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Kennedy Airport

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Une actualité de David V.
Publié le 24/08/2013

Douglas Kennedy chez MollatSi la vie d'écrivain est faite de beaucoup de solitude et d'isolement comme il nous le confiait avant de partir, il lui arrive aussi de basculer dans une agitation qui en serait presque l'exact contraire : c'est ce qu'a illustré hier Douglas Kennedy, en visite éclair à la librairie, après un arrêt dans une librairie d'Angoulême, pour une très dense séance de dédicaces. Attendu par une longue file d'amateurs (surtout composée d'amatrices d'ailleurs, allez savoir pourquoi...), l'écrivain américain a été accueilli à sa descente du taxi par le Consul des U.S.A. (rappelons que le consulat de Bordeaux fut le premier au monde, ce qui n'est pas le moindre de ses prestiges) avant de rejoindre au petit trot le centre du magasin où, après un petit café serré, il déboucha son stylo et entreprit de jouer du poignet pour à la fois serrer les mains qui se présentaient et signer, de généreuses dédicaces, les livres qui se tendaient. La foule des admirateurs fut patiente qui s'étirait jusqu'au rayon scolaire, mais Douglas Kennedy tenait à prendre le temps de saluer ceux qui avaient fait l'effort de se déplacer, lançant une plaisanterie, se faisant épeler les prénoms et échangeant quelques phrases dans un français auquel son accent donne un charme certain. Un verre de Champagne attendait sagement au coin de la table mais on vit inexorablement les bulles s'en échapper sans que l'auteur très concentré sur sa tâche parvienne à y tremper ses lèvres. C'est qu'en parfait entertainer et professionnel, une qualité très anglo-saxonne qu'on souhaiterait chez tous les auteurs..., il savait ce que l'on attendait de lui et ne ralentit donc pas l'allure, l'augmentant même un peu quand face à notre inquiétude devant la file qui n'en finissait pas il passa la vitesse supérieure, s'excusant auprès de ses lecteurs mais tout sourire, et signant jusqu'à la dernière seconde avant de galoper vers un taxi qui a dû prendre quelques libertés avec les limitations de vitesse. Nous avons tenté de filmer son passage que vous verrez peut-être un jour prochain sur notre site où le multimédia va se faire de plus en plus présent, et certains se souviennent du libraire avec sa petite caméra en train de leur arracher une réponse à la question toute simple en apparence : pourquoi aimez-vous Douglas Kennedy ? Si la réponse ne va pas toujours de soi de façon impromptue, il nous a semblé que cette longue file, patiente et amicale, à elle seule en était une...

D.Kennedy cliché P.Taris Sud Ouest

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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