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Les nominés étaient....

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Une actualité de Emilie
Publié le 09/05/2013

alfred_nobel_rgb_72dpi.jpgDepuis jeudi, on ne compte plus les lecteurs avides de découvrir -ou de redécouvrir- l'oeuvre du tout dernier prix Nobel de littérature, Jean-Marie Gustave Le Clézio. Eh oui, la surexposition médiatique a parfois du bon!

Inutile donc de vous rebattre les oreilles de l'immense talent de l'auteur de La Ronde et L'Extase matérielle. Nous aimerions plutôt vous parler de ceux qui, jusqu'à jeudi dernier, avaient encore une chance de remporter ce fameux prix, ces auteurs aujourd'hui "recalés" du Prix Nobel et dont le génie n'est évidemment pas à démentir.

Citons pêle-mêle...

Joyce Carol Oates, auteure américaine pour le moins prolifique qui signe avec son dernier opus, La Fille du fossoyeur, un véritable chef-d'oeuvre, son souci est qu'elle est américaine et que le président du Jury Nobel s'en est pris avec dureté à cette littérature jugée insulaire et repliée...

Haruki Murakami, que certains d'entre vous connaissent pour son Kafka sur le rivage. Un écrivain japonais au style limpide et terriblement poétique, et dont les histoires oscillent sans cesse entre réel et imaginaire : le dernier prix Nobel Japonais était Kenzaburo Oe, un auteur difficile concerné par l'idée de destruction des civilisations.

Philip Roth, américain lui aussi donc "recalable", dont les textes souvent intimistes et sans pitié ont tous à leur manière une dimension universelle -pensons à son dernier ouvrage, Un Homme, ou encore à La Tache.

L'Israëlien Amos Oz, auteur entre autres d'Une histoire d'amour et de ténèbres, un roman autobiographique où l'intime se conjugue avec l'Histoire : la puissance de son écriture en fait un candidat très sérieux pour l'avenir. Le dernier Prix Nobel Israëlien fut Samuel Joseph Agnon, l'un des lauréats malheureusement les moins connus.

Le Français Simon Leys : auteur inclassable, écrivain hors norme et aussi sinologue, pratiquant peu le genre romanesque, un des esprit les plus lucides de son temps, qui n'a de cesse de se méfier des idéologies, ce qui n'est pas pour déplaire aux scandinaves, grands pourfendeurs de totalitarisme. Chez les Français circule aussi depuis des lustres le nom d'Yves Bonnefoy, grand poète qui peut donc dire adieu à ses derniers espoirs.

Claudio Magris, écrivain italien originaire de Trieste, dont l'oeuvre dense et ambitieuse aborde une réflexion sur l'espace, le territoire, la frontière et la liberté - à lire sans retard pour se façon d'interroger l'Histoire : Microcosmes, Danube, Trois Orients...

En espérant que ces quelques phrases vous donneront envie de lire, et de découvrir encore et encore...

 

Et pour tous ceux qui aiment lire "à contre courant", sachez que l'équipe poche a installé une vitrine consacrée aux "Goncourt oubliés"; l'occasion de découvrir, à l'heure des prix littéraires et du battage médiatique, des auteurs dont on ne parle presque plus et qui sont pourtant non moins talentueux.

 

 

 

 

 

 

 

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"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

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