypocondre, Argan, celui-ci cherche à marier sa fille ainée Angélique à un futur médecin caractérisé par son imbécilité déconcertante. Le but est bien évidemment pour le « malade imaginaire » de bénéficier des soins d’un médecin à domicile censé diminuer ses angoisses et guérir ses maladies illusoires. Illusoires ces maladies comme sont aussi ses relations affectives avec sa seconde femme. Seul le simulacre de sa propre mort (pire supplice que l’on puisse imaginer pour un hypocondriaque), sur ordre de sa servante aussi insolente que rusée et perspicace, pourra lui ouvrir les yeux sur les véritables motivations et sentiments de ses proches à son égard. La scène finale est celle d’un homme que l’on fait médecin et qui finalement ne guérira point de son obsession hypocondriaque. Molière semble préférer se jouer de la folie des hommes à défaut de les corriger véritablement de leurs défauts. Il adopte le point de vue du rieur portant finalement un regard bienveillant sur la folie humaine. Cette pièce fut la dernière jouée par Molière mais demeure aujourd’hui l’une des plus célèbres et des plus agréables à lire. Billet d’Eva Tan, étudiante en B.T.S. Commerce International deuxième année

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