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Calme et tranquille - Valérie Manteau - éditions Le Tripode
Publié le 09/11/2016
Ancienne journaliste pour Charlie Hebdo, Valérie Manteau apprend la mort de ses ex-collaborateurs mais toujours amis sur un écran. Un moment nécessaire pour réaliser l’ampleur de la catastrophe avant de prendre un avion pour Paris, d’assister aux funérailles et puis… et puis quoi ?
Tout commence par une pièce de théâtre, 4.48 Psychose de Sarah Kane. Nous sommes plongés dans le noir. L’obscurité se lève pour laisser place à une scène et des acteurs. Le public est immobile, le souffle calme et régulier. Ignorant la mise en scène, il ne sait pas encore s’il va rire ou pleurer. Le théâtre – comme la littérature –, c’est se laisser aller à la surprise…

L’année 2015 s’est révélée d’une tristesse infinie et a marqué pour toujours les livres d’Histoire. Nous avons suivi les nouvelles à la télévision et à la radio. Nous avons manifesté notre solidarité. Nous avons écouté les témoignages des victimes. Nous en avons parlé à maintes reprises…

Certains disent assez, ras-le-bol, trop c’est trop. Des propos compréhensibles face à la répétition massive des faits et parce qu’on ne peut se lever chaque matin sous un ciel voilé. Il est pourtant capital de savoir, de se souvenir, de rapporter.

De nombreux auteurs depuis ont écrit leur rage, leur peine, leur abattement. Dans Calme et tranquille (éditions Le Tripode), Valérie Manteau nous offre par l’intermédiaire du roman son vécu.

Avec une justesse dépourvue de pathos, elle nous dit l’horreur de la disparition, la culpabilité d’être en vie et de souffrir, la difficulté de rebondir et de ne pas laisser tomber. Un texte émouvant, essentiel.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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