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L'Etat du Ciel

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Une actualité de Marie
Publié le 17/08/2013
http://www.mollat.com/cache/Couvertures/9782070142033.jpgL’Ange Raphaël s’ennuie. Il s’ennuie ferme. Il erre parmi les dieux déchus, dans un Olympe dévasté, tandis que Dieu reste recroquevillé dans un coin, nauséeux et boudeur. L’état du ciel n’est pas brillant, et les institutions angéliques battent de l’aile. Alors, il décide de se pencher un peu au Bord, par-dessous la couche de nuages. Son regard s’attarde sur une maison, au bord du lac de Nancey, où survivent plutôt que vivent deux individus déchirés. Tiens, ceux-là sont étranges, si je les gardais à l’œil ? Je pourrais même faire un dernier petit tour dans le monde des humains, oh, en mission non officielle, bien sûr. Histoire d’y mettre un peu de mieux. Raphaël s’assit donc confortablement dans un nuage, et observe. Il y a Nora, l’artiste déracinée, et son mari, Mathias, un gynécologue renommé. Il y a cette maison vide, cette absence de communication, ce silence insupportable de deux êtres qui n’arrivent plus à parler. Mathias ne vit que pour son travail et Nora, qui n’arrive plus à peindre, invente et sculpte des monstres pour lui tenir compagnie. On comprend que quelque chose s’est brisé, mais quoi exactement ? Ce fameux matin où l’Ange Raphaël se penche, Nora se réveille autour de ses monstres faits de bois, de cheveux, de membres de poupées cassées. Mathias, dans une des autres pièces, n’arrive pas à dormir. Il se lève et part faire une promenade en montagne, escalader des parois rocheuses, se sentir vivant. Tellement vivant qu’il ne réfléchit pas avant de commencer l’escalade, même s’il a le bras gauche engourdi. Ce jour-là, tout va changer, décide-t-il. C’est à ce moment précis que Raphaël, en bon ange qu’il est, va tenter un miracle. Oh, un petit, un modeste, mais un miracle tout de même. Et peut-être trouvera-t-il même une échelle pour descendre leur faire une petite visite… Avec L’Etat du Ciel, Pierre Péju illumine la rentrée littéraire ! Nous avions besoin de beauté, nous avions besoin d’espoir, voici une occasion divine de refermer un livre pour repartir du bon pied ! Une poésie angélique pour une histoire singulière, à découvrir chez Gallimard à partir du 29 août.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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