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Le vase où meurt cette verveine de Frédérique Martin

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Une actualité de Marilyn A.
Publié le 12/04/2013
"C'est merveilleux la vieillesse... dommage que ça finisse si mal"

François Mauriac

Il aurait pu en être autrement si Joseph et Zika n'avaient pas été obligés d'abandonner leur maison et leurs habitudes. Cinquante-six ans de mariage et amoureux comme au premier jour, les voilà contraints de se séparer parce qu'il n'y a de la place que pour une seule personne chez leur fille Isabelle et qu'il n'y a pas d'hôpital à proximité de la maison de Gauthier, leur fils. Puisqu'ils n'ont pas le choix, inutile de tergiverser et l'état de santé de la vieille femme s'améliora bien vite pour qu'ils puissent se retrouver... du moins, l'espèrent-ils. Commence une relation à distance rythmée par des lettres que les époux s'envoient régulièrement pour garder l'illusion de toujours être ensemble. Cette correspondance nous ouvre une fenêtre sur leurs souvenirs, leur quotidien et aussi sur la vie de leurs enfants qui apparaissent parfois comme des étrangers. Ils pensaient que Gauthier était heureux en ménage, mais quand le vin coule et qu'elle perd toute inhibition, sa femme n'hésite pas à faire des sous-entendus qui mettent mal à l'aise le pauvre Joseph. Ils ne comprenaient pas pourquoi Isabelle ne prenait pas plus soin d'elle, mais Zika déchantera vite en entendant tous les reproches de sa fille sur son enfance qu'elles n'ont décidément pas vécue de la même manière. Au bout du compte, le seul réconfort qu'ils ont est porté par le facteur, mais ce n'est pas toujours suffisant. Avec Le vase où meurt cette verveine, Frédérique Martin signe un beau roman épistolaire aux éditions Belfond sur l'amour qui perdure avec les années, les troubles de l'enfance ainsi que ce qu'on est capable de s'infliger à soi et aux autres.

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?