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Des premiers romans, III

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Une actualité de Rayon Littérature
Publié le 04/11/2014
Troisième partie de notre quête aux premiers romans qui cette fois-ci nous mènent au bout du monde...ou au coin de la rue... Equateurs1406_ZoraunConteCruel en face demarty Hugo Ehrhard L'Automne des incompris Le Dilettante Hugo Ehrhard s’intéresse aux avions par son métier qui lui permet d’en fréquenter de près. A 36 ans il se lance dans le vol au long cours avec ce premier roman. 24 décembre 1977. Il se présente comme ceci : « Venu au monde une poignée d’heures trop tôt, Hugo Ehrhard ne peut s’autoproclamer réincarnation de Charles Spencer Chaplin ; il se contente du statut de « plus merveilleux cadeau de Noël jamais reçu » spontanément décerné par sa mère, et approuvé avec enthousiasme par deux membres du corps médical avant tout impatients de rallier leurs réveillons respectifs. Aujourd’hui, Hugo Ehrhard vit entre les pots d’échappement du boulevard périphérique parisien et les vapeurs de kérosène du plus merveilleux aéroport jamais conçu, dans le climat d’émulation bienveillante qui caractérise si bien notre belle capitale. » Farce étrange se passant à l’autre bout du monde dans un lieu de chimère, le Vorukhstan, pays où on est accepté après un étrange examen que Franck Secondi, candidat à l’asile, tente la peur au ventre (car en cas d’échec au test de culture générale, on passe au poteau). Tout cela pour rejoindre sa Dulcinée, un comble pour quelqu’un qui se fait coller (au mur) à cause de Cervantès. Nous apprendrons comment il en est arrivé là par des détours qui constituent le matériau du livre. http://youtu.be/cIsBjCHB73s    Philippe Arseneault  Zora, un conte cruel   aux Equateurs C’est un des rares québécois de cette rentrée : il a 38 ans et après avoir parcouru l’Orient le voici journaliste en son pays. Déjà paru avec succès au Québec, ce roman parvient donc aux yeux du public français. Zora est la fille d'un tripier égorgeur de vierges qui bat sa fille, pauvre orpheline que son père humilie. A 16 ans, elle est demandée en mariage par Tuomas, un alchimiste de 84 ans. Grâce à cette union platonique elle se révèle et décide de rattraper le temps perdu et de vivre des aventures extraordinaires. un livre sur le mode de la fable. http://youtu.be/1oPrQD1zdyY Pierre Demarty  En face  chez  Flammarion Editeur, traducteur doué, il ne manquait à Pierre Demarty que la casquette de romancier pour compléter son costume d’homme du livre. Ce qu’il fait avec brio en nous offrant En face, un roman doux-amer bourré de références qui ne l’étouffent jamais. Jean Nochez en est plus le protagoniste que le héros tant il fait de sa vie le contraire d’un roman, son plus grand geste consistant à s’installer dans l’appartement en face du sien pour y mener une vie végétative sans que nul ne s’aperçoive qu’il vit à deux pas. Livre sur la vacuité et la littérature seule à même de raconter le vide, ce premier roman est déboussolant d’invention, de drôlerie et d’une invention stylistique qui le place loin devant ses concurrents du moment. Mais nous en reparlerons… https://www.youtube.com/watch?v=1lfDY75GWu0 Irina Teodorescu  La malédiction du bandit moustachu  chez Gaïa Roumaine d’origine qui naquit à Bucarest à la fin des années 70, Irina Teodorescu écrit en français. Elle dirige une agence de communication dans la capitale. Quelque part à l’est au début du XXe siècle, Gheorghe Marinescu se fait faire une beauté chez le barbier. Arrive un homme à longue moustache qui réclame la meilleure lame du commerçant. Gheorghe se lie avec le moustachu, en fait bandit de grand chemin, sorte de Mandrin local qui naïf lui révèle sa cache. Gheorge est trop tenté pour négliger une information qui fait à la fois sa fortune et sa malédiction sur plusieurs générations. C’est la dernière que nous allons suivre dans ce roman qui s’amuse avec les tragédies d’un siècle qui n’en manque pas à l’Est, bien à l’Est ou pas. http://youtu.be/Ihi8WZLUG_I Clotilde Coquet  Parle-moi du sous-sol   chez Fayard Une auteure qui connaît le métier de ces libraires qui l’accueillent aujourd’hui, à 37 ans, avec son premier texte. Elle travaille désormais au cœur de rédactions. Livre cruel, ce roman nous plonge dans la vraie vie des gens sans importance et pourtant bardés de diplômes, ceux qui imaginent comme l’héroïne qu’avec un Bac +7 on a des chances de ne pas rester caissière toute son existence malgré des collègues brillants cantonnés dans des tâches ingrates. Un roman où on encaisse beaucoup… https://www.youtube.com/watch?v=g0lapVD-f_g

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

Véronique M. (119)

Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !