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Marcher...

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Une actualité de Véronique D.
Publié le 09/08/2012

L'été peut être l'occasion pour le libraire frustré tout au long de l'année de ne pouvoir lire autant qu'il le voudrait, contraint qu'il est, petit être fragile, de se reposer plusieurs heures par nuit, allant parfois jusqu’à dormir alors qu'il n'a pas encore lu le quart de la moitié du dixième de ce qu'il avait espéré lire en une semaine (les matheux suivront), l'été est l'occasion donc de jeter une serviette de plage sur les piles à peine entamées pour s'accorder une récréation en lisant un livre paru plusieurs années auparavant. Le libraire, tout assailli qu'il est par ses lectures des nouveautés à paraître en septembre, se laisse aller... En cette saison où la randonnée occupe bon nombre de vacanciers (saine activité que je ne saurais que recommander), votre libraire a donc lu Marche ou crève de Stephen King. Et tout à coup, l'idée même de marcher prend un autre sens, à moins que ce ne soit tout simplement l'idée même de vivre...

Ils sont 100 à partir pour la Grande marche à travers le Maine, 100 à s'être portés volontaires pour avaler les kilomètres à la vitesse de 6,5 km/h minimum, sans jamais s'arrêter, jour et nuit, sans dormir). La règle du jeu est simple : celui qui survivra à tous les autres sera le vainqueur. En bon maître du suspens Stephen King distille ses informations à bon escient et laisse le lecteur s'interroger sur ce monde (qui ressemble étonnamment au notre) où la foule, toujours plus nombreuse sur le trajet se comporte comme au temps des jeux du cirque. Mais ces temps sont-ils aussi reculés qu'on le pense ? Quelles sont les motivations des ces coureurs qui cèdent les uns après les autres à l'épuisement ? Un petit détail qui a son importance, après 3 avertissements pour non respect de la vitesse réglementaire, les participants défaillants se voient décerner un "ticket" sous la forme d'une balle tirée dans la tête. Dans cet univers impitoyable, où chacun joue sa vie, l'armée veille au grain et il n'y a plus d'échappatoire possible...La longue marche ira jusqu'au bout.

Le génie de Stephen King est encore une fois de susciter la réflexion de son lecteur tout en le laissant libre des ses interprétations et de faire rebondir une histoire qui aurait pu s'avérer linéaire sous une autre plume. Je vous mets au défi de rester insensible à cette dystopie, fabuleuse variation sur la condition humaine. Les lecteurs d'Hunger games ne manqueront pas d'y voir ne nombreuses similitudes avec la série culte de Suzanne Collins mais je n'en dis pas plus, à vous de découvrir...

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Véronique D. (282)

Véronique n'est peut-être plus adolescente depuis longtemps mais a développé une passion sans borne pour ce secteur de l'édition. Aussi passionnée de littérature victorienne que de westerns, elle aime la fiction sous toutes ses formes mais peut-être plus encore les balades en forêt au petit matin.

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Marie-Aurélie adore la littérature américaine et les romans noirs. Elle aime écouter de la musique déprimante des années 80 et changer de couleur de cheveux.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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