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Les lycéens écrivent aussi (4e édition – billet n°15)

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Une actualité de Marilyn
Publié le 29/03/2013

Billet portant sur Dans la foule de Laurent Mauvignier

Tout le monde attendait le match du siècle : la finale de la Coupe d’Europe des champions au stade du Heysel le 29 mai 1985 à Bruxelles. Venus du monde entier, les supporters étaient au rendez vous ; deux amis français la fleur au fusil, Geoff et ses grands frères originaires de Liverpool, Tana et Fransesco qui viennent de se marier et sont heureux de pouvoir profiter de cette lune de miel de la sorte, et enfin Gabriel et Virginie qui résident à Buxelles.

Enthousiasme, jalousie, vol, roublardise, mensonges et violence vont rythmer cet avant match, le pire reste à venir. Le désastre se déroulera dans le stade sous les yeux de milliers de spectateurs abasourdis, apeurés.

Les inquiétudes, la jalousie et l’insouciance n’auront plus d’importance face à ce carnage.

Ce roman n’est pas un résumé du match, c’est un mélange, de sensations, de sentiments, de peurs et d’attachements.

L’auteur met en scène les personnages avant, pendant et après le match, afin que le lecteur apprenne à les connaître, s’imprègne de leurs histoires, suivent chacun de leurs sentiments durant ce match, et leur reconstruction après le drame.

Par l’importance que l’auteur accorde aux paroles et aux échanges des personnages, on prend conscience de l’importance des liens qui les lient. Bien que les deux amis français aient dérobé les billets de Tana et Francesco, ce qui se crée après le drame est unique. Une solidarité et un soutien incomparable, une peine partagée, une vie à reconstruire et une passé à oublier. Tout parait futile après le match, les vols de billets, les disputes, etc.

Du coté Britannique, à travers Geoff le plus jeune de la famille, le lecteur réalise l’impact de l’effet de foule. Geoff entraîné par ses frères enivrés n’a pas pu résister au besoin de frapper la foule, d’injurier les italiens alors qu’a l’instant même il se reprochait ce comportement. Le besoin de se faire reconnaître par ses frères l’a emporté sur sa morale. On se rend compte à quel point l’effet de foule prend le dessus sur toutes visions individuelles.

Un tel drame reste ancré dans les mémoires, tant au niveau personnel avec la perte de Francesco, les trente neuf morts dans le stade, qu’au niveau global. Comment un tel drame est-il possible ? Pourquoi des personnes lambda peuvent générer de telles horreurs ? On s’arrête un instant sur le caractère violent du hooliganisme toujours présent dans les stades, et on s’interroge sur les raisons qui peuvent pousser à générer un tel désastre. L’orgueil, et la passion d’un club peuvent-ils dominer le minimum d’humanité que ces gens ont en eux ?

Le drame du stade du Heysel montre comment dans un stade tout peut dégénérer, alors qu’un match est censé être un regroupement convivial. Le besoin de reconnaissance est une des raisons majeures de ce phénomène, et celui-ci s’exerce aussi dans la société, au quotidien. Est-ce qu’une telle violence résulte d’une faille dans notre société ?

Billet de Gabriele Marie , étudiante en B.T.S. CI2

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