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Les oiseaux de paradis de Lise Benincà

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Une actualité de Marilyn A.
Publié le 19/03/2016

Samuel est parti en voyage d'affaire pour quelques jours. Jusqu'ici rien d'extraordinaire car son métier exige de fréquents déplacements. Y étant habitué, la narratrice ne s'inquiète de rien. C'est donc dans un mélange de surprise et d'horreur qu'elle apprend qu'il ne reviendra jamais à la maison... Comment comprendre cette catastrophe ? Son métier est de traduire des textes médicaux, pourtant elle ne sait toujours pas pourquoi un cœur arrête subitement de battre, tout comme elle serait incapable d'expliquer le phénomène de la vie ou même des larmes. C'est au cours de cette mésaventure que la narratrice remarque également la bêtise des phrases toutes faites :  trouver la mort, disparaître dans un accident, perdre un proche... Autant dire des expressions incohérentes créées pour ne pas avoir à dire les choses telles qu'elles sont. Beaucoup d'auteurs se sont risqués à mettre en scène un personnage confronté à la mort d'un proche, mais rare sont ceux dont le talent égale celui de Lise Benincà. Là où certains seraient tenter d'insister sur des sentiments trop déprimants pour être vrais, l'auteure préfère parler d'une sensation de vide intérieur inexplicable, certainement parce qu'il est impossible de mettre des mots sur ce qui n'existe plus... Pour ce deuxième roman à paraître le 25 août et publié aux éditions Joëlle Losfeld, Lise Benincà nous prouve son talent avec l'histoire de cette jeune femme qui appréciera de nouveau la vie avec Les oiseaux de paradis...

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Marilyn (124)

Libraire, lectrice, mais pas liseuse. @MarilynAnquetil

Emilie (119)

"Jeune fille", lectrice de "Roman(s) russe(s)" ou de "Chef (s) -d'oeuvre inconnu(s)", j'aime "Mes amis", "Courir", "Penser/classer" et je lis en toute "Saisons". Au "Square", "Des journées entières dans les arbres", sur "La Côte sauvage", "Le Livre" est "Auprès de moi toujours". Des oeuvres d'Anne Wiazemsky, Emmanuel Carrère, Honoré de Balzac, Emmanuel Bove, Jean Echenoz, Georges Perec, Maurice Pons, Marguerite Duras, Jean-René Huguenin, René Belletto et Kazuo Ishiguro se cachent dans ce petit texte, saurez vous les retrouver ?

Véronique M. (119)

Une libraire qui aime les chats (surtout le sien !), vénère Proust, et est capable dans un grand éclectisme de se régaler avec un essai critique pointu, un recueil de poésie ou un bon polar !