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Flipo n'est pas flippant

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Une actualité de Karine G.
Publié le 18/03/2016
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Vous cherchez un petit polar léger et drôle à offrir à Noël ? Flipo, Georges de son prénom, devrait vous combler avec cette première enquête mettant en scène la commissaire Viviane Lancier : La commissaire n'aime point les vers, publiée aux Editions de la Table Ronde. La commissaire, et pas le commissaire, car Viviane Lancier ne s'en laisse pas compter, elle mène son équipe à la baguette, et tient à cette touche féminine. "Dans son équipe, la mixité c'était Viviane. Viviane et ses hommes. La gentille, la teigneuse, la bosseuse, c'était elle. Elle, la commissaire : Viviane tenait beaucoup à ce la, et se moquait des bons usages." Le commissariat navigue donc au gré des humeurs de sa commissaire, lesquelles tiennent souvent à ses tentatives de régimes divers et variés, qui lui réussissent plus ou moins mal. Elle houspille à tort et à travers son jeune lieutenant, Augustin Monot, nouveau venu dans l'équipe, un tendre naïf, littéraire, plein de bonne volonté et de zèle, qu'elle s'efforce de prendre en défaut - mais le bougre au sourire scout a de la ressource et arrive à la prendre de court (et la commissaire n'aime pas ça). Mais comme dit le proverbe : qui aime bien châtie bien... On l'aura compris, le charme de ce roman policier tient surtout à son humour et à ses personnages hauts en couleur. L'humeur de la commissaire en prend un coup avec l'enquête qui s'annonce : l'agression d'un vieux clochard - selon un témoin, un jeune a voulu lui arracher sa besace - la tête du vieil homme a heurté un réverbère, il décède peu après à l'hôpital des suites du traumatisme crânien. Comme le fait remarquer la commissaire, l'affaire est louche : "Vous iriez chasser la sacoche d'un clodo, en plein milieu d'un pont ? Plutôt que le sac à main d'une grande bourgeoise qui sort de chez Chanel, ou le portefeuille d'un touriste en terrasse aux Deux Magots ?"

 La besace ne contient rien de remarquable : quelques affaires de toilette, un recueil de poèmes de Victor Hugo, quelques euros,  une galette et une mystérieuse lettre adressée à... l'Académie Française ! La commissaire décide d'apporter elle-même l'enveloppe à cette légendaire institution des Lettres. Bien lui en prend, car dès lors les événements se précipitent : le pli contient un sonnet signé Baudelaire, un poème inédit qui, si la chose se confirmait, pourrait expliquer l'agression du clochard. Intervient alors toute une galerie de personnages : un graphologue, un collectionneur, et même... une voyante ! L'auteur s'amuse beaucoup à secouer ce panier de crabes, et le lecteur, qui n'est pas en reste, rit de bon coeur - à recommander sans modération aux neurasthéniques, pour le plaisir des zygomatiques !

 

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !