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Bit litt : Le protectorat de l'ombrelle

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Une actualité de Anne Chauvel
Publié le 25/03/2016

  Quand il commence à pleuvoir et que les températures chutent, qui a encore envie de se plonger dans une lecture déprimante à souhait ? Préférez plutôt la série Le protectorat de l'ombrelle de Gail Carriger !

Alexia Tarabotti, jeune lady de 25 ans passés, est considérée comme une « vieille fille » par la bonne société londonienne victorienne car elle ne s'est toujours pas trouvée de mari. La faute en reviendrait à son héritage italien, légué par son père, et qui consiste en un nez un peu imposant et un teint un peu trop hâlé. Ce que la majorité des vivants ignorent, c'est que la jeune femme est également une « sans âme » , fait connu en revanche par toutes les créatures surnaturelles de Londres : qu'un loup-garou ou un vampire la touche, et il perdra ses pouvoirs le temps qu'ils seront en contact ; s'il s'agit d'un fantôme, il sera exorcisé. Grâce cette particularité, Alexia n'a encore jamais eu à subir d'attaques, d'autant plus que tous ces êtres sont normalement civilisés. Mais voilà qu'un soir, alors que la jeune femme se doit d'assister à un bal assommant et a trouvé refuge dans la bibliothèque de ses hôtes, un vampire impoli se croit en droit de l'agresser. Il ne peut évidemment pas la mordre mais plutôt que d'abandonner, insiste jusqu'à ce qu'il se fasse tuer – accidentellement, bien entendu. L'enquête est confié au directeur du BUR (Bureau d’investigations des affaires surnaturelles), Lord Maccon. Or, en plus d'être séduisant, loup-garou et l'alpha de sa meute, l'homme nourrit une rancune tenace envers Alexia à cause d'une sombre histoire de hérisson. Néanmoins il sait qu'il devra protéger la jeune femme des vampires qui ne laisseront pas la mort d'un des leurs impunis... sauf si ce dernier n'appartenait à aucune ruche connue. L'enquête dévoile alors des disparitions inexpliquées de vampires, disparitions imputées par quelques esprits retors à la seule Sans âme de Londres.

Si vous vous attendiez, en ouvrant Le protectorat de l'ombrelle, à une héroïne timide, vous changerez d’avis dès les premières lignes. Alexia Tarabotti est certes une femme du monde, une vieille fille mais elle n’a certainement pas sa langue dans sa poche. Gare à tous ceux qui oseraient la prendre de haut ! Vampires, loups-garous, et même la reine d’Angleterre ne pourront avoir le dessus sur la jeune lady cultivée.

Outre une ambiance steampunk qui ravira les amateurs du genre, on retrouve également une société incluant vampires et loups-garous très bien pensée. Pas d’entorse aux mythes, les vampires restent des êtres à la sexualité ambiguë tandis que les loups-garous respirent la testostérone, sans pour autant tomber dans (tous) les habituels clichés. Ajoutez à cela une écriture délicieusement piquante, et vous avez entre les mains un premier tome en poche qui se dévore avec plaisir, accompagné d'un tome deux et d'un tome trois en grand format déjà parus, bientôt suivis en novembre par le tome quatre !

     Mathilde du rayon poche

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