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Les lycéens écrivent aussi (3ème édition – billet n°9)

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Une actualité de Administrateur
Publié le 05/11/2012
Billet sur La mort est mon métier de Robert Merle Le livre La mort est mon métier de Robert Merle est une biographie romancé qui nous montre l’évolution de la vie de Rudolf Hob (appelé Rudolf Lang dans l’histoire). Ce livre nous parle de son enfance, jusqu’au moment de son jugement pour avoir été commandant du camp de concentration et d’extermination de Auschwitz pendant la seconde guerre mondiale.J'ai trouvé ce livre très intéressant et très bien écrit.En effet, la plupart des livres, témoignages ou autres nous parlent de la second guerre mondiale, en montrant les atrocités des soldats allemands par les yeux et sentiments de ceux qui ont subi et vu ces atrocités. Ici Robert Merle nous fait passer du coté inverse, il nous plonge dans la peau d’un nazi allemand et nous montre ce qui a pu pousser les hommes et principalement un homme à faire de telles atrocités et par quels moyens il les a réalisées. Il essaye de nous faire comprendre comment un homme peut être totalement déshumanisé et devenir un monstre en cherchant seulement à répondre aux ordres de l’Etat. Certains passages nous rendent très mal à l’aise et nous dégoutent, notamment lorsque Rudolf Land met en place une stratégie très perverse pour exterminer les Juifs. Il fait ça d’une façon réfléchie et tellement vicieuse qu’on ne peut qu’éprouver un tel sentiment. Il y a un épisode également qui m'a marqué, c’est lorsque la femme de Rudolf, après avoir découvert ce qui se passait réellement dans les camps, lui demande s'il obéirait si on lui demandait de tuer son fils, et ce dernier répond oui. On comprend encore une fois que certains hommes, sous prétexte d’ « accomplir leur devoir » et de servir leur pays deviennent de véritables machines à tuer pour lesquelles l’humanité de l’homme n’a plus aucuns sens, ils deviennent des êtres complètement déshumanisés. De plus, durant tout le roman, on est plongé dans la tête d’un Nazi et cela est très gênant car nous ne pensons pas pareil mais Robert Merle, justement, en adoptant le point de vue du nazi dans son écrit, veut nous amener à appréhender de l’intérieur ce qui peut conduire un être en apparence normal à commettre des atrocités en toute conscience. Il a voulu aussi expliquer pourquoi les nazis ont agi ainsi, quels étaient leur logique, leurs objectifs, leurs méthodes aussi rigoureuses que barbares. En cela ce livre nous permet de mieux comprendre la seconde guerre mondiale. Je conseille ce livre c’est un très bon ouvrage, qui permet de mûres réflexions. En effet, les pires horreurs sont décrites de façon anodine comme si ce n’était pas grave parce que c’est ce qu’il fallait faire selon le point de vue nazi que l’on est forcé d’adopter et qui n’empêche pourtant la répulsion à l’égard de ce personnage qui semble étranger à toute émotion humaine. Ce livre pose les limites de l’obéissance et de la responsabilité humaine : jusqu’où peut-on/doit-on invoquer l’obéissance à un ordre pour accomplir des actes moralement discutables ? Quelle part doit tenir la liberté de conscience au sein de l’armée ?... Mais aussi quelle conséquence l’éducation reçue peut-elle influer sur les dérives de la vie adulte ? Bref à travers ce récit, Robert Merle interroge l’humain dans ses recoins les plus sombres. Billet de Pauline Lavalette, étudiante en B.T.S. Assurance première année

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