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Dinaw Mengestu à Bordeaux

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Une actualité de Fleur Aldebert
Publié le 30/08/2013

Rares sont les écrivains dont on peut vraiment affirmer qu'ils ont une voix. Déjà, avec Les belles choses que porte le ciel, Dinaw Mengestu nous avait convaincu qu'il appartenait à cette catégorie d'auteurs dignes d'être remarqués. A l'époque (c'était en 2007), il avait d'ailleurs remporté le Prix du meilleur premier roman étranger. Paru à l'automne chez Albin Michel, son deuxième roman vient décidément confirmer une vocation.

Ce qu'on peut lire dans l'air retrace l'histoire de deux couples appartenant à deux générations différentes, partagés entre l’Éthiopie et les États-Unis. Né dans l'Illinois de parents éthiopiens, Jonas mène une vie new-yorkaise sans prétention. Sa femme, elle aussi d'origine africaine, supporte difficilement leur différence de statut social et son manque total d'ambition. Le lecteur suit en parallèle l'histoire de son père, Yosef, qui a quitté l’Éthiopie pour repartir à zéro sur le sol américain, avant d'être rejoint par sa jeune épouse.

Obnubilé par l'histoire de ses parents, surtout celle de son père, qu'il a finalement assez peu connu, Jonas n'a de cesse de reconstituer le passé. Mais on se rend compte au fur et à mesure qu'il prend un plaisir croissant à emmêler le fil de la réalité avec celui de la fiction. Avec son imagination débordante et sa passion pour les histoires, ce personnage se fait le porte-parole d'un plaidoyer visant à réhabiliter l'imagination et la fiction dans nos vies, avec en toile de fond cet éternel American dream qui attire inlassablement sans pour autant parvenir à tenir ses promesses...

Sachez enfin que Dinaw Mengestu sera à la librairie demain dès 18h pour nous parler plus en détail de ce roman (au 91, rue Vital-Carles).

F.A.

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