Chargement...
Chargement...

L'hommage à Chris Marker

16368_l-hommage-a-chris-marker
Une actualité de Marilyn
Publié le 28/05/2016
vossenNotre paysage éditorial actuel nous offre la possibilité de lire sur tous les sujets, de rencontrer toutes les personnes illustres, d’aborder tous les genres. Derrière tous ces ouvrages, ces pages, ces mots se trouvent des auteurs qui osent écrire ce qui n’a pas encore été proposé, ce qui nous manque peut-être ou tout simplement ce dont ils ont besoin. Reste au lecteur le choix d’ouvrir ces livres ou non. Ici, vous appartient de découvrir Chris Marker (ou plutôt un Chris Marker).

"[…] il échappait à quiconque voulait l’enfermer dans une définition."

Tout le monde connaît Chris Marker pour ses films – La jetée, Le Joli Mai, Le fond de l’air est rouge et bien d’autres – mais l’on en sait moins sur l’homme. Né Christian Bouche-Villeneuve, il fut un brillant cinéaste – ou comme il aimait lui même se décrire, un bricoleur du cinéma – qui dans sa jeunesse fut également le secrétaire d’Antonin Artaud – ce qui conféra son caractère pointilleux sur l’orthographe – et un sujet d’inspiration pour beaucoup. Chris Marker - un nom qui sonne comme un stylo feutre - est un pseudonyme mystérieux expliqué de mille façons à mille personnes différentes.C'était comme ça, on ne pouvait pas le mettre dans une case. Ceux qui ont tenté de le faire était certainement ceux qui le connaissaient le moins.

"Oser dévoiler un peu ce qu’au fond il aurait aimé qu’on sache."

Devenue avec un naturel surprenant son enfant d'adoption, Maroussia Vossen nous raconte comment il l'a encouragée toutes ces années, leurs rencontres, ses attentions. Est-ce une biographie, un essai, un roman ? Rien de tout cela. Raconter une personne aussi insaisissable en respectant la chronologie est impossible. Son écriture est donc sans fil conducteur ni logique. Un peu au hasard de ses pensées, elle nous livre ses souvenirs avec poésie. Les phrases sont courtes, l'ouvrage succin, mais l'on sent cette peur d'oublier un élément capable de décrire qui était réellement Chris Marker, sa mort intervenant au milieu de l'ouvrage et sa jeunesse à la fin. Au final, en saura-t-on davantage sur le cinéaste ? Nous apprendrons ici et là quelques détails qui nous permettrons d'entrapercevoir l'homme, mais nous découvrirons surtout quelle relation l'auteur et lui ont entretenu toutes ces années. Ce livre n'est rien de moins que l'hommage d'une fille pour son père.
D'autres articles sur la relation père/fille : La ballade d'Ali Baba de Catherine Mavrikakis : http://urlz.fr/3Cy2 Léa de Pascal Mercier : http://urlz.fr/3Cy0 Une fille de Juliette Kahane : http://urlz.fr/3Cy4    

Bibliographie

Abonnement

Derniers articles du blog "Ces mots-là, c'est Mollat" envoyés chaque semaine par mail

Contributeurs

Marilyn (125)

Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

Emilie (121)

"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

Véronique M. (119)

Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !