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Chut… la séance commence… !

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Une actualité de David V.
Publié le 24/11/2014

Goran PetrovicLe ciel qui s’écaille, c’est celui d’un petit cinéma serbe, que l’histoire a baptisé « Uranie » (on épargnera les détails de sa fondation, c’est la où intervient Laza Iovanovitch qui a fait fortune en assemblant des godillots droits et des godillots gauches perdus par l’armée serbe… oui nous allons épargner ces détails totalement incongrus…).

Ce cinéma donc, est doté d’un plafond qui représente le paradis, et sous lequel a lieu une séance de cinéma apparemment des plus banales.

Vient alors le génie de Goran Petrovic qui nous offre avec son dernier roman, Sous un ciel qui s'écaille,  paru aux éditons des Allusifs, une mise en scène drôle et tordue de la nature humaine. Des petites gens se retrouvent ce dimanche après-midi pour une séance hors du commun, qui va les lier à jamais.

Il y a ces étudiants qui ne veulent pas réviser, ces deux amis donc l’un est illettré et qui compte sur l’autre pour lui décrire le film pendant la séance (pour le grand bonheur des autres spectateurs), des hommes de bureau, mais aussi le personnel du cinéma : le vieux Simonovitch et son perroquet qui ne parle jamais, le projectionniste, les femmes de ménage et cuisinières.  Toutes ces existences éparses nous sont contées avec minutie l’une après l’autre par un narrateur épris de tendresse pour ces personnages atypiques.

Ils viennent à l’Uranie ce dimanche sans savoir ce qui les attend, cloués dans leur routine et leur petite existence aux anecdotes piquantes.

Finalement, ils ressortent du cinéma plus humains et fraternels que jamais. Si vous aussi vous voulez percer le mystère de cette séance, venez goûter à ce petit bijou de littérature serbe. Et si vous n’avez pas envie, allez toujours au cinéma, qui sait ce qui peut vous arriver…

 Emma.

Bibliographie