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Le concerto d'une vie

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Une actualité de Marie-Aurélie
Publié le 19/03/2016

k622-bis.jpgEt si un concerto, un soir, à la radio, pouvait changer votre vie ? De la première fois où il entend la mélodie, jusqu'au grand soir, à l'opéra, il se passe bien des bouleversements dans la vie de notre narrateur.

Il mène une petite vie tranquille, sans encombre, se satisfait de peu et se laisse porter par le doux fil des jours. Pourtant une nuit, alors qu'il somnole, la musique qui sort du poste de radio s'empare de lui et le bouleverse profondément. Fort de ces émotions il se lance alors dans une quête effrénée à la recherche de l'enregistrement, entendu la veille, du concerto pour clarinette en A majeur K 622 de Mozart. Il téléphone à la radio, écume les disquaires les plus anonymes, parcourt la ville en état d'alerte ... La tension est grande ! Jusqu'au jour béni où il apprend que le concerto - son concerto - sera joué prochainement à l'opéra. En émoi, il se prépare alors à accueillir tout l'art de Mozart avec le plus grand faste. Le jour du concerto se rapproche et lui ne sait où donner de la tête. Partagé entre stress et excitation notre homme se prend à entrer dans des magasins chics et faire de folles dépenses. Arrive le jour de la représentation, après de nombreuses péripéties pour trouver une place, il peut enfin caresser le doux velours des sièges de l'opéra. Malheureusement pour lui le fabuleux Mozart sera suivi de Mahler,  il n'aime pas Mahler. Il se laisse envahir par la musique du maître et quitte l'opéra avec sa voisine de siège - aveugle -  avant que Mahler ne vienne tout gâcher. Ensemble, ils partagent une dernière écoute, qui promet d'être majestueuse !

L'enthousiasme et l'excitation du narrateur nous entraînent dans un rythme bouillonnant.  On suit ses moindres pensées, et Dieu sait si elles sont nombreuses, farfelues et alambiquées ! Prenez une grande respiration, car ce roman se lit d'une traite, sans interruption. Les digressions frénétiques et les angoisses maladives du narrateur se font sentir à toutes les lignes.

Entre réflexion sur la puissance et la durée des sensations et émotions provoquées par une oeuvre musicale et portrait d'un homme fou d'excitation, Christian Gailly nous livre un roman follement juste.

K.622 en Minuit Double

Alice

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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