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Back to the future

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Une actualité de Marilyn
Publié le 07/05/2016
artLes héros remonte le temps pour résoudre les problèmes du passé et les poètes admirer la création d'un chef-d'oeuvre. En revanche, le commun des mortels le ferait pour améliorer leur destin, quitte à se rencontrer soi-même jeune. Une aventure de toute manière inoubliable et fortement instructive.

La modestie de l'écrivain

Oubliez toutes vos idées reçues sur la célébrité et la richesse des hommes de lettres. S'il est chanceux de vivre de sa plume, Martin vit simplement ; il a un toit au-dessus de la tête, de la nourriture dans le réfrigérateur et des factures à payer. Qu'une réalisatrice lui propose de scénariser l'un de ses romans est une aubaine bien que cela signifie se rendre à Paris et quitter momentanément sa femme et son fils. A l'origine du projet, nous trouvons Saana, une femme fantasque qui - si elle a connu une enfance difficile - considère Martin comme son laquais quand lui entend réserver la même attitude à tous ceux qu'il rencontre, sans distinction de classe sociale.
[...] à partir d'un certain niveau de mégalomanie et de richesse, les employés sont trop éloignés socialement pour constituer un danger. Ils n'apaprtiennent pas à la même espèce.

Une histoire dans l'histoire

Durant son séjour parisien, Martin profite du logement d'un ami sculpteur alors absent. Celui-ci garde une de ses œuvres à son domicile : La machine à voyager dans le temps. Soyons honnête, que feriez-vous face à elle, vous sachant à l'abri des regards ? ... Voilà ! Le plus drôle dans cette affaire, c'est qu'elle fonctionne. D'un battement de paupières, Martin se retrouve face à son double alors âgé de douze ans, l'occasion pour celui-ci de demander des informations sur son avenir et à l'autre de tout faire pour lui éviter les moments les plus sombres de sa vie. Qu'est-ce que ce roman ? Un coup de folie ou la digne représentation d'un homme en pleine crise de la quarantaine ? La réponse ne se trouve pas dans la forme, mais dans le fond. Comment convaincre celui ou celle que nous étions de changer alors qu'il ou elle ne nous ressemble plus ? On retrouve ici un thème abordé dans La femme au colt 45 (éditions Le Tripode) de Marie Redonnet ; quoi que l'on fasse, le temps nous change inexorablement. Dans L'art de revenir à la vie (éditions du Seuil), un écrivain fait face à ses démons en les abordant de manière drolatique, nous livrant en toute pudeur les enseignements qu'il a pu tirer de la vie. Les romans de Martin Page sont toujours une découverte que l'on aime lire, installer sur nos tables et conseiller.
D'autres livres de Martin Page : La mauvaise habitude d'être soi aux éditions de l'Olivier : http://urlz.fr/3v8i Je suis un dragon aux éditions Robert Laffont : http://urlz.fr/1JvE L'apiculture selon Samuel Beckett aux éditions de l'Olivier : http://urlz.fr/3v8q

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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