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Celui qui rêvait d'un autre monde.

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Ernest Callenbach signe avec "Ecotopia" une utopie que vous allez vouloir faire lire à TOUT le monde.
Une actualité de Anaïs
Publié le 22/10/2018
Dans un futur proche, les États de l'Oregon, de Washington et de la Californie font sécession avec le reste des États-Unis afin d'établir un État écologiste et égalitaire : Ecotopia. Un journaliste New-Yorkais (donc sceptique) va pour la première fois entrer en Ecotopia et étudier cette nouvelle société.
J'adore le post-apocalyptique : du Mur invisble de Marlen Hausofer au Paradoxe de Fermi en passant par La Terre demeure et Dans la forêt (retrouvez ces livres dans la sélection plus bas), imaginer un monde où les humains ne sont plus les plus forts et où la nature regagne ses droits, me fascine. Mais avouons que ces scénarios plus ou moins plausibles ne vous font pas regarder le futur avec le sourire. 

Issue de la génération des millenials, je suis habituée à ces scénarios, ces menaces, ces rapports alarmants, à la radio comme dans la fiction.
Et puis je lis Ecotopia : une claque et une grande inspiration qui se nomme UTOPIE.
Ce n'est pas la mienne, mais j'avoue que la semaine de 20 heures, la parité, et même le service civique forestier (il va falloir lire le livre pour comprendre le concept) me séduisent.
Plus qu'une utopie, Ecotopia est aussi un manifeste, très précis, technique, très riche en détails.

Le roman est intelligemment construit.
Cette société nouvelle nous est décrite par un journaliste de prime abord sceptique puisqu'Américain, dans son journal intime et dans les articles qu'il envoie à New York. Ses papiers nous permettent de comprendre à la fois l'histoire d'Ecotopia, et comment elle fonctionne. Voici quelques exemples de titres : "Alimentation, déchets et état d'équilibre", "Vivre sans voiture dans les villes d'Ecotopia", "Les Écotopiens se fichent du sport" "L'économie écotopienne, conséquence de la crise"....

A la lecture d'Ecotopia on a envie de prendre des notes, de faire lire le livre à un philosophe, un urbaniste et un homme politique et de débattre.

Pourvu d'une très belle -et très enthousiaste- préface de Brice Matthieussent, son traducteur de l'américain vers le français (pour rappel Brice Matthieussent a traduit Jim Harrsion, Susan Sontag, Kerouac, Miller, Rick Bass, Bukowski... un immense passeur de littérature américaine.), Ecotopia est un aussi un bel objet ; couverture séduisante, d'inspiration minérale ou végétale, travail typographique qui fait sens tout au long du livre : une très, très belle réussite pour le premier ouvrage de fiction (mais pas le dernier !) des éditions Rue de l'échiquier, spécialisée en sciences-humaines et en écologie.

Ah et j'allais oublier : Ecotopia a été publié pour la première fois en...1975.




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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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