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Les lycéens écrivent aussi (billets n°15 et 16)

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Une actualité de Administrateur
Publié le 05/11/2012
 logocondorcet.jpg La touche étoile de Benoîte Groult (LGF) touchetoile.jpg Cette œuvre est une projection dans un monde qui existe bien mais qui n’est visible que pour ceux qui y vivent : celui de la vieillesse, du quotidien des vieux qui semblent comme boycottés par notre société et qui connaissent des problèmes d’adaptation au niveau technologique, c’est ce que B. Groult essaie de nous faire vivre tout au début de ce livre. D’autres vérités consistent à décrire la dégradation de la chair partagée par tous mais que chacun va découvrir en temps voulu, mais aussi l’expérience acquise qui donne une certaine sagesse ou encore l’amour de la vie qui perdure au-delà des années. Ce livre relève différents problèmes générationnels au sein d’une famille composée de quatre générations, en mettant l’accent sur le vécu des femmes. Ce qui était un combat pour la première génération que ce soit pour le droit de vote, le droit à l’avortement…apparaît à la dernière, si toutefois elle en a conscience, comme quelque chose d’inné et de naturel, d’où des problèmes de communication. Aussi on remarque que le personnage principal, Alice une octogénaire qui n’est autre que le double de Benoite Groult, ne comprend pas les goûts de ses arrières petits enfants ce qui s’explique par la différence d’âge et la divergence des préoccupations. Le livre raconte donc la vie d’ Alice, journaliste féministe née en 1915, mariée à Adrien, qui a vécu et participé à tous les combats pour donner plus de droits aux femmes, et qui décide d’écrire un livre sur elle-même. Elle a une fille Marion, un fils Xavier et une soeur de dix ans sa cadette Hélène. Marion est mariée à Maurice mais tous deux ne se comprennent plus par manque de communication, mais aussi parce que chacun vit sa vie de son côté. Marion aimait passionnément Brian, un Irlandais rencontré de façon épisodique, ce qui rendait Maurice fou de jalousie alors même qu’il ne cessait de la tromper. De son côté, Brian ne pouvait pas laisser tomber sa femme, Peggy, d’abord parce qu’il était un catholique convaincu, ensuite parce qu’elle est tombée gravement malade, maladie mortelle qu’il a interprétée comme le châtiment que Dieu lui réservait pour son adultère. La différence d’âge entre Marion est Brian était de 10 ans, malgré cette différence ils ont réussi à conserver un amour profond même après la mort de Brian, à travers la fille qu’ils ont eue ensemble. Marion entretient avec sa mère une relation très forte faite de tendresse et de complicité. Une immense affection unit aussi Alice à sa sœur Hélène, même si les deux femmes sont très différentes, voire ont eu des vies opposées : Hélène a laissé tomber ses vocations pour s’occuper de sa petite famille, ainsi elle a abandonné toute affirmation d’elle-même au sein de sa famille et s’est consacrée à son mari, ancien chirurgien autoritaire et possessif. Le frère de Marion a choisi, quant à lui, une autre vie : voyager avec son bateau, ce qui constitue une fuite devant la complexité de la vie. Le choix de vivre et vieillir seul pèse lourdement sur sa conscience, mais ce n’est pas pour autant qu’il change de vie. Plusieurs drames viendront ternir la fin de vie d’Alice : la mort de son mari, donc la perspective de vivre sa vieillesse sans un compagnon pour la partager car quand on est vieux on est exclu de la société, la mort de sa sœur chérie qui l’accablera. Lui reste néanmoins la complicité avec sa fille mais la perspective de voir vieillir celle-ci ne l’enchante guère, de même que celle du délabrement physique à venir, d’où une réflexion sur l’euthanasie comme droit de mourir dans la dignité... Je trouve cette œuvre à la fois très dure par son sujet et simple à lire, le ton utilisé est léger et polémique. Le sujet est très important dans les pays développés, car la société voit les vieux comme une génération qui a passé son temps et qui est devenue par conséquent inutile. Le problème vient de là : il y a un manque de respect de leur vécu, de reconnaissance pour les combats menés pour l’acquisition de droits dont on bénéficie aujourd’hui, d’amour enfin. Zakia El Felss, étudiante en B.T.S.C.Go A l'Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque (LGF) alouest.jpgCe roman est écrit par un soldat allemand de la guerre 1914-1918. C’est un roman