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Etrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage

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Une actualité de Karine G.
Publié le 25/03/2016

  Sous ce titre à rallonge intriguant se cache une énigme à l'anglaise des plus réjouissantes ! Ah, l'humour anglais, pince-sans-rire, drôle et corrosif ! Le nom du personnage principal est déjà en soi tout un poème : Ethelred Tressider. Comment est-il possible de s'appeler ainsi ? Ethelred lui-même se le demande dans une digression truculente : "Mes parents ne devaient pas m'aimer (...) Ils m'ont appelé Ethelred. Que mon père m'ait assuré avoir choisi ce nom d'après le roi Ethelred Ier (865-871) et non Ethelred le Malavisé (978-1016) était une bien maigre consolation pour un garçonnet de 7 ans".  Ethelred est devenu écrivain, il l'a toujours été, il a commencé à six ans en écrivant une histoire de pingouin et de hérisson, depuis, il s'est perfectionné au point de devenir un écrivain démultiplié, écrivant sous trois pseudonymes :  il est à la fois Peter Fielding, auteur d'une série policière mettant en scène le redoutable inspecteur Fairfax, J.R. Elliott, qui commet des polars historiques se déroulant sous le règne de Richard II, et change même de sexe en pondant des romans à l'eau de rose sous le nom d'Amanda Collins. Ces trois écrivains partagent tous trois un même agent littéraire : Mlle Elsie Thirkettle, petite dame replète aux tenues excentriques, accroc au chocolat (elle ne supporte pas d'en être en manque). Les présentations étant faites, passons à l'action !

Une mystérieuse Fiat rouge à faible kilométrage est retrouvée à côté de la plage de West Wittering, tout près du domicile de notre écrivain. La voiture a été louée par son ex-femme, Geraldine, laquelle a mystérieusement disparue. Dans la voiture, une lettre d'adieu, indiquant clairement des intentions de suicide... La police frappe à la porte d'Ethelred, qui se retrouve vite dans le rôle du suspect numéro 1, car pourquoi Geraldine, habitant Londres, aurait-elle fait toute cette route pour venir dans le West Sussex, qui ce n'est pour le voir, lui ? Le lecteur n'est pas au bout de ses surprises car le scénario imaginé par L.C. Tyler est malin, voire machiavélique, plein de rebondissements, de fausses pistes, de coups de théâtre, de dialogues savoureux, le tout émaillé de nombreux clins d'oeil aux classiques du polar made in England (Agatha Christie, P.D. James, Colin Dexter, Ruth Rendell, etc) - un régal d'humour, so british qui a enchanté votre libraire, qui s'est surpris par moments à rire de plaisir !

Karine

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?