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La Maison de l'Arbre joueur

Une actualité de Marie
Publié le 05/04/2013
http://www.cultura.com/ressources/products/1/5/1/1/9/7/1420761.jpgSouvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, quand vous étiez encore un jeune lecteur innocent, absorbé par les grands classiques de fantasy, du jour où le libraire vous a tendu un livre doré intitulé Le Silence du Rossignol. Vous lui avez fait confiance –et vous avez eu raison : impossible de s’arrêter, vous étiez déjà allé trop loin pour reculer. Ainsi commença le succès phénoménal de la série du Clan des Otori, récit médiéval dans un Japon imaginaire, plein d’intrigues et manœuvres politiques, d’amour passionnel, de trahison et de déchirements. Toutes les générations y ont succombé, combien de fois a-t-on cherché son précieux livre dans toute la maison avant de le retrouver dans les mains de sa mère/de son père/de sa grande tante. A tous ces gens-là, j’ai enfin le plaisir d’annoncer que Lian Hearn vient de frapper à nouveau. Plus d’imaginaire maintenant, nous sommes en 1857, le Japon sommeille encore sous le joug du shôgunat Tokugawa. Les navires occidentaux arrivent en masse, le pays devra bientôt ouvrir ses portes. Devant l’inertie du gouvernement, une rumeur sourde commence à prendre de l’ampleur. Un vent de protestation se lève, et la province du Chôshû n’est pas épargnée. C’est là que vit Tsuru, fille de médecin, qui rêve de s’affranchir de sa condition de femme et de pouvoir exercer la médecine. Son destin la mènera à la rencontre des hommes de ce temps, en pleine fièvre intellectuelle, découvrant clandestinement l’Occident, ses coutumes, ses armes. Il faut bien connaître son ennemi pour pouvoir bien le combattre. Les hommes qui l’entourent ne parlent que de loyauté à l’empereur, le Sonnôjôi : « Vénérez l’empereur, expulsez les étrangers ». Une histoire de femme, avant tout, au milieu d’un monde d’hommes, d’intrigues politiques, alliances, trahisons, amitié et passion. Découvrez le rôle du Chôshû dans la restauration Meiji à travers les yeux d’O-Tsuru, où la folie de l’époque se ressent dans chaque aspect de la vie. Dans La maison de l’Arbre joueur, paru chez Gallimard, Lian Hearn nous raconte encore une histoire fabuleuse très documentée sur cette période particulière qui marquera l’ouverture du Japon et la nouvelle ère Meiji, « ère du gouvernement éclairé », pleine d’espoir et de rêves. Un récit intense qui plaira à tous les passionnés, sous fond d’indépendance et d’émancipation.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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