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Dans la rubrique "frais comme un gardon"

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Une actualité de Emilie
Publié le 15/03/2016

frais comme un gardon LE PERE DE LA PETITE de MARIE SIZUN.

On peut dire que la "pêche aux bons romans" de ce mois d'avril a été on ne peut plus fructueuse dans notre rayon poche. En ce qui concerne les premiers romans, Le père de la petite de Marie Sizun (dans la collection Arléa poche) est une des plus belles découvertes de ce printemps...

1944 à Paris. France, enfant au prénom bien encombrant pour l'époque, a quatre ans et vit seule avec une mère plutôt fantasque qu'elle aime plus que tout. Heureuse et aimée, la guerre lui semble bien abstraite, tout comme ce "petit papa qui reviendra bientôt " qu'elle n'a jamais connu.

A la veille de la Libération, le retour de ce père vient marquer un réel bouleversement dans le quotidien de France. Il est alors question de vie à trois, de partager cette mère tant aimée et de la difficulté de tisser des liens avec un père qui ne la connait pas.

Aux yeux de cet enfant de quatre ans, la réconciliation avec cet homme ne peut passer que par la divulgation d'un secret, la transgression d'un interdit. Avec une écriture simple et un style incisif, Marie Sizun pose l'épineuse question de la place et du rôle qu'un père peut occuper face à son enfant.

Pour les lecteurs que la notion de filiation intéresse, sachez qu'il existe beaucoup d'autres romans tout aussi subtils et touchants qui explorent ce sujet. retenons par exemple :

Encore une nuit de merde dans cette de ville pourrie de Nick Flynn (Folio) qui narre la difficile relation entre l'auteur et son père sans abri ;

L'invention du père d'Arnaud Cathrine (Points) où la quête du père engendre une quête de soi même ;

Mon père d'Eliette Abecassis (Livre de poche) qui met en scène une femme dépressive qui réexplore son passé et sa relation avec son père.

Nous vous recommandons aussi évidemment la lecture de certains classiques comme La lettre au père de Kafka, La Nuit de Wiesel, ou encore le très célèbre Père Goriot de Balzac. Un des formidables intérêts de la lecture n'est-il pas qu'elle crée des passerelles entre les textes et les époques, qu'elle invite à lire et relire encore...

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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