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Concours "Grands détectives": -15 jours

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Une actualité de Véronique M.
Publié le 26/03/2016

Nous voilà arrivés à mi-chemin du concours "Qui sera élu grand détective?" : plus que deux semaines (jusqu'au lundi 28 septembre) pour vous glisser dans la peau d'un expert, mener l'investigation sur les traces d'enquêteurs phares de la collection 10-18 et tenter de remporter des livres, soit en glissant votre bulletin réponse au rayon polars, soit en jouant sur notre page "Mollat bouge" sur mollat.com ! Rappelons que le vendredi 4 octobre, Anne Perry remettra elle-même les prix aux gagnants lors d'un tea-time au 91 de la rue Porte-Dijeaux...

 La pérénnité de la collection 10-18 "Grands détectives" est certainement assurée par la présence d'auteurs emblématiques, historiquement ancrés dans la tradition du roman à énigmes et que le public, adepte de "mystères" plus que de thrillers à la mode, plébiscite, nous demandant régulièrement des nouvelles de Soeur Fidelma (Peter Tremayne), ou de Nicolas Le Floch (Jean-François Parot), par exemples. C'est dire l'attachement de lecteurs fidèles à leur héros/héroïne favorite qui fait en grande partie le succès de la collection et du genre policier en général, celui-là même qui sait nous tenir en haleine grâce au procédé addictif de la "série"...

Cependant, les "Grands détectives" d'aujourd'hui ne sont pas cantonnés à une histoire qui se répète ! Trente ans après, la collection sait nous proposer des voix inédites. Certaines rendent hommage aux romans classiques tout en renouvelant l'approche historique : la Révolution française chez Nicolas Bouchard, ou dernièrement le Second Empire à travers les enquêtes du capitaine Hallonfleur imaginé par Irène Chauvy . Les écrivains actuels n'ont pas peur de mêler à des intrigues classiques nées du goût pour le "whodunit" anglais magistralement repris par Gyles Brandreth (notons que le sixième volet des enquêtes d'Oscar Wilde/Conan Doyle paraît jeudi 19 septembre : Oscar Wilde et le mystère de Reading) ou le roman-feuilleton populaire (l'influence d'Emile Gaboriau chez Irène Chauvy) l'exploration des bas-fonds les plus sombres du Londres victorien, miroirs des recoins tortueux de l'âme de leurs créatures de papier. Nous pensons au ton totalement novateur car peu politiquement correct de la très British Ann Featherstone dans Que le spectacle commence ! suivi de La gigue du pendu, ou encore de la découverte d'Ann Granger avec son premier roman traduit Un intérêt particulier pour les morts.

Elle y campe dès ce premier tome un duo sympathique dans la lignée des couples mythiques créés dans deux séries distinctes par Anne Perry (Thomas et Charlotte Pitt / William Monk-Hester) : Lizzie Martin la gouvernante cultivée et (im)pertinente s'improvise enquêtrice suite à l'étrange disparition de sa prédécesseure aux côtés de Ben Ross, le charmant inspecteur de Scotland Yard... En 1864, Londres est en train de se moderniser, des quartiers misérables sont rasés pour construire des édifices flambants neufs, notamment la gare de St Pancras : le roman s'ouvre avec une macabre découverte sur ce chantier par les ouvriers et Lizzie qui se rend dans la nouvelle demeure où elle va travailler en qualité de dame de compagnie de la respectable Mrs Parry. Si l'identité du cadavre ne fait bientôt aucun doute, pour quelle raison l'ancienne gouvernante  aurait-elle envoyé subitement une lettre de départ puis s'est rendue dans une de ces masures pour y être massacrée ? Simple hasard tragique ou châtiment d'une malheureuse qui aurait rêvé à un autre destin ? C'est sous le regard respectif de ces nouveaux héros peu conventionnels (chaque chapitre est écrit alternativement du point de vue de Lizzie et de Ben) que va se nouer le drame et se déjouer avec plaisir nos illusions sur cette période romanesque charnière (plus trouble qu'idéale) à travers le regard de mépris et d'ignorance porté sur la place des femmes et leur évolution dans une société qui se transforme certainement avec un temps d'avance sur les moeurs.

Si nous parions sur le succès d'Ann Granger en qualité de "rivale" d'Anne Perry, la découverte de nouveaux talents mise donc sur une continuité et un renouvellement de la collection qui n'a pas fini de nous faire rencontrer de nouveaux "grands détectives". La semaine prochaine, le voyage vous emmènera en Toscane sur les traces d'un enquêteur original particulièrement gourmand...

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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