très émouvant, il est tiré d'une histoire vraie. Nous disposons dans ce témoignage d'une version du vécu du côté allemand. Le personnage principal est Paul BaÜmer, il raconte ce qu'il vit dans les tranchées et dans le campement avec ses compatriotes ... Le témoignage est très captivant car le texte est à la première personne et nous avons l'impression de vivre ce que vit le personnage, nous ressentons ses émotions, ses peines, ses quelques joies (car à la guerre nous ne pouvons pas dire que c'est le bonheur ). Cependant on ressent dans le récit qu'il y 'avait même à la guerre dans les moments difficiles une fraternité du côté allemand et même un début de complicité entre des allemands et des français qui essayaient de se sortir de la même galère : LA GUERRE ! Ce texte suscite réellement de l'émotion, vous ne pouvez pas après avoir lu ce témoignage mettre le livre sur la commode et ne pas y repenser ne serait- ce une seconde. Lorsque nous lisons les péripéties racontées par Paul, nous sentons qu’il y a véritablement à la guerre des conditions de vie exécrables. De plus les hommes ne sont pas considérés comme des hommes mais plutôt comme des machines à tuer. On a l'impression qu'ils n'ont plus de sentiments lorsqu'ils sont sur le front et prêts à se battre. Ils ne font plus de différence et sont sans scrupule aussi bien du côté allemand que du côté français. Je pense que le plus dur à s'imaginer en tant que lecteur c'est de se trouver dans les tranchées et prendre son courage à deux mains pour avoir la force de se jeter au front et risquer sa vie. Car il est facile dans les écoles de raconter les faits qui ont eu lieu mais on ne peut jamais réellement se mettre à la place des hommes qui sont morts aux combats, ce qu’ils ont ressentis cette énorme trouille qui tiraillait tous leurs membres à même se pisser dessus. Bien évidemment nous ne pouvons pas nous culpabiliser de ne pas avoir vécu ces monstruosités mais il faut tout de même se mettre à la place de ces hommes et tenter de comprendre comment l'espèce humaine a pu en arriver à réellement transformer des hommes en armes de guerre. Ce roman nous l'explique vraiment. Par ailleurs ce qui peut choquer ou interpeller le lecteur c'est les soins que les soldats recevaient s’ils étaient blessés. Les soins n'étaient vraiment pas de bonnes qualités et les opérations se faisaient à la chaîne sans réellement prêter attention aux blessés. Parfois même il est raconté dans le roman que s’il y avait un signe d'éventuelle mort le médecin ne tentait même pas de guérir le soldat, il s'occupait d'un autre cas. Ou pire en cas d'amputations ce qui était très fréquent, le médecin ne daignait même pas demander l'autorisation au soldat... Ils n'avaient pas le choix... Il est raconté dans ce témoignage que beaucoup d’hommes sont morts asphyxiés par les gaz qu’utilisaient les français. Il est bien montré que durant ces quatre années de douleurs de cette boucherie humaine, les rescapés ont tout subi. Au contraire de ce qui était raconté dans les journaux pour rassurer les civils. Il était dit que les soldats vivaient un grand confort et qu'ils étaient même heureux d'être au front. Les civils s’aperçurent peu de temps après la guerre que la vie des soldats n’était pas très joyeuse…. Effectivement de nombreux soldats furent surnommés « gueules cassées » à cause des bombardements et des blessures qu’ils avaient subis, leurs visages étaient complètement détruits, pour la plupart ils n’avaient plus de nez ou un œil de travers, de nombreuses cicatrices…. Ces hommes étaient marqués à vie par les souvenirs terribles de la guerre et chaque jour leur visage le leur rappelait. Si vous aimez les livres d’émotions et de guerre où si vous aimez lire tout court et bien lisez A l’Ouest rien de nouveau. Maryem Khalifa, seconde 1

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Véronique D. (282)

Véronique n'est peut-être plus adolescente depuis longtemps mais a développé une passion sans borne pour ce secteur de l'édition. Aussi passionnée de littérature victorienne que de westerns, elle aime la fiction sous toutes ses formes mais peut-être plus encore les balades en forêt au petit matin.

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Marie-Aurélie adore la littérature américaine et les romans noirs. Elle aime écouter de la musique déprimante des années 80 et changer de couleur de cheveux.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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