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Antonin, Adélie, la guerre et la médecine

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Une actualité de Libraires jeunesse
Publié le 08/06/2013
Aborder la guerre dans la littérature de jeunesse est souvent une chose compliquée. Si la Seconde Guerre Mondiale offre plusieurs possibilités d'approche (le front, la Shoah, l'occupation, la résistance...), la Première est plus rarement abordée car la violence des tranchées est difficile à transcrire pour les enfants. Restent l'arrière du front et les gens qui ont participé à la guerre sans forcément se battre. C'est sous cet angle que Catherine Cuenca a décidé d'écrire son roman Le choix d'Adélie. En 1913, Adélie, fille de bourgeois lyonnais caresse l'espoir (un peu fou) de devenir médecin. Alors qu'elle s'apprête à entrer à la faculté de médecine, elle rencontre Antonin, le fils d'un collègue de son père qui veut devenir chirurgien. Immédiatement, l'attirance entre les deux jeunes gens est totale. Malheureusement, les convenances règnent encore en force et outre le fait qu'Adélie ne peut risquer de se compromettre, ses parents n'approuvent pas cette fréquentation car la mère d'Antonin, ancienne peintre a une bien piètre réputation. La relation est donc lointaine mais sincère. Sauf que le sort va s'en mêler : certes la guerre mais aussi les égarements du garçon... Mesdemoiselles, sachez-le, les hommes sont faibles ! Pour préserver son honneur et son coeur, Adélie est obligée de s'éloigner du beau jeune homme. Au moment où la guerre éclate, ses parents décident non seulement de la marier (avec un goujat prétentieux) mais en plus de lui faire renoncer à sa "marotte" (quelle femme de bonne famille travaille ?). Pour s'éloigner de cet environnement nocif, Adélie s'engage auprès de la Croix-Rouge en tant qu'infirmière où, à défaut d'apprendre son métier, elle pourra quand même contribuer à sauver des vies. Et à Verdun, au milieu de l'horreur, elle trouvera peut-être un motif de joie... Très beau roman qui mêle amour, guerre et dépassement des conventions sociales. Adélie est un personnage très bien construit, tout à fait crédible et la peinture de la société française bourgeoise du début du siècle très instructive. Et en plus, Antonin est un si joli prénom !

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