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La brillante folie de Kivirähk

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Une actualité de Marilyn
Publié le 31/10/2014
kivirahk Ceux qui ont lu L'homme qui savait la langue des serpents attendaient avec impatience la nouvelle traduction d'Andrus Kivirähk tandis que les autres auront le privilège de pénétrer pour la première fois dans un univers curieux et brillant. Une petite mise en garde cependant : avant d'entamer votre lecture, il est important de lire la note de l'éditeur au risque de vous perdre dans les méandres de l'esprit de l'auteur. Si l'histoire nous dit que l'Estonie est l'une des dernières régions à avoir été évangélisées, l'écrivain s'en moque éperdument en faisant évoluer des personnages qui n'hésitent pas à s'allier - avec un plaisir inconsidéré - avec toutes sortes de créatures démoniaques. La métaphore peut ne pas plaire et raconter l'histoire telle qu'elle est ne ferait que détourner les yeux d'un lecteur ne voyant là qu'une simple fable ou de la fantasy. Erreur ! serions-nous obligés de nous écrier car tourner le dos à cette oeuvre reviendrait à rompre définitivement avec notre sens comique. Dans Les groseilles de novembre, nous nous immergeons dans la vie d'une petit village estonien. Durant trente jours, nous ferons la connaissance d'habitants cupides, malveillants et souvent imbéciles, mais aussi au cœur tendre de jeune premier. Leur pauvreté est compensée par le vol de nourriture et de fournitures appartenant à leur maître (mais après tout, ce qui se trouve en Estonie appartient aux Estoniens) ainsi que par des serviteurs au nom mystérieux de kratts (nous vous laissons le plaisir de découvrir leur particularité) que les villageois peuvent se procurer contre trois gouttes de leur sang, signant ainsi un terrible contrat avec le vieux-païens. Heureusement, la bêtise des habitants est compensée par une telle ingéniosité qu'ils passeraient pour un peuple de roublards (pour notre plus grand plaisir). Ceci n'est bien entendu qu'un petit aperçu de ce que l'on peut trouver dans ce livre que l'on lit sans pouvoir le raconter par la suite. C'est un ovni littéraire, de ceux que les éditions Le Tripode chérissent, un ouvrage avec lequel on passe un excellent moment sans jamais perdre son temps. Venez donc vite découvrir cet ouvrage considéré comme le meilleur d'Andrus Kivirähk (et c'est peu dire).

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Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !