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Jar city - La Cité des jarres

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Une actualité de Karine G.
Publié le 15/03/2016

jar-city.jpgQuand les libraires du rayon polar vont au cinéma, que vont-ils voir ? (Quel suspense)... Des films policiers ! - Elémentaire, mon cher Watson, aurait dit Sherlock Holmes. Blague à part, ce week-end Karine et Véronique ont mis les pieds dans les salles obscures pour découvrir Jar City, un film islandais de Baltasar Kormakur, adapté du roman de Arnaldur Indridason traduit en français sous le titre La Cité des jarres (souvenez-vous, en mai dernier sur ce blog nous avions déjà évoqué cet auteur à l'occasion du Prix du Polar Européen). Dialogue entre libraires cinéphiles...

 

Véronique : - Qu'as-tu pensé de cette adaptation ?

 

Karine : - Je l'ai trouvée très fidèle au souvenir que j'en ai du roman, lu à sa sortie en 2005, d'autant plus qu'Indridason en est le co-scénariste !

- Je l'ai lu juste avant d'aller au cinéma et j'ai eu le sentiment que tout correspondait au livre, y compris la lumière crépusculaire, l'image sombre, reflet de la rudesse du climat et du pays. Une certaine mélancolie imprègne tant les paysages que les personnages, mais on n'en sort pas pour autant déprimé.

- J'ai aimé le grain de l'image, brut - j'ai trouvé que cela allait bien avec les rapports âpres qu'entretiennent les personnages entre eux, notamment Erlendur et sa fille (entre parenthèses, j'imaginais tout à fait Eva ainsi) - cela donne un film noir bien écrit et très prenant...

- On peut noter des différences de détails. Dans le film, on ne fait pas mention de l'intrigue secondaire concernant la jeune mariée qui disparaît lors de sa noce et sera retrouvée par Eva dans un squat. Par contre, une scène ne figure pas dans le livre : celle qui provoque le dégoût chez les spectateurs qui regardent Erlendur savourer une tête de mouton, plat typiquement islandais !

 

- Des scènes m'ont marquée, à l'image de moments forts : Erlendur entouré de bocaux de formol dans lesquels baignent des organes humains, l'exhumation du cadavre de la petite fille dans le cimetière...

 

- J'ai apprécié l'ambiguïté des personnages qui ne sont pas lisses mais ont des failles qui les rendent attachants : Erlendur peut se révéler impulsif mais il sait aussi se montrer affectueux envers Eva, notamment la dernière scène silencieuse et très émouvante entre eux...

 

- Tous ces ingrédients en font un polar bien rythmé qui donne envie de se plonger dans la suite des aventures du commissaire Erlendur Sveinsson, soit  La femme en vert qui est en projet d'adaptation par le même réalisateur !

 

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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