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L'été FUT chaud

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Une actualité de Olivier
Publié le 09/05/2013

 

 

thermo.jpgLa chaleur s'était abattue sur nous, immobilisant la ville et réveillant chez certains libraires des instincts que seul l'été excuse. Et puis la pluie est revenue, calmant les uns, faisant soupirer les autres. Voici le témoignage de ces chaleurs qui ne sont déjà plus qu'un souvenir... Plongeons-nous donc dans notre Enfer à nous, si possible à l'ombre et à l'abri ! Accompagnons nos moites siestes (éventuellement crapuleuses, tout n'est pas que littérature, bref...) par un livre érotique, et... Dilemme : que choisir ? Relire un classique pour plonger avec Apollinaire ou Sade dans les turpitudes de leur époque ? Reprendre Martial et ses grivois épigrammes ? S'adonner une après-midi entière à la délicieuse O. et à ses histoires ? Ou faire le choix moderne d'Esparbec, pornographe déclaré, encensé par Wolinski, auteur d'une pléiade de titres dans des collections de gare, entré en littérature par la petite porte... Mais quelle porte : du (faussement ?) autobiographique Le pornographe et ses modèles jusqu'à La Jument, en passant par La Pharmacienne - déjà un classique du XXIe siècle ? - ou du très bien nommé Le Goût du Péché, qui nous détaille les fantasmes hôteliers dans les grandes largeurs... Qu'on ne se trompe pas, le talent d'Esparbec est gaulois, et sa grande qualité reste qu'il se refuse à inclure les métaphores habituelles du roman érotique, ce qui donne un résultat certes cru, mais néanmoins troublant... Pour vous donner une idée du ton, on lit Esparbec comme on regarde un film de John Waters (A Dirty shame, dernier long métrage en date, semble particulièrement adapté à cette thématique) ; oscillant entre humour potache, auto dérision et voyeurisme, le tout souligné par un style outrancier en diable, Esparbec se déguste savoureusement et (un peu) en cachette...

P.S. : tous ces titres d'Esparbec sont publiés aux éditions de la Musardine.

P.P.S. : afin de satisfaire les amateurs de littérature moins directe, nous nous pencherons bientôt sur la collection érotique de Babel, où l'on trouve le vénérable Voltaire et autres Mirabeau ou Boyer d'Argens."

Bibliographie