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Ambiance trouble aux Antipodes

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Une actualité de Olivier
Publié le 16/03/2016

QueenslandL'Australie, fertile terre de crime ? Depuis Arthur Upfield, vénérable précurseur du polar australien et ethnologique, on connait mieux cette contrée lointaine... Fascinante pour certains - souvenez-vous de Cul de sac de Douglas Kennedy , de Kangouroad movie d'A.D.G., ou encore de Riches, cruels et fardés d'Hervé Claude - les auteurs du cru ne sont pas en reste : Peter Corris, grand défenseur du noir à l'australienne ou le duo Henshaw et Clanchy, remarqués pour Si Dieu dort et son effroyable suite, l'Ombre de la chute... Parmi eux, la collection Actes noirs nous fait découvrir Andrew McGahan, dont Australia Underground est déjà le troisième titre traduit, remarquable à tout point de vue...

Tout commence par une tempête... Elle scelle la fin de la carrière de "promoteur immobilier" de Leo James, narrateur à la fois cynique et naïf, que son statut de frère jumeau du Premier Ministre australien a contribué à maintenir à flot, loin des remous de la police et des diverses administrations fiscales. Pourtant, le vent a tourné, un cyclone ravage les projets de Leo... qui se fait enlever. Par qui ? Pourquoi ? Littéralement, tout s'écroule autour de lui, et pourtant, le cauchemar ne fait que commencer : la réalité et les enjeux qui lui sont dévoilés dépassent totalement la pire arnaque qu'il aurait pu imaginer... Car, pour Leo, débute une longue fuite à travers l'Australie, où ses poursuivants sont de plus en plus nombreux... Véritable tour de force, cette "fable" de politique fiction, à l'instar du Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre, de l'inimitable Robin Cook, propose un regard lucide et sans fard sur les possibles dérives sécuritaires (pour le moins) des sociétés occidentales après le choc du 11 septembre... Un brûlot ? Non, un simple roman... Australia underground poursuit donc la veine entamée avec Derniers verres, où se mêlent grands thèmes du roman noir classique (mélancolie, alcoolisme et causes perdues)  et satire sociale,  le tout soutenu par une écriture limpide et fluide.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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