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Dans la rubrique "Frais comme un gardon", Bright lights Big City

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Une actualité de Emilie
Publié le 15/03/2016

peche mc inerneyUn premier roman pas comme les autres puisqu'il s'agit du premier texte écrit par l'éminent Jay Mc Inerney...

Paru pour la première fois en 1987 chez Livre de Poche sous le titre "Journal d'un oiseau de nuit", il était épuisé depuis un certain temps. Nous sommes donc ravis que les éditions Points, par l'intermédiaire de leur très jolie collection "Signatures", réédite ce roman à la "patine eighties".

McInerney narre la lente mais inéluctable descente aux enfers d'un jeune homme dans le New York des années 80. Tout juste quitté par sa femme, notre héros perd les pédales. Et ce n'est pas son emploi -on ne peut plus ennuyeux- de vérificateur des faits dans un magazine prestigieux qui parvient à lui tenir la tête hors de l'eau... On assiste donc à son errance dans la ville, de discothèques en bars glauques, ponctuée par des abus d'alcools et de drogues en tous genres. Il ne lui reste rien, si ce n'est sa passion pour l'écriture. La littérature ne sera malheureusement pas son ultime échappatoire, puisque notre héros souffre de l'angoisse de la page blanche...

Nous voila donc plongés dans un New York mythique où les artistes underground peuplent l'East village et où la prise de cocaïne dans les toilettes des bars est une pratique très répandue. McInerney cherche évidemment à dénoncer toute la vacuité du glamour et des paillettes propre au monde de la nuit. Il confie d'ailleurs qu'il a souhaité "avancer une modeste critique d'un temps où un acteur est président, où on demande leurs opinions aux top models et où aller dans un night club est vu comme une réussite significative."

Avec une grande liberté de ton, une certaine fraicheur dans le style et beaucoup de notes d'humour, Mc Inerney nous entraine dans un univers décalé et désenchanté. Il campe aussi un personnage de looser magnifique.

Le roman rencontra un très gros succès lors de sa sortie et fut même adapté au cinéma avec M.J. Fox. Il a surtout inspiré toute une génération d'auteurs comme Bret Easton Ellis ou Hunter S. Thompson avec des romans comme Moins que zéro ou Las Vegas parano. Si vous n'avez jamais lu Mc Inerney, Bright lights big city est une formidable façon d'aborder l'œuvre de cette figure majeure de la littérature américaine contemporaine.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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