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Le maître du Jugement dernier : renaissance d'un chef-d'oeuvre

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Une actualité de Anaïs
Publié le 26/03/2016
-poche-l-572106Nous devons aux frétillantes et élégantes éditions Zulma la réedition d'une petite perle de l'auteur de Le cavalier suédois ou encore du  marquis de Bolibar : Le Maître du Jugement dernier. Leo Perutz, dont nous vous présentons ici le cinquième roman, est né à Prague en 1882, et commença une carrière dans les assurances qui n'est utile de mentionner que parce qu'elle apporte la délicieuse anecdote suivante : il fut, pendant quelques mois, le collègue d'un certain Franz Kafka. Perutz fera la guerre de 14 ; on raconte qu'après avoir été blessé, il fut, à sa demande, opéré sans anesthésie et jeta les deux côtes qu'on lui avait enlevé à un chien, qui n'y toucha pas. Le maître du Jugement dernier saura séduire les amateurs de frissons à la Edgar Allan Poe et provoquera des "nœuds au cerveau" aux lecteurs du Motif dans le tapis d'Henry James. A Vienne, au début du siècle dernier, un petit groupe d'esthètes se réunit afin d'écouter un récital. Les conversations vont bon train, et l'on raconte une terrifiante histoire : un ami des convives, officier de marine, se voit forcé de rentrer de mission afin d'enquêter sur le suicide de son frère, étudiant aux Beaux Arts. Son plan est simple : s'habiller comme son frère, habiter chez lui, prendre toutes ses habitudes et ainsi découvrir la vérité sur cette disparition suspecte -il ne croit pas, en effet, au suicide de son cadet. Au bout de deux mois, l'attitude de l'officier change brusquement : il arrive très en retard chez lui, à la grande surprise de sa logeuse, et lui demande sèchement de lui faire porter un peu plus tard un repas froid car il ira ensuite à l'opéra. Quinze minutes plus tard, la cuisinière lui fait porter un café : la porte est fermée à clef, et l'on entend l'officier faire les cents pas dans la chambre. Quand elle revient pour récupérer la vaisselle, le café n'a pas bougé, mais elle entend hurler dans une langue qui lui est inconnue : elle tente d'ouvrir, en vain, la porte quand la logeuse accourt, fait céder les gonds et les deux femmes découvrent une chambre vide, les fenêtres ouvertes et l'on entend un grand vacarme dans la rue. Une cigarette fume encore dans le cendrier. Une minute plus tôt, le lieutenant était encore en vie. Cette histoire trouble la petite assemblée et chacun tente de résoudre le mystère de cette tragédie. Lorsque soudainement, un coup de feu explose dans la maison : on court, dans le noir afin de trouver l'origine de cet éclat. Les invités découvrent alors le célèbre acteur Eugen Bischoff agonisant sur le sol, une pistolet à la main. Suicide ou meurtre maquillé ? Une enquête menée tambour battant commence alors et il vous faudra décoder la petite histoire pour devancer nos personnages dans leurs découvertes ! Un suspens électrisant court sur les pages tant la solution nous paraît impossible : ce récit va-t-il devenir une histoire fantastique ? Baigné dans l'atmosphère délicieuse d'une société révolue, Le Maître du Jugement dernier utilise les ressorts du roman noir afin de découvrir ce que cache l'âme humaine. Une fin à méditer! En librairie le 6 novembre!  

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?