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David Toscana en chair et en os

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Une actualité de Fleur Aldebert
Publié le 17/08/2013

David Toscana et François-Michel Durazzo

 

Quel plaisir que d'assister à la conférence qui s'est tenue vendredi dernier dans les salons Albert Mollat ! Profitant du fait que son traducteur, François-Michel Durazzo (à droite sur la photo), soit bordelais, et de ce que - au cas où vous auriez réussi à rester ignorant sur la question jusqu'à cette heure - le Salon du livre de cette année soit consacré au Mexique, nous avons tenu à faire venir David Toscana (à gauche), l'auteur de El ultimo lector (Ed. Zulma), un superbe roman dont nous avions souligné la qualité en rayon et sur notre blog.

Animée par M. Durazzo, cette rencontre a été l'occasion pour l'auteur mexicain - un homme passionnant mais très accessible - de revenir sur plusieurs questions majeures. Ont ainsi été abordés la dimension policière de ce roman, son style d'écriture, ou encore le thème de l'amour. Mais ce que l'on retiendra surtout, c'est l'analyse qu'il dresse de la littérature latino-américaine actuelle, et surtout de sa perception par le lectorat. Il déplore en effet que, "en pleno siglo XXI, tenemos que ser escritores urbanos" (en plein XXIe siècle, on n'a pas d'autre choix que d'être un écrivain urbain). A la dictature de cette littérature qu'il qualifie de urbaine, toute entière consacrée à la gloire de cette Amérique latine de la civilisation et du modernisme croissant, il oppose une littérature del pueblo (littéralement, du village) centrée sur le rapport entre l'homme et la nature, qui d'après lui, n'avait aucune raison de s'arrêter avec la disparition des écrivains de la génération de Juan Rulfo. CQFD.

 

N.B. : Pour aller plus loin, vous noterez que deux recueils parus récemment, l'un aux Editions Métailié (Des nouvelles du Mexique), l'autre aux Editions Belin (Nouvelles du Mexique), contiennent chacun une nouvelle de David Toscana.

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